mercredi 10 février 2010

Les diplodocus


Les diplodocus sont des dinosaures qui existaient du temps où l'ancêtre de l'homme se confondait avec celui du rat.

Les diplodocus étaient énormes quoique ni beaux ni laids.

Ils pesaient plusieurs tonnes et pondaient de très gros oeufs. Des oeufs aussi gros qu'une citrouille de championnat.

Ils produisaient aussi beaucoup d'engrais.

Ce qui fait que l'ancêtre de l'homme et du rat glissait sur d'encore plus gros tas que ceux que l'on rencontre de nos jours, au hasard des rues et des sentiers de motoneige.

Pour le reste, franchement, je n'ai rien d'autre à rajouter.


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La semaine prochaine, une autre chronique divertissante sur le blogue SIMPLEMENT à propos de l'inventeur de l'ampoule électrique dont le nom m'échappe quand je l'évoque comme ça, à brûle-pourpoint.

Je livrerai une fois de mon plus mon ignorance avec ce zeste de passion qui finit par devenir de la franchise.



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mardi 9 février 2010

Ça fait neuf ans aujourd'hui que Gonzo est matché avec sa blonde

Ça fait neuf ans aujourd'hui que l'gros Gonzo est matché avec sa blonde pis, en mangeant sa sandwiche sur l'heure du lunch avec les autres gars, le v'là qui nous parlait d'amour, e'l'gros, d'l'amour qu'il a pour sa blonde, une christie d'belle femme avec une belle frimousse, des beaux seins pis toutte. En plus, est ben smatte. Ben, ben fine. Pis A sent bon. Hum! Oui mesieur. Oui medame.

M'en va's dire comme c't'e gars, c'est une femme dépareillée en sacrament dans tout c'qu'A' fait ou qu'A' fait pas pis Gonzo, comme de raison, i' se sait ben chanceux d'être matché avec elle.

Ça fait que sur l'heure du lunch, en mangeant sa sandwiche préparée par sa blonde, ben là Gonzo y'a vantait en caltor.

-C't'une caltor de bonne femme que j'vous dis les gars, smatte comme pas une, une belle face, des belles fesses pis toutte! J'la changerais pas pour une autre, hostie que non. On trippe au boutte. La vie ça peut pas toujours aller mal calvaire! Moé j'aime pas les hosties d'plates pis ma blonde, ben est ben l'fun. Pis drôle. Les pas drôles j'haïs ça.

Pis là y'avait l'air du gars contenté, t'sais, du gars en santé pis toutte.

Ça fait que j'lui ai offert mon May West. C'est toutte c'que j'avais à lui donner. Pis comme ma blonde m'en avait crissé deux dans ma boîte à lunch, ça m'achalait pas pantoute d'y en donner un, un May West. C'est bon en hostie des May West, hein? Moé, c'est la p'tite crème jaunasse que j'aime dedans. C'est bon en hostie. Menoum.

En tous 'es cas, Gonzo y'était content. I' te l'a avalé en moins de deux c't'e gros hostie d'cochon.

Hostie qu'i' mange c't'e gros hostie d'pas fond.

C'est p't'être ça qu'i' fait qu'i' est solide comme un boeuf, c't'e gros calice. I' t'soulève d'la machinerie d'une main, c't'e gros hostie d'gorille. Un hostie d'boeuf, ouais, c't'e Gonzo.

lundi 8 février 2010

Pogné sur le fait au club vidéo Ducoin



C'est arrivé au club vidéo Ducoin, propriété de Fernand Ducoin, entrepreneur en tous genres: un bloc de trois logements plus ou moins salubres, un casse-croûte miteux, une roulotte à crème glacée déglinguée et un club vidéo.

Un client a été photographié par un ingénieux système de surveillance en train de commettre un méfait. L'individu a subtilisé vingt-deux pochettes cartonnées des films de la section réservée aux adultes.

Il est facilement reconnaissable sur la photo qui accompagne le message «ON CHERCHE CE VOLEUR. Toute personne possédant des renseignements sur cet individu serait aimable de nous les communiquer pour mener à l'arrestation de ce trou du cul.» Et c'est signé Fernand Ducoin, propriétaire.

Ce trou du cul, c'est clair comme de l'eau de roche que c'est Henri Langevin. Tout le monde le connaît, ce gros gras qui porte des fonds de bouteille, avec ses cheveux carotte et son manteau portant le logo de Continental Pizza Acropolis, le restaurant où il travaille à titre de livreur.

Je ne sais pas s'ils ont pincé Langevin, mais je puis vous dire que tout le club vidéo est tapissé avec sa photo, où on le voit en train d'extirper la pochette de Extreme Squirt 6 de sa boîte de plastique.

Sur la photo, Langevin regarde par-dessus ses lunettes, au plafond, en plein dans l'objectif, comme s'il craignait de se faire prendre. Et, croyez-moi, il a vraiment l'air cave.

Musique

dimanche 7 février 2010

À propos de l'Infini et de l'Éternité


Une autre vue du Lac Saint-Pierre avec le reflet du soleil sur la glace.
C'est bizarre, mais j'ai la tête tellement pleine de belles images que je ne sais plus quoi écrire.
C'est pas facile de vivre à Trois-Rivières où l'on trouve l'Infini et l'Éternité à moins de quinze kilomètres à la ronde, facilement accessible à pieds, à vélo, en autobus ou bien en voiture.
Ici, sur la photo, on voit le Lac St-Pierre. Il y a sept kilomètres d'une rive à l'autre d'où la photo fut prise.
Nous ne sommes pas loin du milieu du lac avec le miroitement du soleil sur la glace polie par les vents. Un seul mot: magnifique!

vendredi 5 février 2010

EN MÉMOIRE D'YVON VÉZINA

Yvon Vézina est mort mercredi ou jeudi. Et ce n'est pas pour niaiser, mais je le trouve encore vivant aujourd'hui. C'était une personne de qui l'on peut dire qu'on ne lui connaissait pas d'ennemis. C'était le gars qui vous aurait donné sa chemise plutôt que de vous entendre vous plaindre. C'était un vrai, aux yeux de tous ses amis, et croyez-moi ce gars-là en avait beaucoup.

Yvon a fait sa marque comme prince du rock trifluvien. Il était un bon drummer. Il a joué avec Willie Lamothe, Aut'Chose et même Scorpions. Yvon avait l'oreille et la culture musicales. Deux qualités qui firent de lui un animateur de radio de talent.

Il animait de nuit, à CJTR. Il a fait entrer le rock pur et progressiste dans les oreilles de bien des gens, de minuit aux petites heures du matin.

Pink Floyd, Led Zeppelin, Frank Zappa, Leon Russell et combien d'autres musiciens, certains connus et d'autres méconnus, se firent entendre peut-être pour la première fois par des tas de jeunes et de moins jeunes qui saississaient que le monde et les temps changent, que rien ne reste figé à jamais.

Hey, hey, my, my, rock and roll can't never die*, Yvon.

 

*Neil Young

mercredi 3 février 2010

L'hiver c'est vivifiant

L'hiver c'est frais, c'est neuf, c'est vivifiant.

Hier, c'était bête à pleurer à la radio.

Un commentateur d'un poste local qui ne diffuse que de la guimauverie musicale. Mettons qu'il s'appelle Étienne-Mathieu. Avec sa voix préfabriquée à l'Institut des animateurs de radio commerciale, Étienne Mathieu nous disait qu'il valait mieux demeurer à l'intérieur et limiter nos activités extérieures.

-C'est un jour ensoleillé de smog, disait cet ahuri, et il fait-26 degrés Celsius. Étienne-Mathieu au microphone. Vous êtes à l'écoute de la radio la plus écoutée en Mauricie. Zwip zwip Fm. Et on poursuit avec Meeudonaaa.

Franchement, la température est montée jusqu'à -13 C dans la journée. Pas de quoi demeurer à la maison pour vivre sa vie dans sa foutue boîte de carton.

Sommes-nous en train de devenir une bande de mollassons? Ou n'est-ce que l'illusion que transmet ce satané Étienne-Mathieu avec sa voix de lagopède des neiges étouffé par un collet que quelque trappeur laissa traîner par là? Je me le demande et franchement à défaut d'un raisonnement solide je vais y aller avec ma verve légendaire de raconteux de fond d'taverne.

C'est normal qu'un Étienne-Mathieu à la con diffuse ces conneries sur des kilomètres et des kilomètres carrés à la ronde, dans les autobus, les vieilles autos sans lecteur de CD, les centres d'achats et les bureaux du gouvernement? Restez chez-vous!!! Brrr... Il fait ... moins treize calice!!! Juste moins treize fucking de Celsius. Pas de quoi mourir de froid. Ni de quoi s'étouffer sous un smog d'autant plus imaginaire que le ciel était clair.

Ce matin, il fait moins treize. Et je vais sortir dehors, ouais, et respirer de l'air à peu près frais qui ne peut être pire que l'air vicié de nos maisons, l'hiver. Évidemment, je n'écouterai pas Zwip zwip Fm. Je n'écouterai rien. Ou bien j'écouterai quelques grands hymnes de Bob Dylan sur mon baladeur numérique. Peut-être John Mayall. Ou bien John Lee Hooker with Canned Heat.

mardi 2 février 2010

Pas vrai Gingras?

-Il n'y a rien de mieux qu'un bon café. Hum. Du bon café. Gingras y'aime ça le café. Y'en boit des tasses et des cafetières. Un vrai hostie de saffe pour le café. Un pas d'fond. Un abîme. Y'est toujours stressé que l'sacrement. Le café ça stresse. Pis il en béguèye Gingras. Hostie qu'i' béguèye. Baba-bebi-bobuboba. Hostie de Gingras. I' boé trop d'café. Juste trop.Pis en plus son oeil drette se met à cligner comme le christ quand il ment. Ça paraît qu'il ment Gingras, ça paraît quand son oeil drette cligne comme le christ. Ting! Ting! Ting! I' reste jammé su' 'a clignette joual vert! Ouin. Il n'y a rien de mieux qu'un bon café. Pas vrai Gingras?

-Ba-ba-ba-va chier! qu'il lui répondit.

Ces deux hosties-là se pognaient tout le temps. Pis on les avait mis ensemble sur le travail d'équipe, sur le débroussaillage. Gingras pis Gervais-le-rebelle. Deux hosties de tannants ceux-là. Qui buvaient du café comme le christ.

lundi 1 février 2010

Quand Djid a envie d'fumer


Djid est poqué en hostie ces temps-citte. Fuck, y'en est rendu à fumer des botches, des botches qu'i' récupère dans les cendriers, à l'entrée d'la pharmacie. Fait pitié en hostie Djid, sérieux.

Vous savez pas c'est qui Djid, hein? Hiii! J'sais pas par où commencer. Djid c'est Djid. Tout l'monde sait c'est qui dans l'boutte. Un grand et gros à la mine patibulaire. I' fait peur rien que de l'voir pis y'a pas plus humble que lui pourtant. Faut qu'tu sois humble en hostie pour fumer des botches récupérés dans les cendriers. Christ que oui.

Ça fait que Djid, ouais, y'est poqué en hostie ces temps-citte. Pis i' fume des botches. Y'a p't'être même pas d'quoi s'rouler son vieux tabac. I' pourrait bien s'rouler ça dans des feuilles de cartable. Ou dans un morceau d'journal. Ouache. Ça m'lève le coeur.

Évidemment, Djid est l'genre de gars qui donnerait sa chemise s'il en avait deux. Mais y'en a rien qu'une, Djid. Toujours la même. Si vous lui demandez de tirer une poffe de son vieux mégot sale, il ne vous dira pas non.

-Quand y'en aura p'us, y'en aura d'autres! qu'i' vous dira, Djid, en vous regardant avec ses yeux féroces. Mais pas méchants pour autant.

Djid, j'vous l'dis, y'est pas méchant.

Pas méchant pantoute.

Juste pauvre comme la gale.
Pis pas orgueilleux pour cinq cents quand y'a envie d'fumer.

dimanche 31 janvier 2010

À propos de Black Widow

Elle est souvent là, au coin de la rue. Les gens du quartier en ont plein le cul qu'elle soit là, justement. Elle fait la gaffe. C'est une pute.

Ses clients l'appellent Black Widow. On ne lui connaît pas d'autre nom. Peut-être Germaine Mélançon mais ça reste à confirmer.

Ça dépend des goûts mais Black Widow, franchement, elle n'est pas très jolie. Elle doit claquer dans les cinquante ans et elle fissure de partout. Elle a les jambes arquées comme celles d'un cow-boy. Et elle parle toute seule. Toute saoule. Elle raconte sa vie aux bancs de neige. Elle tarabuste les automobilistes pour tout ou rien. Et elle marche souvent au beau milieu de la rue, se foutant des klaxons, des flics, des déneigeuses.

Black Widow trouve ses clients sans efforts avec son déguisement de pute, sorte de pantalon leggings démodés des années '80 assorti de breloques achetées à vil prix dans quelque marché aux puces. De plus, c'est écrit dans sa face que c'est une pute. Elle s'outre-maquille, Black Widow, et ne se lave pas souvent. Ce qui fait qu'elle parfume sa sueur rance d'un-peu-beaucoup de vanille lavendée qui soulève le coeur et provoque le rot.

On s'étonne toujours de penser qu'il y en a qui trouvent le désir d'asperger Black Widow. Mais la nature humaine étant ce qu'elle est, il se trouve toujours quelqu'hostie de cochon pour se payer une pute de catégorie C. Ses prix sont imbattables. Black Widow te ferait une pipe pour un paquet de cigarettes. Ça se sait. Et tous les hosties de cochons qui font des tours de machine dans le secteur sont là pour voir si Black Widow est libre pour cinq minutes.

-Pute! Pute! font-ils avec leurs klaxons pour faire signe à Black Widow.

Et Black Widow, eh bien elle embarque avec eux et elle les pompe comme elle a appris à le faire. Et elle parle toute seule pendant l'acte. Elle raconte que le prix du pétrole est en hausse ou bien que son chien Bimbo est mort.

Ça prend des hosties de cochons, sérieusement, pour se taper une handicapée mentale.

Heureusement que Black Widow trouve une forme de sagesse dans l'exploitation sexuelle qui est son lot de pute.

-Moé, ça m'paye ma bière pis mes cigarettes... Ah! j'pourrais pas vivre sans ma p'tite bière pis mes cigarettes! I' faut ben y avouère que'ques plaisirs dans 'a vie Jéritol! Moé, d'vider des vieux secs, j'fais ça tak tak tak en trois quatre coups d'poignets. J'sais rien faire d'autre... J'ai essayé d'travailler mais j'rentrais toujours en r'tard... Ouais... Ha! Ha! Dehors partout! I' m'ont crissé dehors partout! Ha! Ha! Pis encore dehors tout l'temps! Aujourd'hui comme hier! Frette ou pas! Ha! Ha! Ah! ma gang d'hostie d'autos plein d'gaz de calice! Pol-lu-tion! Kof! Kof! Mon chien Bimbo est mort gang de mongols!

Black Widow zigzaguait au beau milieu de la rue en livrant son soliloque de la pauvresse auprès des automobilistes qui la contournaient, habitués qu'ils étaient de la croiser, cette satanée Black Widow.

Quelqu'écrivain minable qui passait par là l'a enregistrée sur son Sensa et a tout retranscrit sur son maudit blogue à marde.

Je l'ai lu hier mais je ne trouve plus le lien.

Anyway. On s'en calice. N'est-ce pas?

samedi 30 janvier 2010

Mise à jour du dictionnaire des Saints

Les Saints c'est comme pour n'importe quoi. C'est toujours en mouvement. On croit les avoir tous énumérés et voilà qu'apparaît un mémo de tel ou tel pape, égaré par un greffier qui abusait un peu trop du vin de messe, et toute la nomenclature des Saints vient s'enricher de quelques nouveaux exemples d'amour divin et de chrétienté.

Prenez note, chers lecteurs, que ces Saints ont été ajoutés dans la présente édition de notre fameux Dictionnaire des Saints, notre huitième édition et certainement pas notre dernière.


Pour le bénéfice des abonnés de notre service de presse, nous nous empressons de partager avec vous deux nouvelles biographies, de quoi vous tiendre en haleine jusqu'à ce que vous vous empariez d'une frénésie incontrôlable, l'envie d'obtenir votre propre exemplaire du Dictionnaire des Saints, publié sur papier velin aux Éditions de la Trinité, en la paroisse de Saint-Sicroche-des-Éboulements du diocèse de Wawamakwa, dans le sous-sol du bedeau de la paroisse et patron de l'imprimerie clandestine du coin.


Ernest Gamache
Surnommé Ti-Gars Gamache à St-Sicroche-des-Éboulements
Déneigeur l'hiver et homme à tout faire l'été
Grand lecteur d'hagiographies devant Dieu

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Extrait du Dictionnaire des Saints (Éditions de la Trinité, St-Sicroche-des-Éboulements, 2010)




St-Sicroche, martyr, mort en 782. Fête le 12 janvier. De noblesse bretonne, Sicroche était parti un beau matin évangéliser la tribu des Vauriens, une tribu d'à peine cent trois têtes, sans feu ni lieu, nomades errant du Pacifique à l'Atlantique en se nourrissant dans les ordures, aux abords des villes et des villages. Il voulut les convertir tous et les supplia d'entendre l'appel de l'amour divin. On le retrouva un beau matin poignardé cent fois, gisant parmi les détritus du dépotoir de Svörg, un petit village perdu dans quelque fjord lointain de la Scandinavie.



St-Tabarnak, fondateur de la communauté des soupirants pour le salut de l'âme des dépressifs, mort en 1967. Fête le 4 juillet. Tabarnak est un moine franciscain défroqué qui a fondé la communauté des soupirants pour le salut de l'âme des dépressifs. C'était en 1962, à Sept-Îles, à côté de la buanderie Mado. Les trente-deux membres de cette commune hippie se levaient tous les matins vers cinq heures pour soupirer, et soupirer encore, umffff, comme ça, toute la sainte journée, en faisant semblant qu'ils étaient dépressifs tout en riant dans leur coeur. Tabarnak est mort pendant l'Expo '67, à Montréal, en traversant la rue. Happé par une voiture au coin des rues Papineau et Sherbrooke. C'était un 4 juillet. Le pape Honoré-de-vous-connaître, pape qui n'a régné que pendant trois heures, sans que personne ne le sache, l'a sanctifié avant que son coeur ne claque à l'idée d'être le successeur de St-Pierre, lui le p'tit gars de Mascouche, Cardinal du Grand Nord québécois.



Ste-Bénite, martyre, morte en 153. Fête le 13 septembre. Bénite a été prise par erreur lors d'un rafle contre des chrétiens. Païenne reconnue, les autorités ne voulurent rien entendre de leur erreur pour la libérer. Elle serait jetée aux lions comme les autres chrétiens. Dans sa cellule, elle rencontra Lupus, l'évêque de Marseilles qui se trouvait là par hasard pour être jeté aux lions après avoir subi mille et un supplices, dont un écartèlement. Lupus la convertit au christianisme et la baptisa. Comme ses membres étaient en charpie, c'est Bénite qui se fit elle-même des signes de croix sur le front avec de l'eau bénite. C'est donc en tant que chrétienne que Bénite monta dans l'arène pour se faire dévorer. Pendant que les lions mangeaient ses entrailles, elle aurait demandé à Dieu de pardonner tout un chacun pour leurs fautes. Puis elle serait morte, comme de raison, au bout de son sang.



Ste-Bine, mère de famille, morte en 1889. Fête le 3 mai. Bine est né pendant la Commune de 1848, sur une barricade à Paris. Elle a ensuite grandi à Ste-Mortadelle, un village de Normandie où il n'y a rien à faire le lundi soir. Elle a eu vingt-huit enfants et elle a toujours torché son mari, un ivrogne notoire qui faisait maison nette quand il revenait de ses beuveries. Même après avoir subi tortures et vexations, humiliations constantes et viols répétés, Bine joua bien son rôle de bonne épouse chrétienne. Elle pria toute sa vie pour que son mari adopte une meilleure conduite. Elle creva l'oeil perforé par un pic à glace. Son mari était un salaud.




Le Dictionnaire des Saints
Disponible bientôt en librairie

Préparé par Ernest Gamache
Alias Ti-Gars Gamache












Les Éditions de la Trinité
St-Sicroche-des-Éboulements (Québec), G1Q 1Q9

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Mais nous avons un courriel, notre ami Butch:

gryzzlyadam@hotmail.com