samedi 3 novembre 2012

Soutenons Gabriel Nadeau-Dubois

La démocratie n'est encore qu'une gammique dans ce pays qui n'en est pas vraiment un. Nous sommes encore une lointaine colonie gouvernée par des fonctionnaires corrompus qui ne se sentent inquiétés ni par le peuple ni par la couronne.

Quand c'est le temps de s'en prendre aux caïds, la gammique fait semblant de rien. Elle prend son temps.

Mais qu'on lui offre un kid comme Gabriel Nadeau-Dubois ou bien un quelconque cul-terreux qui porte un masque de Guy Fawkes, eh bien on sent que tout le système s'accélère. Haro sur ces patriotes des temps modernes qui ont porté dans la rue le combat contre la corruption, condition sans laquelle il n'y aurait jamais eu de commission Charbonneau! Au bûcher les honnêtes gens! Sur le trône les bandits!

Et pourtant, quelque chose a changé depuis le 22 mars dernier... Vous ne vous en êtes pas rendus compte? Nous sommes en pleine révolution. Non seulement provinciale, mais mondiale. Ça brasse partout dans le monde pour se débarrasser de la gammique.

Il s'est passé quelque chose au Québec. Et on le doit au courage et à la détermination de milliers de manifestants anonymes ou notoires comme Gabriel Nadeau-Dubois.

La rue a eu raison de la gammique, comme partout ailleurs.

Et cet écho de la rue ne doit pas être étouffé par quelques avocaillons du dimanche qui se toge le cul avec la justice et le droit naturels pour mieux enculer les mouches au nom du droit qui sert la gammique.

La loi doit servir les hommes et non le contraire. Le droit d'un gus à se faire dispenser un cours d'arts plastiques pendant une grève étudiante relève de la bêtise absolue. Cette bêtise qui a valu un outrage au tribunal pour Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de la CLASSE, l'association étudiante qui préconise la gratuité scolaire du primaire jusqu'à l'université. Il n'aurait jamais dû appeler ses membres à défier l'injonction du juge Machin, grand penseur et maître ès bastonnade. Qu'un juge ait raison d'un héros, moi, ça ne me revient pas. Et vous?

Gabriel va en appel du jugement qui lui a été rendu.

La justice condamne injustement ce jeune homme.

On devrait lui décerner une médaille plutôt que de lui porter des accusations pour protéger le «droit» du gus à faire des cendriers en terre glaise pendant une grève étudiante. Cela ne relève plus de la justice, mais de la politique. C'est à la politique de faire tomber ces manipulations du droit qui vont à l'encontre de droits sociaux durement acquis, dont le droit de manifester, le droit à la liberté d'expression, le droit à gérer notre pays et nos ressources naturelles sans être considérés comme un peuple de va-nu-pieds tout juste bons à chasser les grenouilles dans les étangs qui entourent les châteaux de gypse des pharaons de la construction.

En condamnant Gabriel Nadeau-Dubois, on crée aussi un précédent. Je ne pourrai plus dire des trucs comme ce que je viens d'écrire sans me faire accuser de sédition par de vieilles perruques coloniales qui jouent aux Juges des temps bibliques.

Soutenir Gabriel Nadeau-Dubois, c'est me soutenir un peu, c'est nous soutenir un peu, si le chapeau vous fait...

Solidarité camarades!

Soutenons Gabriel Nadeau-Dubois.



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