lundi 16 juillet 2018

Fresque sur le mur de mon atelier-galerie d'art

J'ai peint  hier cette fresque sur le mur de mon atelier-galerie d'art. Un pêcheur, un lac, des arbres et des types qui se claquent une chasse-galerie hors-saison. Cela s'ajoute à d'autres détails graphiques déjà existants.



mercredi 11 juillet 2018

Lucien le sage

Lucien aurait pu passer pour sage.

Quand tout le monde paniquait autour de lui, Lucien affichait un calme qu'on aurait dit olympien.

C'est cette apparence de grand calme qui le faisait passer pour sage.

Quand le gérant ou bien un autre bon à rien pétait une bulle, Lucien était le seul à ne pas sourciller et à regarder le spectacle de la bêtise humaine avec un sourire en coin bienveillant.

Il se disait qu'il n'allait pas se faire chier pour une job de cul avec des airs de boeuf.

Et il poursuivait son chemin, tant bien que mal, sans rien dire.

Néanmoins, ça bouillonnait au-dedans de Lucien.

Il enregistrait tout le tabarnak.

Pas un seul mensonge ou une seule injustice ne lui échappait.

D'autant plus qu'il notait sur un papier: date, heure et nature de l'événement discordant.

Lucien n'avait jamais pété les plombs.

Et on le tenait pour sage.

Mais il ne l'était pas.

Et il a fini par péter un plomb.

Il a commencé par le gérant.

Il est rentré dans son bureau, a refermé la porte, et lui a hurlé aux oreilles toutes les vilenies et injustices qu'il avait commises au cours des dernières années. Le gérant ne pouvait rien faire d'autre qu'écouter puisque Lucien lui lisait son petit cahier tout en l'empoignant par la gorge.

On l'a congédié, évidemment.

Lucien ne s'en est porté que mieux.

Désormais, on sait bien qu'il n'est plus sage.

Il parle tout le temps. Ridiculise les policiers. Traverse aux feux rouges. Travaille au noir.

Quant à son ex-gérant, il s'est claqué une dépression parce que Lucien l'a au moins convaincu qu'il était vraiment un tas de marde.

Pour le reste, eh bien la vie continue.

Pour les sages comme pour les fous.

Que voulez-vous qu'on y fasse, hein?


mardi 10 juillet 2018

Qu'est-cé qui fait «gars»?


Résultats de recherche d'images pour « botticelli »D'aussi loin que je me souvienne j'ai toujours ressenti un profond malaise avec les gars qui jouaient aux jars. 
Pour moi, un mâle alpha ça doit être quelque chose comme Tolstoï, Gandhi ou Rosa Luxembourg. Quelqu'un qui contribue à alléger les souffrances de millions de personnes. Tout le reste, les Hummer et les gros bras, c'est de la frime. 


Je pourrais jouer en partie sur cette frime puisque j'ai tout de même des gros bras.

Mais non. Cela ne me revient pas ces jeux-là.

Je ne cherche pas à avoir l'air plus «gars» que je ne le suis.

Je n'ai pas besoin de porter un uniforme ou bien d'occuper une fonction en particulier pour me sentir «gars».

Je respire. Je marche. J'ai un pénis. Et une barbe.

Et puis après?

***

Je viens d'une famille de quatre garçons.

Ma mère est une sainte...

Je connais tout de l'univers masculin et pratiquement rien de la femme, malgré des années de concubinage.

L'univers mental des femmes me fascine.

Je ne suis pas objectif. Je trouve les femmes plus intelligentes et plus sensibles.

Peut-être le sont-elles vraiment. Peut-être est-ce le privilège de cette moitié d'humanité opprimée que de mieux ressentir ces choses que j'appelle de l'intelligence.

Et je ne dis pas ça pour faire têteux.

Je le pense vraiment.

Parce que les gars n'ont plus rien à m'apprendre.

Je sais comment ils pensent, ressentent, vivent et surtout se taisent.

Mais les femmes? C'est encore un mystère.

Et je ne veux pas qu'elles se taisent.

Au contraire: j'ai grand plaisir à les entendre.

C'est toujours comme une bouffée d'air frais.

Ça ne s'explique pas.

Rien à voir avec mon statut d'hétéro.

Ni même avec le sexe.

Ni même avec la femme.

Peut-être que tout ça ne regarde que la poésie...



lundi 9 juillet 2018

Sachez reconnaître les fascistes grâce aux chroniqueurs du Journal de Montréal...


Faisons mieux. Faisons meilleur.

Un monde s'est effondré. Il s'est effondré tout seul, sans efforts, parce qu'il n'en valait pas la peine de s'échiner à le défendre.

D'aucuns soutiennent qu'il faut défendre l'indéfendable et faire semblant de voir du sens là où il n'y a plus que les ruines fumantes d'un monde qui n'est plus. Pas moi.

***

Au lendemain de la prise de Berlin par les Alliés, en 1945, les Berlinois affichaient des drapeaux blancs à leurs fenêtres pour se prémunir de la vengeance de tous ces peuples qu'ils avaient massacrés sans sourciller.

Leur monde s'était effondré.

Finis les défilés sous la swastika à hurler sa joie d'accueillir le cher Führer.

Il ne restait plus que le goût amer de quelque chose d'encore plus horrible que la défaite.

On peut perdre une cause juste et s'en sentir ragaillardis.

Mais perdre une cause ignoble et être considérés comme des étrons par la communauté internationale, eh bien ça dépasse tout ce qu'on peut imaginer comme défaite.

D'où les drapeaux blancs aux fenêtres...

Parce qu'il paraît que dans le droit international on ne tire pas sur ceux qui portent un drapeau blanc.

Un droit dont se moquaient bien Hitler et les Nazis.

C'est bien pour dire comment les fascistes n'ont pas de classe.

***

Notre monde est en ruines.

Il reste bien quelques Joseph Goebbels cachés ici et là sous terre pour nous livrer des opinions tranchantes sur les misères et les vicissitudes que rencontrent la race aryenne face aux hordes africaines, juives, musulmanes, transgenres et dieu sait encore quelles diableries.

Lui et ses collègues du Journal nous pointe encore du doigt le métèque au nez croche dans l'espoir de s'en sortir d'un coup de baguette magique.

Ils ne s'en sortiront pas.

Pas plus que l'autre fou de Berlin, en 1945.

Personne ne se bat pour des ruines.

Tout le monde ferait flotter un drapeau blanc plutôt que de manger du métal sur la tête jour après jour.

C'est fini.

Tenons-en acte.

Et faisons mieux. Faisons meilleur.

Agitons le drapeau blanc à nos fenêtres pendant qu'il en est encore temps...

samedi 7 juillet 2018

C'est heureusement la fin de ma civilisation

Résultats de recherche d'images pour « la couleur pourpre oprah domestique »Un de mes potes. artiste de talent autant que de métier, m'a écrit récemment une longue lettre à propos de l'annulation du spectacle SLAV.

Dans cette lettre, il reprenait ni plus ni moins les mêmes arguments que j'aurais eus moi-même il y a cinq ans. La rectitude politique et le concept d'appropriation culturelle véhiculés par les guerriers de la justice sociale mènent à la lourdeur de nos rapports sociaux, ici et maintenant. Tant et si bien qu'il conclut sa missive par cette dernière phrase: j'ai l'impression que ma civilisation est en ruines.

Je l'ai félicité pour sa dernière phrase. Pas pour être baveux. Mais parce qu'elle résumait tout.

Cette civilisation est effectivement en ruines et il faut être aveugle pour ne pas le constater.

Simplement de voir Trump à la tête des États-Unis et on ne doute pas un instant que cette civilisation ne produise plus rien de bon. Elle s'enfonce dans la fatuité et meurt les veines pleines de gras trans. C'est un mourant qui est au pouvoir.

Tous les symboles de cette civilisation sont en décrépitude et ce ne sont pas quelques slogans électoraux qui vont y changer quoi que ce soit parce que c'est la culture qui modèle les esprits, pas les politiciens véreux et corrompus.

C'est la fin de cette civilisation.

Comme ce fût celle des Blancs d'avant l'apartheid suite à l'accession de Nelson Mandela à la tête de l'Afrique du Sud. Tout ce que les Blancs avaient pensé des Noirs jusqu'à ce jour-là s'est subitement effondré comme un château de cartes. L'ancien régime de ségrégation était maintenant conspué par le monde entier et les Blancs durent faire du chemin en peu de temps pour ne pas être eux-mêmes engloutis par l'Histoire.

Bref, les guerriers de la justice sociale avaient eu raison.

Ils étaient en fait des militants des droits civiques...

***

J'ai beaucoup changé au cours des dernières années.

J'ai eu un temps un discours relativement frileux et islamophobe. J'en voulais à la rectitude politique. Je maugréais contre les biens-pensants. Mon anticléricalisme exacerbé me faisait voir les choses par le petit bout de la lorgnette. Je manquais de sagesse et d'envergure intellectuelle. J'ai fait du chemin. Mon guide a été l'empathie. Une manière de se mettre dans les bottines des autres et de suivre leur histoire pour mieux les comprendre. Ce guide-là m'entraîne un peu partout et il est possible que mes «récits de voyage» soient encore maladroits et teintés de propos d'une civilisation qui n'existe plus, en l'occurrence la mienne. Il se peut que j'aie l'air de Kevin Costner dans Il danse avec les loups. J'ai beau aimé les Sioux qu'il serait présomptueux pour moi que de parler en leur nom comme si on leur avait arraché la langue...

***

SLAV a été annulé. On avait avisé les créateurs de ce spectacle qu'il y avait un problème avec le manque de représentativité des Noirs dans un show consacré à l'histoire de l'esclavage des Afro-Américains. Les créateurs sont passés outre à cet avis et ont dû faire face à une poignée de manifestants. Du coup, la Toile s'est enflammée. SLAV était présenté dans le cadre du Festival de Jazz de Montréal, un festival consacré à la musique afro-américaine... Les Afro-Américains y ont vu un affront. Pas les Québécois. Ni les Afrikaners.

L'an dernier, CBC a dû retirer de sa programmation Canada: The Story of Us, une série consacrée à l'histoire du Canada. Les Français y étaient sous-représentés. De plus Samuel de Champlain avait l'air d'un gros crotté alors que les officiers britanniques étaient toujours très propres et élégants. Racisme systémique? Allez savoir. CBC s'est excusé et le show a été annulé. Tous les Québécois en furent ravis.

Vous voulez encore que je vous parle de l'annulation de SLAV?

Le Festival de jazz a annulé SLAV.

L'Assemblée Nationale du Québec n'a même pas eu à intervenir comme l'an dernier...

La censure artistique, c'est lorsque l'État intervient pour interdire la diffusion d'oeuvres d'art.

Autrement, business as usual.

Mauvaise décision d'affaires.

On retire le show.

Va nous faire perdre du cash ailleurs mon chum.

***

L'empereur est nu!

C'est un enfant qui l'a remarqué.

Cet enfant est Noir.

Déjà, on en oublie que l'empereur est nu.

On en veut aux Noirs de ne pas apprendre à leurs enfants à se taire et à se comporter correctement en public, parmi notre majorité pas si silencieuse qu'on le prétend.

***

Vous vous souvenez du film The Color Purple?

Oprah Winfrey y tient le rôle d'une pauvresse qui se fait incarcérer pour avoir résisté au cours d'un incident raciste. Elle a même balancé un coup de poing au maire de la ville, imaginez-vous donc! Le maire, un Blanc aux idées libérales et progressistes envers les personnes dites de couleur... Non mais quelle ingrate!

Sa femme, qui partage les mêmes idées et la même couleur de peau, paie la caution de la «négresse» (sic!) et la prend pour bonniche sous ordre du tribunal.

La pauvresse doit torcher la femme de celui qui l'a foutue injustement en prison.

Elle n'a jamais de congé. Elle est maintenant borgne et tout croche à force de s'être faite frapper dessus.

Par contre, la femme du maire a des idées libérales et progressistes envers les personnes dites de couleur.

Elle fait même la promotion de spectacles qui parlent de l'histoire des Noirs.

Mais pas question qu'elle s'assoit aux côtés d'un Noir -à moins que ce soit sa servante...

Il y a des limites à ce qu'une civilisation peut supporter...

***

C'est la fin de cette civilisation.

Toutes les églises sont fermées et en ruines.

Nous ne sommes plus seuls sur cette planète.

Nous sommes maintenant tous et toutes sur la même planète, en même temps, tout le temps, et pour toujours.

On peut faire semblant de retenir l'effondrement de cette civilisation, de vivre encore dans le déni de la réalité.

Notre pensée aussi est en train de se décoloniser.

L'histoire qu'on m'a enseignée ne ressemblait déjà plus à celle que l'on a enseignée à mes parents.

Celle que l'on enseigne diffère déjà des mythes véhiculés par nos propres leçons d'histoire.

Bien des murs et bien des frontières continueront de tomber. Et c'est tant mieux.

***

J'adore le film Apocalypto.

C'est Mel Gibson qui l'a réalisé. Cela se passe au Mexique, chez les Mayas, à minuit moins une de l'arrivée des Espagnols.

Il aurait pu mettre un Blanc au sein de cette histoire. Un conquistador repentant qui ne veut plus tuer des Indiens. En faire un genre de Il danse avec les loups, un Blanc qui sauve les Sioux qui occupent une place très discrète dans le scénario... Tant et si bien que Richard Desjardins aurait pu dire qu'ils forment un peuple invisible. Invisible dans nos propres yeux, cela dit.

Apocalypto a été tourné en langue maya yucatèque et ne met en scène que des acteurs d'ascendance autochtone.

Bien que ce film ait été produit par un Blanc, il s'en dégage une authenticité et une forme d'empathie qui méritent d'être soulignées.

Aucun Maya n'a demandé à ce que film soit banni des écrans.

Comme quoi, quand c'est bien fait, il n'y en a pas de problèmes.




jeudi 5 juillet 2018

Ah pis va chier avec ton blé dingue du calice !

Le matin. Le ciel bleu. Des vaches dans le champ.

Et un resto. Un petit resto. Le resto du coin.

Deux types discutent. Les deux sont dans la cinquantaine avancée et portent des calottes de baseball.

Ils sont grands et grassouillets.

Po-Paul  Verreault aime beaucoup le blé d'Inde.

-J'a'me beaucoup el' blé dingue, qu'il dit avec son accent pittoresque de Sainte-Clothilde-de-Horton. J'l'a'me tallement qu'ej' mangerais jusque ça.

Raymond Parent, son interlocuteur , n'en mange jamais.

-El' blé dingue ça m'fa' f'ire des gaz déshydratés baptince de viârge! hoquette-t-il.

-Moé ça m'fait pas chier. E' l'digère très bien!

-Tu m'en f'ras pas manger d'ton maudit blé dingue! C'est faitte pour les vaches sacrament! Moé c'est du steak que j'mange pas du blé dingue calvince!

-El' steak c'est pisant sur l'estomac. J'a'me pas avouère l'estomac pisant.

-Garde-lé toutte ton hostie d'blé dingue j't'en prendrai même pas un épi caltor!

-Énéwé, y'est pas encore sorti el' blé dingue mais ça d'vrait pas y'être bin bin long!

-Ah pis va chier avec ton blé dingue du calice!

mercredi 4 juillet 2018

mardi 3 juillet 2018

Si j'avais un char...

Résultats de recherche d'images pour « char romain »Mon père n'avait pas de char. Pas plus que la plupart de nos voisins dans la paroisse Notre-Dame-des-Sept-Allégresses à Trois-Rivières. En fait, je crois bien qu'il y avait un char par deux blocs appartements. Les ruelles étaient plus aérées qu'aujourd'hui, si l'on fait abstraction des terrains vagues qui ont fait suite aux incendies des taudis. Les gens circulaient majoritairement à pieds ou à vélos dans mon quartier pour la simple et bonne raison que tout le monde était pauvre ou bien superstitieux face au crédit.

Mes parents n'auraient jamais voulu emprunter pour acheter un char. Ça allait à l'encontre de leurs valeurs.

De plus, je soupçonne mon père de ne s'y être jamais intéressé. S'il était comme moi, ça ne me fout rien de ne pas conduire un char. D'abord parce que je déteste les chars. Et ensuite parce que j'ai un trouble de vision à haute vitesse. Mon focus ne se fait pas au bon moment. Ça me fait un effet kaléidoscopique et j'en attrape le vertige. Cela n'en nourrit que mieux mon aversion envers les chars, c'est-à-dire les automobiles.

Les Autochtones connaissaient la roue mais refusaient d'en faire usage pour avancer sur la Terre Sacrée. Une bonne partie de leur spiritualité reposait sur l'idée de participer au Grand Cercle de la Vie. Il n'en fallait pas plus pour que des prophéties surgissent selon lesquelles le monde serait détruit sous des roues qui ne respecteraient pas la Terre Sacrée.

Évidemment, vous ne devez pas prendre tout ça au pied de la lettre. Je ne suis ni devin, ni chamane.

Je ne suis qu'un piéton ou un cycliste de plus en plus perdu dans un océan de chars.

Il y en a partout, des chars et, ça, ce n'est pas une prophétie.

C'est une réalité.

L'autre jour, j'emprunte à vélo la piste cyclable du Pont Duplessis. Je suis en compagnie de mon amoureuse. La circulation est congestionnée. Il fait 34 Celsius. C'est caniculaire avec l'humidité. Combien de vélos sur le pont? Peut-être trois ou quatre. Avec un piéton. Et combien de chars? Je n'en sais rien. Des centaines. De Trois-Rivières jusqu'au Cap-de-la-Madeleine. Et vous savez quoi? Ça m'a rendu triste...

Idem pour les stationnements. De grands espaces déserts surchauffés pour accueillir des chars. Pas d'arbres. Rien que de l'asphalte à 60 Celsius. Et des humains qui s'essoufflent à marcher sous cette chaleur imbécile de chars...

Bien sûr, on a un char. Enfin, ma blonde l'a. Et c'est elle qui le chauffe. J'imagine que j'en profite. Mais ça ne me fait pas aimer les chars pour autant.

Je les perçois toujours comme une menace à la vie sur Terre quoi qu'en disent les prophéties.

Tabarnak! Il fait 49 Celsius avec le facteur humidex et on se pavane encore en char comme si c'était l'hiver! Et, du coup, tout le monde étouffe et requiert sa ration d'air en conserve dans cette Amérique que Henry Miller percevait comme un «cauchemar climatisé».

Je ne peux m'empêcher de penser que l'être humain est stupide, en plus d'être cupide, et que rien ne sera fait pour stopper le désastre déjà évident de notre civilisation.

Cela va continuer de mal en pis. À moins que je ne me trompe. Et je serais heureux de me tromper...

Il y aura encore plus de chars. Plus de pipelines. Plus de politiciens corrompus.

On foutra les gens sous terre et on leur mettra la télé et des divertissements virtuels.

À la surface il fera 60 Celsius. Ce sera un enfer permanent. Mais on y roulera en char, évidemment. On aura un troisième puis un quatrième lien vers Lévis. Les animateurs des radios-poubelles seront débarrassés à jamais des cyclistes et des piétons.