mercredi 4 avril 2012

Un geste éloquent de courtoisie

C'est déjà la saison de la rage au volant. Quoique l'hiver soit tout aussi saisonnier pour les enragés.

Il y en a de toutes sortes, des cons au volant.

Hier, je suis tombé sur une vache qui a failli me faire chausser du 7 plutôt que du 14.

La fenêtre de sa portière était baissée. Elle me souriait d'un air bovin. La porte automatique de son hostie de garage ne voulait pas s'ouvrir. Sa Mercedès me coupait le chemin sur MON FUCKING trottoir.

-Madame! que je lui ai dit la face rouge comme une farçure. UN PERMIS DE CONDUIRE C'EST PAS UN PERMIS DE TUER TABARNAK!

J'ai sans doute manqué de classe. Comprenez bien, chers lecteurs et lectrices, que je suis de nature pacifique et même un peu simpliste. J'aime la bonté et la tarte aux pommes, bien sûr. Mais quand mes orteils passent près de se faire raccourcir, eh bien je m'emporte. C'est un bien vilain défaut, je le sais. Néanmoins, il faut bien évacuer tout ce sang qui bouille dans la tête sous la forme d'une réplique un tant soit peu trop brusque pour la sensibilité féminine des conductrices de Mercedès...

J'ai poursuivi mon chemin sur MON FUCKING trottoir.

À l'intersection suivante, un brave homme a reculé sa Sunfire qui empiétait sur la zone allouée aux piétons. Nous nous sommes salués avec respect.

J'ai retrouvé confiance en l'humanité sur notre foutue voie publique.

Ce geste rare et éloquent demeurera dans ma mémoire pour des siècles et des siècles. Amen.

3 commentaires:

  1. M'est arrivé la même chose une fois, j'ai monté sur le capot du char, le pépé au volant s'est mis à rire, j'ai débarqué, on s'est salué, pis ça fait notre journée. :) J'aime les gens bons. :)

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