samedi 12 février 2022

Merci et s'il-vous-plaît

J'ai toujours été obstiné, anti-autoritaire, incapable de diviniser le boss ou le pape. Je me les imaginais en train de chier et cela m'enlevait toute forme d'obséquiosité. 

Cela dit, j'ai toujours été franchement poli. Parce qu'au fin fond de moi-même j'aime les gens.

J'ai appris de tout le monde, du plus nul au plus brillant.

Sans vous, mes frères et soeurs humains, je serais mort mille fois.

J'ai une dette envers l'humanité en somme.

Merci et s'il-vous-plaît m'ont fait grandir.

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Je suis particulièrement sensible au manque de civilités.

Entrer n'importe où comme dans une grange sans saluer personne ne me revient pas.

Cela m'affecte dans ma politesse qui se maquille de sarcasmes et de paraboles.

À celui qui ne dit pas bonjour je répète souvent ceci: «Je connais un gars qui ne salue jamais l'monde lorsqu'il rentre au travail. Dans mon livre à moé, c'est un hostie de trou d'cul. Qu'est-ce que t'en penses toé?»

Il arrive souvent à celui visé par ma parabole de cligner très vite des yeux.

«Qu'est-cé? As-tu une poussière dans l'oeil?» que je lui réplique.

Il apprend généralement à dire bonjour lors des rencontres suivantes.

Je suis poli.

Mais je ne suis pas une carpette.

J'ai le bonheur d'avoir le physique d'une armoire à glace.

Cela me permet d'être dur avec les malotrus.

Traiter les autres comme de la marde ça ne passera jamais dans ma tête tout autant que dans mon coeur.

Merci et s'il-vous-plaît m'ont aussi fait combattre.

Je ne laisserai pas les rustres gagner la guerre de l'incivilité au nom de je ne sais trop quel clan de brutes épaisses.





vendredi 11 février 2022

Deux ans de COVID-19...

 Après deux années de pandémie tout semble vide et déserté, même ce blog.

Je vous rassure tout de suite: je ne suis ni vide ni sur le bord de déserter. 

Je vis ma vie dans l'attente du printemps ou bien de quelque chose qui s'y rapproche.

Dans l'intervalle, je travaille. Très fort.

Mes fonctions me laissent peu de répit pour le moment.

Tout est à la COVID-19. Presque jour et nuit. Depuis deux ans.

Deux ans avec un masque dans la figure plus de 50 heures par semaine.

Deux ans à me laver les mains soixante milles fois par jour.

Deux ans à attendre que cette saloperie finisse.

Deux ans à entendre n'importe qui raconter n'importe quoi n'importe comment.

Deux ans de surinformation et de déformation.

Deux ans à supporter l'aigreur des fascistes, des pervers narcissiques et des masculinités toxiques.

Deux ans qu'il faudra vite oublier pour refonder le monde sur de nouvelles bases.

lundi 10 janvier 2022

Aphorismes déjantés pour devenir stoïque comme un Spartiate enragé

Être sibyllin avec les imbéciles et clair comme de l'eau de roche avec les humbles.

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Rien n'est plus détestable qu'un moi de trop parmi la foule qui crève. 

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Le narcissisme est le cancer qui mène notre civilisation vers l'autodestruction contemplative.

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On ne fera jamais rien avec quelqu'un qui a peur de tout. «Reste dans ta cachette, mec, je m'occupe de tout.»

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Le courage c'est comme attacher ses bottines: ça s'apprend.

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«Moi, moi, moi»= ta yeule, ta yeule, ta yeule!!!

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Trancher le noeud gordien en toutes circonstances. Ne jamais couper les cheveux en quatre. Ôter de son chemin les devins et les devinettes pour avancer enfin vers quelque chose.

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La meilleure chose à faire quand tu ne sais pas quoi faire c'est de chanter. Ça ne réglera pas ton problème mais tu seras de meilleure humeur.

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Pour être aimé il faut aimer suffisamment pour perdre son masque et ses protections psychologiques. On aime rarement les bourrus, les réservés, les calculateurs. Les fous hantent le coeur bien plus longtemps. On veut rire. On veut danser. On veut chanter. C'est rare que l'on veuille se faire chier avec une personne qui n'apporte que des peurs et des soucis. Soyez légers pour être aimés et lourds pour que l'on vous fuie.

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L'individu moyen a peur de la mort et de la maladie plus que tout. C'est pour ça qu'il ne visite ni l'hôpital ni les salons funéraires. L'individu moyen est un égoïste qui pleurniche puisque personne ne s'intéresse à lui-même - qui d'ailleurs ne s'intéresse à personne... Il abandonne tout ce qu'il peut sans ciller des yeux et se croit victime du monde entier comme le dernier des étrons. L'individu moyen n'a pas plus de coeur que d'esprit. Il a récolté un peu d'argent à force de le voler à autrui et ne tient vraiment pas à le partager. Nos politiciens travaillent essentiellement pour flatter l'ego de cet individu moyen sans lequel ils ne seraient jamais élus.