mardi 17 février 2015

L'avenir de mon blogue

Hier, je suis tombé par hasard sur un article où il était question de l'avenir des blogues. Je ne me souviens plus où j'ai lu ça et, franchement, je n'ai pas envie de googler pour le retrouver. Était-ce dans Le Devoir ou La Presse? Hum... Cela faisait référence à Andrew Sullivan, un type que je ne lisais jamais et qui a décidé de fermer son blogue. Un blogue de 30 000 abonnés qui lui faisait faire un million de dollars par année. Ce qui, vous l'aurez compris, n'est pas du tout mon cas.

Il me semble que j'entends parler depuis des lustres de la fin des blogues et des journaux imprimés.

Pour les journaux imprimés, il faut s'attendre à voir disparaître des tas de publications. Et ce n'est pas seulement parce qu'elles sont imprimées qu'elles disparaîtront.

Il y a des tas de quotidiens et d'hebdomadaires au Québec, entre autres, qui ne correspondent plus du tout aux goûts du lectorat. On a l'impression qu'il ne s'y est rien passé depuis le début des années '80. Journalistes et chroniqueurs semblent englués dans de vieilles habitudes qui ne font plus lever la pâte et le papier. La prose y est sèche et on sent le manque d'intérêt qui agite ces plumes qui se croient sérieuses seulement parce qu'elles sont soporifiques.

Le seul chroniqueur que je lisais, dans ma région, s'appelait Jean-Paul Arseneau. Sa plume truculente et sa personne elle-même se sont éteintes il y a de cela presque vingt ans. Depuis, je dois me contenter de quelques saillies de Jean-Marc Beaudoin, dans Le Nouvelliste, lequel peut encore se prévaloir du fait d'avoir une plume entre les mains malgré ses dérives de droite que je lui pardonne.

Je m'éloigne de mon sujet, je sais.

Comment ne pas s'en éloigner alors qu'il est question de l'avenir des blogues?

Il y a un avenir pour mon blogue à tout le moins.

J'aime cette plate-forme. Tout ce qu'il faut pour me requinquer et me redonner l'illusion de parler à quelqu'un, peut-être vous, alors que je suis un has-been des médias communautaires à qui l'on a enlevé le goût et la possibilité de communiquer via la presse écrite ou bien les ondes de la radio.

Je me suis retranché vers l'Internet pour survivre de ma passion sans recevoir le moindre sou. Mon blogue, en somme, est un défi envers ceux qui m'ont congédié de mes postes de rédacteur en chef et de directeur de la programmation. Un défi envers ceux qui vivement souhaitèrent que je me taise à jamais.

D'un billet à l'autre (j'en ai rédigés plus de 2200 à ce jour...) je suis passé d'un ton revanchard à une attitude plus conviviale. Le ressentiment s'est effacé pour laisser place à l'art et aux Belles-lettres.

Honnêtement, je me fous d'avoir 30 000 abonnés et de faire du fric avec mon blogue.

Ce qui m'intéresse, c'est de me recréer à chaque fois que je m'installe devant mon clavier pour transmettre quelque chose via mon blogue.

J'aime bloguer. J'aime écrire.

Mon plus grand fan, je vous le dis sans vergogne, c'est moi-même.

J'aime recevoir des commentaires, bien entendu. J'en reçois sur mon blogue, sur Facebook ou bien sur Twitter. Cependant, je ne suis pas à la recherche de bons commentaires. Ma démarche est essentiellement personnelle. Je veux me dépasser, me transcender. Je veux que mes textes soient aussi nobles, aussi bons et aussi beaux que ceux de Maupassant, Dostoïevski, Tchékhov, Boulgakov ou Chalamov. Pour un Français, je veux valoir quatre Russes, dont un Ukrainien.

L'avenir de mon blogue est assuré. Je n'ai pas encore dit mon dernier mot, malheureusement pour ceux qui pourraient s'ennuyer à me lire.

Pour les autres, n'ayez crainte. Je vais demeurer ici, presque tous les jours, jusqu'à la fin de mon temps.

L'avenir des blogues, je m'en fous.

Ils peuvent tous fermer l'un après l'autre, incapables d'aller plus loin qu'une pause Kit-Kat ou bien le partage d'une vidéo sur YouTube.

Le mien aspire à l'éternité, rien de moins.

Et c'est tout ce que j'ai à dire sur le sujet.

Merci beaucoup. Bonne journée.





5 commentaires:

  1. Merci beaucoup à toi pour faire ce blog , avec tes textes rigolos , ou où tu parles de choses importantes - Et tes peintures magnifiques - ( Honte à moi , je n ' ai pas encore écouté tes musique - moi qui adore la musique ! ) -
    Longue , et surtout belle , vie à toi !
    Charles -

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  2. Merci camarade monde indien. Et vive Seth! Et vive Georges Brassens!

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  3. Sète est une petite ville agréable - disons , à mon goût -
    Située en bord de ma méditerranée chérie où je suis né, à Toulon , pays presque chaud où nous ne connaissons presque pas l ' hiver ( qui pourtant a ses merveilles - mais nous sommes habitués et aimons notre soleil ) et nous sommes presque sur une île , entre l ' étang de Thau où on élève de bonnes huîtres - Notre population est un mélange + ou moins équilibré d ' ouvriers un peu " déchus " après une période faste de pêche intensive du Thon , et qui oscillent entre les traditions communistes et les tentations d ' extrême-droite - et une part non-négligeable de population d ' artistes + ou moins dignes de confiance mais qui donnent finalement à notre petite ville une envie de ne pas trop laisser l ' esprit s ' endormir -
    Brassens veille certainement encore sur ce petit monde , prêt sûrement à se mettre en colère si les choses allaient trop loin -
    Mais nos n ' attendrons pas , il y a trop à faire -
    Amitiés à ta petite ville !

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  4. t'as clairement besoin de personne pour te dire ça, mais tant pis, je le dis pareil: reste de même, c'est comme ça qu'on t'aime!:)

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  5. Ça fait toujours plaisir Le plumitif... Merci beaucoup.

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