mardi 11 décembre 2018

Guérir de la sensation d'être inutile

La sensation d'être inutile disparaît dès qu'on aide quelqu'un.

C'est tellement simple, quand on y pense, qu'on se demande pourquoi tant de gens ont l'impression de ne servir à rien...

La devise de Lucifer, d'ailleurs, est non serviam: je ne servirai pas.

On se sert de cette devise, de coutume, pour signifier qu'on ne suivra pas l'avis de la majorité, surtout quand cet avis est débile.

On pourrait aussi l'utiliser pour signifier les limites de ne servir à rien, d'être totalement inutile parce qu'on n'aide jamais personne.

***

Le narcissisme et l'anxiété sont les fondements des sociétés de type occidental.

Pour nous, le partage est une affaire d'État, jamais une affaire personnelle.

Devenir une meilleure personne, plus accueillante, plus empathique, n'apparaît aucunement dans nos devoirs.

On en veut pour notre argent, en toutes circonstances.

On paie pour se disculper et se dispenser de toute action, bonne ou mauvaise.

Avant que de commettre quelque acte de charité il faut toujours se demander si cela peut nuire à notre carrière et à nos intérêts.

Après moi le déluge est la devise classique de mon époque et de ma civilisation.

Le sentiment d'être inutile, ce spleen répété inlassablement par les écrivains nihilistes russes, ne mène à rien.

Tchekhov en a montré les limites dans Salle 6. J'en ai déjà parlé, ici sur mon blog.

Philosopher alors qu'on aurait les capacités d'agir pour changer concrètement les choses ne mérite finalement que mon mépris.

***

Je reviens souvent sur cette parabole de Dostoïevski racontée via Ivan Karamazov.

Ce dernier raconte le poème qu'il est en train de rédiger.

Un poète se trouve sur le bord de la plage et voit un naufrage au loin.

Et vous savez ce qu'il en pense?

-Ne regardez pas les naufragés au loin qui se noient, mais moi qui souffre de les voir se noyer.

Toute la sagesse de notre monde se résume à cette parabole.

Des tas de petits merdeux qui ne font jamais ni le bien ni le mal qui regardent les autres mourir au loin sans rien faire, en faisant semblant d'être triste comme l'enfer...

Cette tristesse ne vaut rien: c'est du toc!

Notre monde ne vaut rien: c'est aussi du toc.

***

On a beaucoup parlé de la révolution russe qui a eu 100 ans l'année dernière.

On a souvent parlé de la lutte entre l'Armée Rouge et les l'Armée Blanche mais jamais du coup d'État des bolcheviques qui a tué la révolution russe dans l'oeuf.

Cette révolution a débuté dans la rue, un 8 mars 1917. Des milliers de femmes sont descendues dans la rue pour réclamer du pain et l'abdication du tsar Nicolas II. Les partis politiques ont d'abord dénoncé ces manifestations qui ne venaient de nulle part. Puis ils ont tenté de récupérer les revendications des foules en colère, comme toujours.

On ne peut pas refaire l'histoire malheureusement.

Elle aurait été toute autre si Vladimir Korolonko, opposant au tsar, écrivain et tolstoïen convaincu était devenu président de la jeune république de Russie.

Je m'étonne qu'on ait si peu parler de cet homme.

Comme je m'étonne que l'on connaisse si peu Varlam Chalamov, un autre personnage méconnu de cette révolution avortée.



dimanche 9 décembre 2018

Bonne fête Jeannine...



C'est l'anniversaire de ma défunte mère aujourd'hui.

Les 9 décembre ne seront plus jamais les mêmes depuis qu'elle nous a quittés il y a deux ans.

J'ai une pensée spéciale pour ma mère, Marie Gaétane Jeannine René.

Je sais qu'elle veille sur moi, quelque part.

Je porte son histoire.

J'ai ses doigts habiles, sa bouche, ses ricanements.

Et puis j'exerce le seul métier qu'elle aura vraiment aimé: préposé aux bénéficiaires.

Bonne fête mouman.

mardi 4 décembre 2018

Les 36 façons de s'en faire

Il n'y a pas trente-six façons de s'en faire.

En fait, il y en a bien plus.

Les gens aiment bien quantifier les états et les choses.

Ça les rassure de pouvoir les compter.

Il y a dix commandements.

Il y a 101 dalmatiens.

Il y a 1000 babouins.

On compte les moutons pour s'endormir et, au bout d'un temps, le cerveau est repus de chiffres et s'enfonce dans le monde des rêves.

Il y a donc plusieurs façons de s'en faire.

Pas trente-six.

Ni quarante-trois.

Plusieurs.

Qu'est-ce à dire?

Rien.

Comme d'habitude.

Il faut bien savoir jouer un peu avec les chiffres et les lettres.

Appelons ça de la petite littérature.

Un exercice littéraire.

Un délire spontané.

D'autres, plus audacieux, qualifieraient cela de poème.

Moi, plus prosaïque, je dirais que ça m'a détendu les doigts.

Je ne m'en fais pas du tout.

Ne vous en faites pas.

J'ai les doigts bien légers.

C'est le temps de prendre ma guitare.

Et peut-être de retourner un moment ailleurs.

Là où la guitare finit par reposer en équilibre sur mon ventre pendant que je ronfle.

Oui.

dimanche 2 décembre 2018

Mon Docteur Jivago

Docteur Jivago m'inspire une vie à hauteur d'homme.

Alors que tout le monde s'entre-tue, Docteur Jivago sauve des vies.

Il réchauffe des coeurs, concrètement, sans hésiter de se salir les mains.

C'était assez pour que j'en fasse le thème d'une toile.

Un hommage à Boris Pasternak et à la littérature russe classique.

mercredi 28 novembre 2018

J'ai déjà eu pour boss un pervers narcissique

J'ai déjà eu pour boss un pervers narcissique. Wikipédia nous en donne cette définition:


En psychanalyse, la perversion narcissique constitue à la fois une pathologie relationnelle et un mécanisme de défense qui consiste en une survalorisation de soi-même aux dépens d'autrui qui a été théorisé par Paul-Claude Racamier.  (Source Wikipédia)

Il aurait été très facile de lui pardonner qu'il était incompétent. Quand tu travailles pour un incompétent, tu n'as qu'à passer derrière lui pour tout ramasser et une demie heure après c'est oublié si l'incompétent en question a un petit quelque chose comme de l'empathie.

Je me souviens entre autres d'un incompétent qui fut l'un de mes meilleurs patrons. Quand je lui demandais ce que je devrais faire avec ceci ou cela le brave homme se contentait de me répondre: «Et toi Gaétan, qu'est-ce que tu ferais si tu étais à ma place?» Je lui trouvais les réponses. Il récoltait les honneurs.

Par contre, il ne me faisait pas chier. «Choisis ton horaire Gaétan! Si tu veux travailler à la maison de temps en temps, pas de problèmes. Je veux que tu sois bien ici mon ami!» Ce type-là était une vraie soie. Et cette soie, évidemment, était aussi un marginal qui assumait pleinement son homosexualité. Ce qui lui conférait de la plus-value à mes yeux qui ressemblait à du respect. Comment peut-on détester quelqu'un qui se transforme en Michelle Richard dans les partys? Franchement, cet incompétent était un bon gars et je retravaillerais pour lui n'importe quand parce qu'il avait aussi un sens élevé de l'empathie.

Bref, je n'ai pas vraiment de problèmes avec les incompétents. Ils n'ont qu'à s'entourer de bons travailleurs qui font bien leur boulot et on aura l'impression que c'est l'incompétent qui fait tout. Ça fait un peu mal à l'ego mais le lecteur d'Épictète en moi est conçu pour atteindre l'ataraxie en toutes circonstances, dans la mesure du possible...

Par contre, il en va autrement du pervers narcissique qui rend les milieux de travail toxiques.

Celui dont je vais vous parler était tout un numéro.

Dès le premier jour j'ai su que j'avais affaire à un imbécile qui n'avait pas les moyens intellectuels de ses prétentions à la supériorité.

C'était un petit homme mesquin qui régnait sur son poste de directeur comme s'il l'avait obtenu de droit divin. Secondaire trois pas réussi. Personne n'aurait pu lui donner un poste de direction. Personne.

Pourtant la vie se chargea de favoriser ce maître du mensonge et de la duplicité, toujours prêt à caler les autres pour leur grimper dessus et se remonter.

L'ironie c'est qu'il avait obtenu le poste de directeur parce qu'il était le gendre du directeur précédent. Ce dernier avait été appelé à diriger une autre succursale et laissa le pouvoir entre les mains de son gendre. Dans le monde des organismes communautaires, il y en a qui gère l'argent des autres comme si c'était les affaires de la famille. Le terme savant c'est népotisme mais je ne veux pas vous causer de migraines avec cela

Le pervers narcissique cherche la satisfaction de ses besoins primaires à travers tous ses actes.

Il ne ressent pas le besoin de vous saluer. Il passe devant vous en coup de vent comme si vous n'existiez pas. Il est supérieur, voyez-vous, et tout lui est dû.

Quand c'est la fête d'un employé, il vous lance un gâteau sur la table sans rien dire parce que son supérieur à Mourial a dit qu'il fallait fêter les employés. Il est d'ailleurs toujours larbin avec son supérieur. Et il s'attend à ce que tout le monde soit aussi larbin devant lui qu'il ne l'est devant l'autre. Et même un peu plus puisqu'à l'entendre même le patron de Mourial est un incompétent qui ne sait rien faire alors que le seul fainéant de toute l'organisation c'est lui!

Quand un employé le dérange dans sa game de Mario Bros il se met à lui faire sentir qu'il n'est rien. Vous devriez faire de la télépathie avec le pervers narcissique. Pourquoi n'êtes-vous pas là à deviner tout ce qu'il faut faire pour qu'il ne fasse jamais rien?

Quand un camionneur fait un ACV parce qu'il travaille trop dur et sous le stress constant du pervers narcissique, le pervers narcissique se révèle dans toute sa débilité mentale.

-Hostie i' m'crisse dans' marde avec son ACV!

Le camionneur en question était le meilleur employé de la boîte.

Un type qui aurait pu le poursuivre à la Commission de la Santé et de la sécurité au travail, selon moi, suite à son ACV. Un ACV survenu en raison du stress imposé par le pervers narcissique dans le cadre de ses fonctions.

Les décisions du psychopathe qui s'identifiait comme un king du management étaient toujours modulées en fonction de la température. S'il ne se sentait pas bien tel ou tel jour il ne supportait pas que personne autour de lui soit heureux. Il faisait tout pour rendre le climat des lieux de travail à l'image de son humeur.

Il se vantait à longueur de journée d'être ceci, cela ou un mâle alpha. Cette affirmation était d'autant plus grotesque que, comme moi, il n'avait pas d'enfants. J'en avais toujours bien élevé un sans jamais prétendre au titre de mâle alpha tout en brandissant mon secondaire trois (sic!).

Il se croyait le meilleur en tout et n'excellait qu'à faire le cave.

Il était souvent raciste, sexiste et méprisant envers plusieurs catégories de personnes dans la société. Tous y passaient. Il chiait par la bouche plusieurs fois par jour.

C'était le genre de petit baveux du temps de la polyvalente. Le dernier de classe qui avait obtenu une promotion pour diriger du monde avec tout le pas de classe dont il était capable.

Ses propos tout aussi incohérents qu'incongrus étaient d'une bêtise abyssale. Il n'avait aucun diplôme, aucune notion de quoi que ce soit, mais son instinct lui disait qu'il était le chef.

Dans les faits, c'était une personne anxieuse, un faible qui jouait aux durs. Sa manière de jouer aux durs c'était de faire souffrir les autres, surtout les plus petits, ceux qui sont sans défense. Avec les grands, il rasait les murs mais ne manquait pas au passage de multiplier les petites vexations quotidiennes pour asseoir son gros cul de pervers narcissique dans un fauteuil d'administrateur d'un organisme public...

Comme il était incapable de communiquer, compte tenu de son manque d'éducation qui faisait pratiquement de lui un démuni, il devait crier ou vous raccrocher la ligne au nez chaque fois que l'ascenseur ne se rendait pas au cerveau, c'est-à-dire pratiquement tout le temps.

-Moé chu pas licheux, m'avait-il dit un jour pour justifier le fait qu'il ne vendait rien et que c'est moi qui s'occupait de faire les ventes...

-Je pensais que ça faisait partie de la job de savoir communiquer quand on occupe de si hautes fonctions, lui avais-je répondu ironiquement.

Je faisais les ventes à sa place, donc. Parce que moi j'étais licheux. Et lui qui n'avait pas besoin d'être quoi que ce soit, lui qui n'était rien qu'un trou du cul avec les autres, eh bien il récoltait tous les honneurs.

Évidemment, ce pervers narcissique était supporté par son patron de la métropole. Ne croyez pas que je ne l'aie jamais avisé des écarts de conduite de l'idiot en chef. Le boss de Mourial pensait peut-être que c'était moi le problème. N'étais-je pas le seul à avoir le courage de me plaindre dans ce bureau tordu? Les seuls qui se plaignaient finissaient par partir... Peut-être que le boss de Mourial associait cela à un quelconque processus de sélection naturelle. Quelque chose comme la recherche constante du plus petit dénominateur commun pour ne jamais être confronté dans ses décisions.

Le boss de Mourial était du genre matérialiste et devait probablement avoir quelques traits de caractère pour le moins insolites pour ne jamais intervenir dans la gestion du pervers narcissique qui était pourtant à ses ordres.

C'est dur à dire. C'est le bout que je ne comprenais pas. Peut-être que c'est ce que voulait le patron de Mourial, un larbin facile à manipuler. Parce que devant le grand boss, le pervers narcissique se faisait toujours tout mielleux, affable, du genre à tenir la portière...

Je me souviens que le boss du pervers narcissique m'avait dit un jour que ce pauvre gars avec un secondaire trois ne trouverait pas de job ailleurs pour justifier le fait qu'il soit assis dans un siège de direction. Cela m'avait un peu abasourdi. Suffisamment pour me donner l'envie de crisser mon camp.

Je me suis donc écoeuré de travailler pour ce type mesquin.

Je suis rentré dans son bureau et comme je quittais mon emploi j'en ai profité pour lui dire mes quatre vérités en pleine face devant tous les employés. La porte de son bureau était grande ouverte pour que tout le monde puisse bien m'entendre lui faire un sermon.

J'étais debout et lui assis.

-T'as un hostie de problème. L'heure est à l'examen de conscience. Tu as fait du tort autour de toi pendant des années. T'as agi en trou du cul. Tu ne peux pas faire ça au monde. T'es un pervers narcissique. Va te faire soigner.

-J'peux-tu parler quand t'auras fini d'me piocher dessus?

-Non. Ça fait trop longtemps que je t'entends parler. Le moment est à l'examen de conscience. Ferme-la. Plonge en toi-même. Pense au mal que tu as fait aux autres.

***

Pour la suite des choses, je ne saurais trop quoi vous dire.

Comme j'avais mis à nu devant tout le monde l'autorité du pervers narcissique, il m'a payé ce qu'il me devait sur-le-champ, sans finir ma semaine, à la condition que je quitte les lieux le plus vite possible. Je voulais leur donner une semaine d'avis mais comme je l'avais menacé de lui donner la rince de sa vie si quoi que ce soit venait à mes oreilles pendant cette dernière semaine, il a préféré me payer sans supporter une seconde de plus ma présence qui le culpabilisait.

J'aurais fait la même chose à sa place.

Il avait l'air tellement petit, débiné.

Je m'évadais enfin du pénitencier de Shawshank en laissant le pervers narcissique dans le doute face à sa supériorité.

Il n'avait plus aucun pouvoir et, pour la première fois de sa vie, il s'est mis sérieusement à avoir peur pour sa job.

Il savait que j'étais plus intelligent que lui - ce qui était à la portée du premier trèfle venu.

Il a donc tenté de me manipuler une dernière fois, comme le crosseur hypocrite qu'il avait toujours été, afin de sauver sa peau.

-Je te donne le cellulaire de la compagnie si tu ne nous fais pas de tort sur les médias sociaux...

J'étais abasourdi d'entendre ça.

Comme s'il ne réalisait pas qu'il avait en face de lui un être doué d'intelligence, doté d'un certificat en droit avec pour ami un gars qui a été nommé le meilleur plaideur du Québec par les membres du Barreau... J'avais définitivement affaire à un démuni intellectuel qui ne peut même pas s'imaginer ce qu'est le droit et encore moins ce que sont ses devoirs et responsabilités.

-Garde ton cellulaire. Je vais garder ma liberté de parole. Qu'est-ce que t'en dis champion?

Je suis donc parti.

***

Quand j'ai quitté cet emploi, je me suis senti renaître.

Les pervers narcissiques finissent par vous saper le moral.

J'aurais pu le poursuivre à la Commission des droits de la personne.

Je n'aurais eu qu'à rappeler tous ceux qui se sont faits bousiller la santé par ce pervers narcissique dans le cadre de leurs fonctions.

Je me souviens entre autres d'une réceptionniste qui en était arrivée à se traîner les pieds à force d'avoir affaire à un tel crétin déprimant.

Le loustic lui disait à tous les jours qu'elle avait le cordon du coeur qui baigne dans la marde. À tous les jours.

J'ai tenté de la protéger, de la défendre, d'invoquer ses droits.

Je suis même passé dans le bureau avec le pervers narcissique.Je lui ai rappelé que ce n'était pas gentil de dire ça et qu'il pouvait se faire poursuivre à la commission des droits de la personne pour harcèlement psychologique. Je lui ai rappelé que c'est rare que le propriétaire gagne à la régie du logement parce qu'une bonne partie des juristes nommés juges ont encore un petit quelque chose de progressiste. Idem pour la Commission des droits de la personne.

Je ne sais pas s'il a cessé de lui dire ça suite à ma conversation.

Je sais seulement que la réceptionniste est partie.

Et que lui est resté avec son arrogance habituelle, convaincu d'être un mâle alpha qui peut écraser des petites bonnes femmes au salaire minimum qui ont peur de perdre leur job. Un vrai champion, vous dis-je.

***

Je ne sais pas s'il est encore là.

Je n'ai plus de contacts avec ce milieu de travail toxique.

Peut-être que les employés ont réussi à se liguer pour le crisser dehors et le faire remplacer par un autre incompétent moins pervers et moins narcissique.

Je n'en sais rien.

Mais je puis vous dire que les gestionnaires qui tolèrent de tels pervers narcissiques au sein de leur organisme communautaire ont certainement à faire eux aussi leur examen de conscience.

Quant à la Commission des droits de la personne, je suis bien content qu'elle existe.

Si l'ex-réceptionniste déposait une plainte, c'est clair que je ne dirais que la vérité et toute la vérité.

Plusieurs témoins maintenant à la retraite brûleraient de parler en sa faveur pour enfoncer le pervers narcissique dans sa marde.

Je doute qu'il finisse ses jours à son poste, bien honnêtement.

Parce que la nature a horreur du vide.

Et puis parce qu'il y a encore une justice ici-bas.

Elle est lente mais tôt ou tard vous rattrape.

Je crois, humblement, que j'aurai peut-être été l'instrument de cette justice.

L'amour est essentiel.

Le respect est le fondement de nos relations humaines.

Il n'avait d'amour et de respect pour rien ni personne.

Il n'était malheureusement rien.

Les pervers narcissiques ont toujours senti en eux-mêmes que j'étais trop intelligent pour travailler pour eux et ils avaient sans doute raison.

Les macaques nous enseignent à devenir plus humains

L'homme est un primate.

L'amour existe parmi les macaques japonais.

Il est même le fondement de leur communauté.

Voyez quel est leur secret.

Ils nous enseignent comment nous pourrions vivre ensemble entre humains dignes de figurer aux côtés des macaques dans la catégorie des animaux sociaux qui ont une culture animale fondée sur l'amour.

Bref, les macaques nous enseignent à devenir plus humains.

Ce petit documentaire de 24 minutes vous fera du bien si vous êtes déprimés de l'hiver et des humains...


lundi 26 novembre 2018

Non je ne regrette rien



Chaque fois que j'ai quitté une job j'ai fait jouer cette toune à tue-tête. Ça s'est fait à CFOU dans le temps. Ça s'est fait au journal de rue Le Vagabond. Et ça s'est fait à mon ancien travail pour souligner en quelque sorte ma désapprobation de nombreux manquements à l'éthique et surtout à l'amour.

Ce n'est pas vrai que l'on doive travailler pour quelqu'un qui n'aime pas le monde autour de lui et le leur fait sentir par toutes sortes de manières très basses, très viles et surtout très lâches.

Il y en a des comme ça qui jouissent d'arracher des ailes de mouches en se croyant des mâles alpha...

Dès qu'ils sont devant un homme, ils tremblent comme des petites fiottes parce que leur vraie nature de larbin ne peut se permettre aucune forme de courage.

Finalement, comme dirait Diogène, le soleil rentre dans les écuries sans se salir. Mon âme est demeurée intacte. Ils n'auront pas réussi à tuer l'amour, l'espérance et la justice qui bouilliront toujours en moi jusqu'à la fin des temps.

À tous mes anciens collègues qui se reconnaîtront dans mes mots: je vous aime.

J'ai été le camarade de vos misères. Je les ai partagées. Je les ai vécues. Je les aurai combattues avec toute la ruse de Oscar Schindler.

Pour les autres, un examen de conscience s'impose.

Le respect est le maître-mot.

L'amour est à la base des relations humaines.

Personne n'aime les crosseurs.

Et moi, je sais pas pourquoi, tout le monde m'aime...

***

-On va te donner des bonnes références.

-Je n'ai pas demandé de références.

-Tu peux garder ton Iphone si tu promets de ne pas nous torcher sur les médias sociaux.

-Garde ton Iphone. Je vais garder ma liberté de parole...

-Est-ce que je peux parler?

-Non. Ça fait 15 ans que tu parles trop. L'heure est venue pour toi de faire ton examen de conscience.

***

Aimons-nous les uns les autres.

Et que les méchants deviennent bons.








dimanche 25 novembre 2018

Chasse-galerie moderne au-dessus de la rivière Tapiskwan Sipi

Chasse-galerie moderne au-dessus de la rivière Tapiskwan Sipi, autrefois appelée rivière Saint-Maurice sous les régimes coloniaux européens. Une nouvelle toile pour un nouvel hiver qui s'annonce et s'incruste déjà.

mercredi 21 novembre 2018

Au temps du Colosse de Rome

J'ai réalisé cette toile dans le cadre d'une commande spéciale: représenter Rome, la louve, Romulus et Rémus, etc.  Ça s'est terminé avec ce Colosse de Rome. L'amphithéâtre Flavien a fini par s'appeler le Colisée en raison de ce colosse, de ce Coliseo en italien. Il semblerait qu'il se soit dressé à Rome jusqu'après l'an 1000. On la probablement fait fondre ensuite pour financer des orgies romaines puisque ce Colosse était en or.

Néron a fait ériger ce colosse. On a décapité la tête de Néron initiale après sa mort pour la remplacer par cette tête solaire qui rappelle aussi celle de la Statue de la Liberté à New-York, la Rome de notre temps.

Fallait que je vous le dise...

Cette toile est évidemment vendue.