mercredi 13 août 2008

DEHORS LE DICTATEUR!

Je déteste foncièrement la politique, qui semble n'attirer que des esprits vils, des fumistes, de fieffés coquins et, bien sûr, des crosseurs.

Ceux qui souhaitent revaloriser le rôle des élus se trompent de combat. À mon sens, il vaut mieux valoriser le rôle des citoyens et du pouvoir populaire en action, bref de la démocratie. Les élus, d'une certaine manière, sont souvent des freins à la démocratie. C'est rendu que je crois plus aux tribunaux, pour défendre la démocratie, que je ne croie aux représentants du peuple.

Non mais, regardez-les faire...

Surtout dans un trou comme Trois-Rivières, ma ville natale, où je m'acharne à demeurer juste pour confondre les crosseurs.

Regardez-les faire...

Ils n'ont jamais été élus selon les règles. Aux dernières élections municipales, le vote électronique c'était de la grosse crisse de marde, une patente improvisée à la hâte par quelques débrouillards 50 amateurs de Mario Bros'. Le DGE a affirmé que c'était un fiasco. Je l'ai dit et répété: en France ou aux États-Unis toute la ville serait dans la rue pour demander un nouveau vote. Ici, je ne sais pas s'ils mettent des valiums dans l'eau, mais toute la ville semble endormie.

Je sens cependant un certain réveil depuis la victoire des signataires du registre. C'est comme si le monde se dégourdissait. Je me promène sur la rue et j'entends le petit peuple en lâcher des pas pires comme: «C'est un hostie de dictateur! On va le crisser dehors d'la mairie tabarnak! Pis les conseillers! À gauche comme à droite: ça dort au gaz en sacrement

Je vous laisse sur cette belle lettre.

Et sur celle-ci.

J'ai fait mon devoir civique.

Mon petit doigt me dit que ça va brasser à l'hôtel de ville de Trois-Rivières, lundi le 18 août, vers 19h00... Le mépris ne fait qu'un temps. Comme dirait Bob Dylan, Times They Are a Changin'...

Un petit conseil aux opposants du maire: faites connaître votre point de vue aux Anglos du continent: un petit courriel peut faire la différence. Les Anglos sont plus sensibles en matière de démocratie. Et aussi pour les piétons: ils les respectent. En Colombie-Britannique, cela ferait longtemps que le maire aurait été destitué...