dimanche 28 septembre 2008

DEUX ÉCRIVAINS MÉDIOCRES

Je ne suis pas un critique littéraire. Comme je ne suis pas un joueur de basketball.

Je n'ai rien contre le basket, bien que ma culture de ce sport se limite aux Harlem Globetrotters.

Bon sang que j'aurais aimé pouvoir faire tourner le ballon de basket sur mon doigt comme il le faisait, le grand bonhomme aux cheveux frisés. Chaque fois que j'ai tenté le coup, je me suis lamentablement ridiculisé.

Vais-je me ridiculiser à jouer au critique littéraire? Peut-être. Ma culture de ce sport se limite à Pierre Assouline, un républicain des livres. Un membre des Harlem Globetrotters à sa manière, qui fait danser les livres sur son doigt en épluchant les pages à la vitesse de l'éclair.

Je m'en voudrais aussi de ne pas mentionner Phil, un blogueur qui fait du boulot honnête et qui mériterait une page ou deux, sur papier velin, un de ces quatre.

Bon, moi je ne suis que moi. Je vais donc vous parler de deux écrivains médiocres: Christian Mistral et Éric McComber.

Je dis médiocres parce que je commence à les connaître un peu et il me prend de ces fantaisies de les taquiner un peu. Si je vous dis d'emblée qu'ils sont excellents, ils vont s'enfler la tête et vous, vous allez dire que c'est arrangé avec le gars des vues, ma fameuse critique littéraire.

Bon, comme plusieurs ne liront pas plus loin, je m'excuse d'avoir écrit cela. Je sais que cette phrase, tirée de son contexte, pourrait nuire à la réputation d'écrivains que j'admire. Et que je respecte en tant que correspondants. Ils ne sont jamais avares de leur temps pour me torcher de la littérature à gros volume, sans sourciller.

Ça prouve que ce sont des vrais. Des auteurs à la hauteur. La passion et le plaisir des lettres, ça ne s'invente pas. Ça se sent. L'intérêt y est souvent pour quelque chose. Je veux dire qu'on ne se sent pas enveloppé par l'ennui quand on les lit l'un et l'autre, Mistal et McComber, même que je les ai lus en même temps, ben tiens.

J'ai lu Léon, Coco et Mulligan de Christian Mistral et Sans connaissance de Éric McComber. Deux romans solides. Qui prouvent que la littérature québécoise n'est plus plate comme avant.

Savez-vous ce qu'il y a dans ces deux romans? De la vie. Ça bouge. Ça mange. Ça frémit. Ça baise. Ça meurt.

Ce n'est pas englué dans l'application pratique de théories littéraires.

Ça ne se limite pas à une dégringolade de mots et de descriptions soporifiques.

C'est sportif.

C'est viril.

Comme du Henry Miller, du John Steinbeck ou du Charles Bukowski. Bref, c'est américain dans ce que l'Amérique a de meilleur, dans tous les sens du terme. Américain avec de la valeur ajoutée, je dirais même. C'est en français, une langue qui devra bien se parler de la Terre de feu à l'Alaska, juste parce que l'on voudra lire Mistral et McComber dans le texte, tiens.

Mes critiques suivront cet envoi.

Cette mise au point m'était nécessaire.