jeudi 15 novembre 2018

De 100 à 40 kilomètres heure dans une ville de tarlais

Maggie est en furie. Les gauchistes du conseil de ville ont décidé de réduire la limite de vitesse à 40 kilomètres heure dans certains secteurs de la ville. Ils prétendent que c'est pour assurer une meilleure sécurité pour les piétons et autres personnes à mobilité réduite... Pff! C'est une mesure de gauchiste qui a pour seul but de faire chier le maire qui n'est pas d'accord avec cette mesure qui ralentit l'économie... On le sait bien, les gauchistes sont contre tout...

Elle aime ça roffe Maggie. Une taloche en arrière de la tête quand t'étais jeune et t'écoutais. Ça n'a jamais tué personne. 

La gauche c'est protéger et servir tout le monde... Pff! Pis ça coûte cher. On ne peut pas se permettre d'avoir tout dans la vie.

Maggie ne demande rien. Elle crosse tout. Tout ce qu'elle peut crosser. Elle sauve des taxes et de l'impôt par toutes sortes d'astuces. Elle achète ses patates à rabais. Elle a un char neuf d'où elle peut produire des petites vidéos d'elle-même dans le rôle d'une folle enragée.

Dans sa dernière vidéo, elle en a contre les gauchistes de la ville qui ont réduit la vitesse à 40 km/h dans certains secteurs. Maggie se capte elle-même avec son Iphone. Elle roule à 100 dans une zone de 40 en hurlant comme une truie.

-Tiens mes hosties d'gauchistes pleins d'marde! J'roule à 100 dans une zone de 40! Hahaha!

Évidemment, comme elle ne se concentre pas sur sa conduite, Maggie effectue une mauvaise manoeuvre et fait une sortie de route spectaculaire.

Trois piétons ainsi qu'elle-même meurent au passage.

Le lendemain, on aurait cru que les opposants à la limitation de la vitesse à 40 kilomètres heure se gardassent une petite gêne... Mais non! Ces porcs et ces truies en étaient encore à grogner contre les gauchistes qui veulent les empêcher d'être libres au volant...

Les trois piétons étaient d'ailleurs des gauchistes. 

Ils avaient une carte d'assurance-maladie sur eux.

C'est tout dire.

Maudits profiteurs du système!

Maggie est morte, bien sûr.

Mais des gens, il en meurt tous les jours.

Et ce n'est pas en limitant la vitesse que cela va s'arrêter plus vite...

Enfin, ça ressemblait un peu à ça son éloge funèbre.

Lue par le maire en personne.

Le bon maire qui est contre les gauchistes et leurs folleries.

Il y a des limites à défendre n'importe qui et n'importe quoi.

Chiâler, ça ne met pas du gaz dans ton char.

mercredi 14 novembre 2018

Molière ou Du Chimpanzé qui riait de son patron

Molière a écrit Le bourgeois gentilhomme en réaction à celui qui l'employait.

Monsieur Jourdain, alias le bourgeois gentilhomme, est vraiment le roi des cons. Ce serait un nouveau riche de nos jours. Un type qui a de l'argent mais qui n'a pas d'éducation. Il lui en faudrait néanmoins pour séduire des femmes belles et intelligentes. Il est prêt à en acheter, Monsieur Jourdain, mais pour des fins utilitaires, en bon bourgeois qu'il est.

Laurent Tirard a produit un excellent film à ce sujet en 2007. Film qui met en vedette Fabrice Luchini dans le rôle de Monsieur Jourdain, alias l'authentique bourgeois gentilhomme qu'a peut-être subi Jean-Baptiste Poquelin dit Molière ou Du Chimpanzé...

L'écrivain, aussi amateur soit-il, fait souvent face à des dilemmes lorsque vient le moment de coucher sur le papier des histoires qui pourraient heurter de front des personnes qui s'y reconnaîtraient.

Je ne suis pas Molière, bien sûr, mais je puis vous assurer que rien de ce que je raconte n'est tiré du néant.

Comme Du Chimpanzé, j'ai cette manie de tourner en bourrique les gens qui n'ont pas d'humilité.

Peut-être que je sais où viser puisque j'ai déjà été ce genre de merde quand j'étais écrasé dans mon coin, à l'adolescence, transformant mes défaites quotidiennes en rêves de gloire et démonstrations de force imbéciles. Plus j'étais seul, plus je voulais me montrer plus grand que je ne l'étais en réalité. Une coquetterie de jeune humilié sans doute...

Je sais voir le manque d'humilité, la fatuité, la vanité, l'égoïsme parce que j'ai d'abord appris à me connaître moi-même. Tout ce que je pourrais reprocher aux autres a d'abord été expérimenté sur moi-même. Ce qui m'incite à faire moins de reproches pour ne pas expérimenter encore plus de douleurs personnelles...

Cela ne fait de moi ni un saint ni un sot. Seulement un caricaturiste des passions et pensées humaines. Parce que je suis vous tous et vous toutes. Comme Molière. Comme n'importe quel artiste digne d'avoir un nom. Comme n'importe quel farceur.

«Madame Bovary c'est moi», disait Flaubert. Il y a mis des clés pour ouvrir les portes de son monde intérieur.

Le bourgeois gentilhomme, c'était donc autant Monsieur Jourdain que Molière, même si Monsieur Jourdain a dû se sentir trahi et méprisé par ce Jean-Baptiste. Ce poqué de Poquelin qu'il avait tiré de prison et fait travailler à son compte pour qu'il puisse acquitter honorablement ses dettes de saltimbanque irresponsable.

Où veux-je en venir? À rien, comme d'habitude...

Je voulais dire que je suis tout le monde, moi aussi.

Que je suis un bon gars, que je n'ai jamais voulu faire de tort à personne...

Que j'aime l'humanité même lorsque je ris d'elle.

Parce que je ris de moi.

C'est moi que je trouve ridicule à travers l'objet ou le sujet de mes rires gras et subliminaux.

Je vous aime tout le monde.

C'est niaiseux d'écrire ça.

Je sais.

C'est un reliquat de mon éducation chrétienne.

Le bourgeois gentilhomme est drôle malgré lui.

Peut-être qu'un jour il en rira lui aussi avec tout le monde, sans sentir qu'on tente de le vexer ou de détruire son château.

Nous sommes tous ridicules.

Mais il faut avouer que les gens qui raffolent du pouvoir ont souvent les projecteurs braqués sur eux.

C'est certain que leur maquillage ne tient pas toujours.

Ça craque sous la chaleur.

Et on finit par avoir l'air d'une vieille momie qui s'agite pour rien devant un public de jeunes gens qui en redemandent tellement ils se fendent la gueule de rire.

Tout le monde passera par là à un degré plus ou moins élevé.

Même moi.

Même Molière.

Même vous.




mardi 13 novembre 2018

Philosophie facile

Cela m'aura pris du temps à le reconnaître. Mieux vaut tard que jamais. Je reconnais aujourd'hui les grands mérites que la philosophie aura apporté dans ma vie. Je ne parle pas de la philosophie académique, de celle qui se résume à l'étude sèche des systèmes de pensées et autres grilles de mots croisés. Je parle de la philosophie en tant que manière de vivre. Si l'on n'apprend pas à mieux vivre, d'abord et avant tout, tout n'est-il pas indifférent? D'autant plus que je ne crois pas que ma vie doive servir d'exemple pour qui ou quoi que ce soit.

Vivre est le plus beau et le plus interminable défi de l'être humain.

Apprendre à se connaître soi-même est un art qui requiert tellement d'humilité que peu en sont vraiment capables. On sent la lourdeur du masque que doivent porter les humains, jour après jour, par devoir ou par habitude. Il m'arrive de faire partie de cette humanité malheureuse et pitoyable. Comme il m'arrive aussi de transcender tout cela, de me pardonner d'être con, et surtout de passer à une autre étape de ma vie dans l'annihilation d'inutiles inhibitions sociales.

Je me sers de la philosophie tout comme de l'art pour résister aux pressions que je suis appelé à subir en ce monde. Comme tout un chacun j'imagine.

Quand on agit avec rudesse, bêtise, violence ou injustice, je ne peux que m'élever. Un réflexe de résistance spirituelle qui ne s'explique pas. C'est incontrôlable. Je deviens insolent, chante, fais le fou sorti de l'asile. De quoi faire peur aux crétins pour les tenir toujours très loin à distance.

Je dénonce toute forme d'autorité. Je n'ai aucun respect pour l'autorité. Je laisse l'autorité aux vieux cons et aux vieilles connes.

Moi, je suis du côté des jeunes en la matière. Et j'y suis en toute philosophie. Parce que l'autorité des vieux cons ça ne mène à rien.

D'autant plus qu'on n'a qu'une seule vie à vivre. Pourquoi faudrait-il ne pas humilier la personne en situation d'autorité qui tente d'intimider son personnel par toutes sortes de tentatives de rabaisser?

Il faut rabaisser les pleins d'marde qui humilient les autres, ceux-là plus que n'importe qui. Il faut leur faire ravaler leur caca. C'est non seulement un droit mais un devoir. La justice veut qu'il en soit ainsi. Et on ne doit pas avoir honte de servir la justice en chantant La dame en bleu à tue-tête dans les oreilles d'un crétin qui joue à ça.

lundi 12 novembre 2018

Elle déprime mais ne tolère pas les déprimés

Cunégonde est toujours déprimée. Ses déprimes sont ponctuées de moments où elle exulte de joie plus que le client ne le demande. Des joies que l'on sait condamnées à mourir en raison même de leur superficialité eu égard aux déprimes abyssales de Cunégonde.

Cunégonde a pourtant l'air d'une femme normale, à la mode, comme on s'attend à en trouver dans les pages des catalogues de Wal-Mart ou Rossy. Elle fait ceci ou cela et c'est d'ailleurs très cher, mais elle l'a à rabais parce que, bien sûr, elle est une personne exceptionnelle.

L'autre jour, elle se plaignait de ceci ou cela, la température, ses parents, sa famille: tout y passait.

Roger Bontemps l'écoutait calmement en camouflant son impatience de se trouver rapidement ailleurs, c'est-à-dire loin de la Coop et de Cunégonde.

Il tentait même d'avoir de l'empathie envers les malheurs de Cunégonde, même s'il les avait entendus mille fois.

Soudainement, Germaine rentra en coup de vent à la Coop et récita elle aussi ses malheurs.

Cunégonde sortit alors de ses gonds.

-Voyons Germaine! On dirait que tu veux te rendre intéressante avec tes malheurs et te faire remarquer... Il faut avoir des pensées positives! Ce n'est pas en te plaignant tous les jours que tes choses vont s'améliorer! J'ai appris d'ailleurs dans mon cours de croissance personnelle que les personnes qui ne font que réciter leurs malheurs s'empoisonnent elles-mêmes avec leur venin... Tu vois? Parle donc d'autre chose... Voilà!

Et, évidemment, Cunégonde s'est mise à reparler uniquement de ses malheurs.

Roger Bontemps s'est enfui.

Germaine a boudé dans son coin.

Et Cunégonde a continué à raconter toutes ses tristesses à tout un chacun qui rentrait à la Coop. Comme d'habitude.


dimanche 11 novembre 2018

Repose en paix mon oncle Jean-Paul...

C'est aujourd'hui les funérailles de mon oncle Jean-Paul Germain, époux de Rose-Hélène René, la soeur de ma mère décédée il y a deux ans.

Mon oncle Jean-Paul faisait partie des hommes de ma vie, avec mon père, mon grand-père Rodolphe (que je n'ai jamais connu mais qui a eu une influence certaine sur mon père et donc sur moi...), mes oncles Fernand et Rémi, monsieur Massicotte et monsieur Pépin.

Mon oncle Jean-Paul était d'humeur toujours égale. Calme, jamais excité, analytique. Il était le plus bricoleur de la bande. Celui qui réparait tout avec un marteau et des clous. Celui qui faisait des villages de Noël sous les arbres et des petits meubles pour enfants. C'était ni plus ni moins un type qui travaillait pour le Père Noël pour mes yeux d'enfants.

Son influence, comme celle de mes chers grands disparus, est manifeste chez moi comme chez tous mes proches.

Qu'il repose en paix parmi ses amis qu'il est parti rejoindre.

Mes plus sincères condoléances à ceux et celles qui l'ont aimé et apprécié.

Merci d'avoir été là dans ma vie mon oncle Jean-Paul.

jeudi 8 novembre 2018

Mon art

De tous temps l'art a été mon port d'attache.

Peu importe où je vais, avec qui je me trouve: tout me ramène invariablement à l'art.

Pourquoi? Je n'en sais rien.

J'y trouve une compensation spirituelle.

Je ne fréquente ni ne pratique aucun culte religieux.

Je m'amuse à me croire animiste et à invoquer Kitché Manitou, l'Être imaginaire, mais ça finit par manquer d'art et de poésie. Surtout quand ça s'articule autour de concepts théologiques plus ou moins ronflants. Alors je reviens à l'art. Parce que je ne veux rien chercher ni rien trouver d'autre.

Le Brésil peut sombrer dans le fascisme.

Le Golfe du Mexique peut devenir un égout à ciel ouvert.

Le monde peut flamber.

Je ne dis pas que je jouerai de la lyre comme Néron en le regardant flamber.

Mais je ne participerai pas à allumer des feux.

Je m'occuperai d'éteindre les feux, s'il le faut, et de soigner les blessés après les massacres.

Mais participer à ce cirque capitaliste qui sombre dans le fascisme? Jamais.

Je vais prendre mes distances des gens méchants et autres personnes mal intentionnées.

Je vais reprendre mes pinceaux, mes instruments de musique, bref mon art.

Et je ne m'en porterai que mieux.

Parce qu'un monde meilleur jaillira de mon art même si j'étais seulement le seul à y croire.

Ce monde meilleur, c'est mon monde imaginaire.

Ma forteresse intérieure.

Mon art.

mercredi 7 novembre 2018

Pondre comme un neuf

Il m'arrive de n'avoir rien à dire ni à écrire ces derniers temps.

Cela ne m'empêche pas de parler ni de décrire.

Je me sens comme un fantôme en novembre ou en 2018, c'est selon.

La haine et le racisme me sont volontairement étrangers.

Je ne veux pas m'expliquer avec des personnes méchantes qui n'ont pas d'empathie.

Je veux seulement les fuir. Faire comme s'ils n'existaient pas. À d'autres de créer des ponts avec des corniauds qui ne comprennent rien à rien. J'ai seulement une vie et je tiens à la vivre dans une paix relative, loin des personnes autant méchantes qu'ignorantes. Je ne veux pas leur trouver d'excuses. Je ne veux pas dire vous savez ils sont comme ça. Je veux seulement me trouver le moins souvent et le moins longtemps possible en leur présence. C'est tout. Ces personnes me font peur en plus de me saper le moral.

J'ai cessé de publier dans le Hufftington Post pour cette raison. Je n'en pouvais plus d'alimenter une armée de trolls nauséabonds qui venaient vomir leur haine du genre humain à chacun de mes posts. J'avais le malheur de ne pas être islamophobe, raciste, conservateur, pro-vie, anti-avortement, nationaliste et j'en passe. Ça m'a donné l'envie de partir, comme toujours. Et je suis parti pour préserver ma sérénité.

Je ne cherche pas tant la confrontation des idées que l'amélioration du coeur.

Tout le reste m'apparaît comme des billevesées.

La foi n'est rien sans la charité.

Ça vient de Paul de Tarse, un type qui persécutait la nouvelle religion parmi les siens avant que de devenir son représentant le plus engagé.

La foi, les idéologies, les idées: néant.

Seule la charité donne du corps et de l'âme aux humains que nous sommes.

Je n'avais rien à dire.

Rien à écrire.

Et je vous ai pondu ça comme un neuf.


Bill ne mendiera plus jamais à l'aide sociale

Bill était du genre paresseux. Chaque fois qu'on lui criait de faire ceci ou cela, il arrêtait de travailler. Il disait qu'il ne marchait pas à coups de pieds dans le cul dans la vie. Et comme il ne tombait que sur des emplois minables, pour plusieurs raisons inutiles d'expliquer ici, il ne travaillait plus. Et c'est parce qu'il ne travaillait plus, par ailleurs, qu'il avait du temps pour réfléchir et faire de l'argent.

Tout commença par une demande d'aide chosiale que Bill devait faire parce qu'il avait épuisé ses prestations d'assurance-fromage.

L'agent de l'aide chosiale lui avait expliqué que c'était vraiment une aide de dernier recours et qu'il était mieux de se trouver du boulot. Bill l'avait envoyé chier. Le lendemain, il acceptait de recevoir de l'aide des motards...

Un jour que Bill croisait l'agent de l'aide sociale avec ses nouveaux amis, tout à fait par hasard, il en profita pour aller le saluer.

-Te souviens-tu d'moé man? lui demanda Bill.

L'agent, un petit gros plutôt chauve avec du fromage entre les dents, lui balbutia une réponse.

-Tu t'souviens pas d'moé? ricana-t-il de plus belle, Bill.

Et l'agent, eh bien, il s'écrasa tout net et fit même un petit pipi dans sa culotte.

-M'as t'enseigner el' respect mon tabarnak! continua Bill.

Les autres gros gras avec Bill ricanèrent à leur tour.

Bill crissa un coup de pied dans le cul de l'agent de l'aide sociale qui détala en courant.

-Hostie! Y'en n'a plus un christ qui va m'faire chier tabarnak!

Cette formule, un peu courte, lui servait désormais de devise.

Plus jamais il n'irait mendier à l'aide sociale.

mardi 6 novembre 2018

Je me fous du secret de la Caramilk

L'homme se berçait sur sa galerie de bois décolorée par le soleil et les vents. Des lambeaux de peinture tenaient lieu de duvet pour les poutres.

La barbe de l'homme était poivre et sel. Plus sel que poivre à vrai dire. Il ressemblait vaguement à Dostoïevski, si vous voyez ce que je veux médire. Cependant, il ne parlait pas. Pour la simple et bonne raison que je ne lui parlais pas. Peut-être parlait-il mais je ne lui ai pas parlé et j'ai supposé qu'il ne parlait pas, qu'il ressemblait à Dostoïevski et qu'il se berçait sur sa galerie de bois décolorée sans mot dire.

Je ne sais même pas ce qu'il foutait là.

Locataire? Propriétaire? Ami en visite? Aliéné en fuite?

Rien, je vous dis.

Je n'en sais rien.

Il berçait sur sa galerie de bois décolorée.

Il avait l'air bizarre.

Et moi aussi peut-être.

J'ai poursuivi mon chemin.

Il est peut-être encore là.

Ou bien plus de tout.

Évidemment qu'il n'y a rien dans cette histoire.

Je ne devrais même pas vous embêter avec ça.

Parce qu'il n'y a rien là-dedans.

Rien.

...

...

Mais pourquoi cette grosse barbe?

Cette galerie?

Cette chaise qui craque?

Et Dostoïevski?

Ce ne sont pas des questions intéressantes.

Pourtant, j'aime mieux me poser celles-là que bien d'autres.

Le secret de la Caramilk, je m'en fous.


samedi 3 novembre 2018

De la Lune à la Terre

Le monde va mal et pour ne pas en souffrir je vis intensément mes rêves en leur accordant souvent plus de substance que je n'en accorde à la réalité.

Il y a du bon monde sur cette Terre, c'est certain. J'en croise tous les jours sur mon chemin.

Néanmoins, il y a aussi quelque chose comme l'Argent.

Et le Pétrole.

Et la Destruction.

Quelque chose de tout croche et tout de travers que l'on essaie de raisonner avec des chiffres, des poèmes ou des émeutes.

C'est fou.

Qu'elle voie reste-t-il à prendre?

Celle de Tchekhov, en ce qui me concerne, sans oublier celle de Baudelaire.

Anywhere but out of this world, parfois.

Et souvent, au combat pour améliorer ce monde de lâches et de crapules, prêt à soigner des vies plutôt qu'à maudire les pauvres créatures stupides que nous sommes.

Jamais tout à fait dans les limbes.

Jamais tout à fait fonctionnaire de la bonne cause, quelle qu'elle soit.

Poète et aide-soignant à ma manière.

Un peu dans la Lune et beaucoup sur Terre, malgré tout.


mardi 30 octobre 2018

Le retour des brutes

Si ça va mal dans le monde, ce n'est pas à cause des grosses ordures racistes qui ont une roche à la place du coeur et rêvent de plus grands malheurs pour leurs prochains.

Si ça va mal dans le monde, c'est à cause de ceux et celles qui pensent à plein de trucs sauf à l'Argent, au bowling, aux beaux gars, aux belles filles ou aux gros chars.

Toute pensée qui sort de ce cadre est dangereuse pour la société.

Elle remet directement en question ce qui ne doit pas être questionné.

La philosophie ne vaut pas un bon bâton de baseball qui siffle au-dessus de la tête d'un chialeur rempli d'effroi.

La bonté ça ne vaut pas une bande de joyeux lurons qui tabassent un homo dans un coin sombre.

Il y a des limites à se fermer les yeux.

Voilà pourquoi ça va mieux aller dans le monde.

C'est le retour des brutes.

Je vais me battre contre ces brutes, comme d'habitude.

Parce que je ne vais jamais demeurer les bras croisés devant la haine et l'injustice.