samedi 15 mars 2008

DU CUL, DU CUL, DU CUL...

Foglia parle de cul ce matin. De tout ce que j'ai lu depuis mon réveil, c'est tout ce qui m'a allumé. Les guerres, les massacres et autres hécatombes sont passés sous mes yeux comme si ce n'était que des douleurs chroniques avec lesquelles il faut apprendre à vivre.
Parler toujours de son arthrite, cela finit par lasser son entourage. C'est pareil pour les guerres. Plus on en parle et moins les gens veulent en entendre parler. C'est comme ça. Que voulez-vous que j'y fasse? Rien ou bien lire Foglia en souhaitant qu'il n'écrive pas encore sur le cyclisme. Chaque fois qu'il parle de vélos, je décroche. Heureusement qu'il parle de cul ce matin. Cela me donne l'impulsion pour écrire quelque chose sur mon blogue. Parlons donc de cul puisque Foglia a trouvé le thème de la journée.


LE CUL, LE CUL, LE CUL...

Le cul, le cul, le cul... On en parle mal et trop souvent. À la télé comme sur l'Internet il ne se passe pas un jour où l'on ne soit pas en train de vendre des pilules pour bander. Quelle tristesse, la queue transformée en publicité de Maxwell House: bon jusqu'à la dernière goutte. Et voilà des légions de vieillards qui s'élancent sur les pilules de la rigidité pour conférer un semblant de vie à leur membre mou et flasque, serré par un cock ring, jusqu'à ce que la prostate éclate d'un cancer bien mûr. La bandaison avant tout Pépé. Tire-toi la pipe jusqu'à ce qu'elle s'arrache de ton ventre. Jouis de la vie à en pleurer de tristesse devant un petit pot de pilules à dégraisser le salami.

Le cul, le cul, le cul... Même pour Mémé, à Cuba, à se faire ramoner par de pauvres bougres qui n'ont trouvé que ce moyen pour gagner leur vie: baiser de vieilles poules riches et édentées. Mémé aussi doit prendre son lot de pilules du bonheur pour que ce soit bon jusqu'à la dernière goutte. Elle danse et virevolte sur la plage en se croyant la reine de l'île alors qu'elle ne demeure qu'une vieille dinde pas de tête bien bourrée de jus et de farce.

Le cul, le cul, le cul... Des tas de sexologues attendent les couples en panne pour leur proposer l'échangisme, le sado-masochisme ou l'orgie massive bien gluante.

«Votre problème, madame, c'est que vous ne vous rentrez pas de dildo dans le cul. Et vous, monsieur, si vous vous laissiez enchaîner la bite, vous ne vous en porteriez que mieux.»

Quels conseils sages et avisés l'on peut recevoir de nos jours... Toute cette science, forcément, cela finit par impressionner.

LE SEXE, C'EST FAIT POUR RÊVER

Je ne suis pas pudibond. Je suis juste en faveur de la beauté, de l'amour et du rêve. Je n'élabore pas de théories ni de scénarios sur mes changements d'huile.

Je partage en quelque sorte le point de vue du surréaliste Sarane Alexandrian. Dans Les Libérateurs de l'amour, un essai paru aux éditions du Seuil, Alexandrian se démarque du sadisme en affirmant que la sexualité est faite pour rêver et non pas pour faire des cauchemars.

Le fouet, le dildo et la pilule pour gorger de sang une bite molle sont en soi des outils de cauchemar.

Rien ne favorise mieux le rêve que l'amour.

Rien ne rend la sexualité plus authentique que l'amour. Je me fous de ce qu'en pensent les sexologues. Qu'ils aillent se faire fouetter dans quelque bouge puant de déjections humaines.

Sans amour, la sexualité n'est que du cul. Et du cul, au fond, cela finit par blaser n'importe quel être humain qui n'en fait pas une obsession. Pour ceux qui sont obsédés par le cul, il reste plein de jouets en plastiques et de produits chimiques à s'enfoncer dans le ventre pour se faire exploser les organes génitaux, pour que ça jouisse jusqu'à ce que le sang gicle.

ANECDOTE DE CUL

J'ai été intervenant social auprès de jeunes chômeurs, dont certains mendiaient sur la rue pour s'acheter des sous-marins de dépanneur pas frais avec une boisson gazeuse. À tous les jours, des clients d'une boutique de sexe venaient stationner leur voiture de luxe devant le local que j'occupais avec ces jeunes paumés. Nous vendions un journal de rue pour leur permettre de quitter la mendicité et envisager un retour à une vie moins précaire. Les propriétaires de Jaguar, de Ferrari et de Lamborghini se stationnaient devant des pauvres qui avaient faim pour aller s'acheter des tas de trucs à se rentrer dans le cul. Ils n'ont jamais laissé un sou noir à la fille ou au gars qui leur tendait la main pour recevoir une obole. Peut-être que mes mendiants s'y prenaient mal. S'ils leur avaient proposé des services sexuels, sûr que ces vieux cochons auraient gratté le fond de leurs tiroirs pour trouver de quoi se faire vider les bourses une fois de plus, jusqu'à la dernière goutte.

Du cul, du cul, du cul... Comme si le secret était dans la sauce.

Et l'amour bordel?

Post scriptum:

Sarane Alexandrian est présentement directeur d'une revue inclassable intitulée Supérieur Inconnu. Il faudra bien que quelqu'un pirate les textes pour qu'ils soient disponibles sur le ouèbe.

Je suis féru de telles curiosités littéraires.

Parlant de curiosités littéraires, avez-vous lu Les farfadets ou Tous les démons ne sont pas de l'autre monde ? L'auteur, Alexis Vincent Charles Berbiguier de Terre-Neuve du Thym (quel nom!), est un fou du XIXe siècle qui a publié sous ce titre une autobiographie de 274 chapitres à propos de ses rencontres régulières avec les farfadets, l'enfer de sa vie.

Quelle lecture! Si vous croyez aux farfadets, vous feriez mieux de ne jamais tomber sur ce livre... Pour les autres, afin de vous tenir en haleine, je vous laisse sur cet extrait du livre en question. C'est la préface. Et c'est complètement givré.

5 commentaires:

Stéphane Deslauriers a dit...

L’amour versus le cul

À L’aube de la quarantaine, suite à mon divorce, j’ai éprouvé ce besoin urgent, voir hormonal de vivre à plein régime. J’ai donc tâté par le biais du WEB, le monde du libertinage. Inutile ici de dénombrer les folles chevauchées nocturnes, il sera tout simplement question d’un total affolant. Après un an ou deux, je devins blasé par le sexe à un point tel que plus rien ne m’intéressait. J’avais bombardé mon cerveau d’images, de fantasmes assouvis et de souvenirs qui finalement, me déprimaient.

Dans ce monde de l’instantané et du jetable, qui cadre parfaitement avec la société actuelle, j’ai perdu ce qui m’était le plus cher soit le processus de conquête. Tout se passait trop vite, on me demandait dans la seconde, la longueur de mon outil, ma quantité de poils, pour ne citer que ces deux éléments insignifiants. Cependant, j’entretenais de brûlantes correspondances avec de pures étrangères qui me procuraient un immense plaisir. Je me suis rendu compte que j’étais un romantique fini. Entreprendre, dès le matin, les faits et gestes qui mettront une femme au lit le soir, voilà ce à quoi je carbure depuis toujours.

Cette femme, qui n’est certainement pas la première mais que je désire être la dernière, je la sens désirable et belle à mes yeux. J’avance sans peur, je baisse ma garde. Je ne méprise pas ces gens qui se foutent un tas de bébelles dans le cul, qui perdent leurs temps devant l’ordinateur et qui, pour éviter une séparations, consomment des aventures à 3, à 4 ou à 42 000, je les plaints tout simplement.

Gaétan Bouchard a dit...

Merci pour ton témoignage Stéphane. Tu ne te caches même pas derrière un pseudonyme, ce qui mérite un bon point.

L'amour nous renouvelle, même en matière de cul.

C'est ce que j'en pense. Ou ce que je veux en penser pour vieillir en beauté, avec toujours moins de cynisme et toujours plus d'altruisme.

monde indien a dit...

je découvre ton blog - chouette , plein de bonnnes lectures à venir - j ' aime bien tes peintures aussi - Et vive la beauté et l ' amour - alors ne disons pas le cul , mais les sexe - disons comme les sexes sont beaux ! d ' ailleurs on ne dit pas assez que les fleurs sont le sexe des plantes - LovE - Monde Indien - http://mondeindien.jimdo.com/

monde indien a dit...

http://mondeindien.jimdo.com/

Gaétan Bouchard a dit...

Migwetch Monde Indien. Bienvenue sur mon blogue. :)