dimanche 18 avril 2010

DANS LA SÉRIE «LES IDOLES DE MON ENFANCE»: Maurice Mad Dog Vachon



Maurice Mad Dog Vachon était et est encore de loin le plus grand lutteur de tous les temps. Personne ne le surpasse et ne le surpassera pour son bagoût, son caractère, bref son talent inné pour le théâtre et l'acrobatie.

Pas très grand mais robuste, le crâne chauve, la barbe noire comme le charbon, l'oeil plus rieur que malin, Mad Dog Vachon n'a jamais vraiment réussi à devenir un méchant. Il était tellement bon dans sa méchanceté qu'on finissait tous par l'aimer. On sentait bien que Mad Dog ne faisait pas «à semblant» comme on dit.

Tous les dimanches après la messe, c'était La lutte. Après le confessionnal, on retournait se battre et sacrer dans le salon tandis que des nains, des géants et des fous furieux se tapochaient dessus au petit écran.

-Tiens mon hostie! Tin!

-Tu vas crier chut mon tabarnak!

Puis apparaissait Mad Dog Vachon. Là, fallait me calisser patience. Je ne voulais pas manquer son speech. Ni son combat. Sûr que j'allais rire.

Il ne me décevait jamais Mad Dog. C'était un lutteur dont même les scélératesses finissaient par être pardonnées par le public. Comme s'il pouvait tout faire, Mad Dog, et avoir la foule des bons catholiques de l'écran cathodique de son côté.

Ce qui fait qu'il est devenu géant. Une célébrité coast to coast et même aux États-Unis.

On se l'arrachait pour tourner des pubs.

Dont ces deux pubs que je ne trouve nulle part.

C'était dans les années '80 pour Clément Boisvert Meubles, un commerce de mon patelin réputé pour ses ventes dites «éléphantesques» où l'on se rendait juste pour voir l'éléphant qui tournait en rond dans le stationnement.

Mad Dog avait commis une première pub pour Clément Boisvert qui avait fait scandale.

Il s'agissait de «La vente à tout casser» de Clément Boisvert. Torse nu avec une masse en main, Mad Dog Vachon pétait tous les meubles autour de lui en gueulant «C'est la vente à tout casser chez Clément Boisvert!»

Quelques bigots et sous-merdes incultes, incapables d'apprécier l'art à sa juste valeur, avaient porter plainte auprès de la station de télé.

Ils menèrent si bien leur campagne d'ignares obscurantistes que la pub fût retirée de l'écran et remplacée par une autre qui mit encore plus en évidence le formidable talent de Mad Dog Vachon.

Mad Dog portait un tablier de femme avec des froufrous. Il tenait dans ses mains un plumeau.

Et il flattait les meubles en disant «Chez Clément Boisvert... on vous traite avec douceur!»

Hostie que je l'ai ri longtemps celle-là.

Comme j'ai ri longtemps la fois où il a menacé un lutteur de la WWF avec sa jambe artificielle, parce qu'il faut dire que Mad Dog s'est fait amputer il y a quelques années, sans que cela n'affecte ses talents de lutteur.

C'est encore le king de la lutte. Le plus grand lutteur de tous les temps, ouais.

2 commentaires:

  1. Quels souvenirs avec ce Mad Dog. Et ces scènes mémorables avec Édouard Carpentier, Johnny Rougeau et surtout Wladek Kowalsky. Du bonbon. Et nous étions fiers de savoir que c'était "arrangé" !!!

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  2. Wao ! Tu me fais faire un bond dans le temps. je revois mon père devant la télé lors des combats de catch. Ce qui me faisait le plus marrer, c'était le catch à quatre. Ça sautait dans tous les coins et il y en avait un habillé avec un costume panthère qui terrassait les autres en braillant comme un fauve. Trop bon de se souvenir de ça !

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