jeudi 19 février 2015

Plus personne ne me critique

Il y a tellement de sujets sérieux dont je devrais traiter que je m'en veux parfois de me retrancher vers la culture de mon jardin comme si j'étais le plus candide des crétins.

Tandis que le monde est mis à feu et à sang, il se trouve un Trifluvien pour écrire des niaiseries sur Josué Caleçon ou autres énergumènes qui n'existent même pas. S'ils existent, c'est certain que l'auteur de ces lignes déforme tout au mépris de l'objectivité journalistique. D'ailleurs, il prétend faire de la littérature, ce nigaud, et c'est tellement lancé cul par-dessus tête que personne n'en doute.

Assez parlé de moi à la troisième personne du singulier. Vous finiriez par croire que je souhaite faire de la politique... À César ce qui est à César et à Gaétan ce qui est à Guétan (personne ne prononce mon prénom comme il faut, misère!).

Revenons à nos cretons.

Heureusement que les lecteurs ne sont plus ce qu'ils étaient lorsque j'ai débuté dans l'écriture de ce blogue. Il y a dix ans, des tas de sans-desseins me répliquaient que je n'étais pas ceci ou cela, que je ne respectais pas la religion ou la patrie, peu importe laquelle. Maintenant, c'est plutôt le calme plat. Les critiques se font rares et j'imagine que les gens ont autre chose à faire que de me traiter de plouc. À moins que je ne sois devenu inaccessible ou bien susceptible de créer toujours l'unanimité.

Je ne reçois plus que des commentaires positifs, hormis un libertarien de temps à autre qui se pointe pour me traiter de sale artiste barbu et crotté. Je ne suis pourtant ni sale ni crotté et fréquente à peu près aucun artiste. Je dirais même que je ne fréquente à peu près personne, sinon la parenté et quelques rares amis qui se comptent sur le bout des doigts. J'ai un côté sauvage fortement prononcé qui peut aussi expliquer le retrait progressif des commentaires négatifs sur mon blogue. C'est qu'ils ne trouvent aucune emprise sur ma personne totalement désintéressée et un brin trop autarcique. De plus, j'ai tendance à les éliminer d'un clic quand ils me font trop chier.

Ces propos que je tiens en ce moment ne méritent, évidemment, aucun commentaire. C'est tellement ordinaire que même moi je ne trouverais rien à y redire.

-On s'en fout de ton blogue et des commentaires, dude! Qu'est-cé qu'ça peut bien nous crisser, hein? Monsieur écrit des trucs poches et personne n'ose lui dire qu'il est pourri! Tout le monde le trouve gentil, agréable, drôle... Voyons donc! Reviens sur terre gros phoque!

Je suis mon meilleur contradicteur. Cela peut expliquer pourquoi personne ne ressent le besoin de m'insulter. Je le fais envers moi-même avec un art consommé.

C'est tout ce que j'ai trouvé à vous raconter et je vous avoue que ce n'est pas grand chose. C'est à la limite d'être plate.

Pourquoi l'avoir fait?

Parce que j'étais à court d'histoires comme celle de Josué Caleçon, vous savez celle que j'ai écrite hier et qui m'a fait rire toute la journée puisque je suis bon public envers mes créations.

Bon je vais aller voir ailleurs si j'essuie.

C'est tout pour aujourd'hui. Au revoir.


2 commentaires:

  1. Petit texte sans importance , mais qui en a .
    Les dude(e)s semblent se lasser d ' émettre les critiques haineuses qui semblent les nourrir -
    En fait c ' est assez logique - dans la logique de ce peuple-là - de cette culture-là - tellement enclin-e-s à çà , qu ' ils-elles ne savent que produire çà , le produire et les reproduire à l ' infini , en arroser leur culture , tels les fauves , les pins de leur urine -
    Que se tarissent les paroles positives ? Ou que se révèle qu ' il y en a peu ?
    - Pourtant c ' est bien par là que peut se construire tout ce qu ' il y a de beau -
    Sans être pessimiste , c ' est en étant réaliste , peut-être , qu ' on pourra avancer - Sans délaisser aucun de nos rêves et certitudes , bien-sûr .

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  2. Encore un commentaire positif! Merci monde indien... Cela fait toujours chaud au coeur.

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