lundi 31 mai 2010

L'INCOMMUNICABLE

Je riais à m’en péter les côtes rien qu’à raconter cette histoire authentique. Mes amis riaient aussi.

-Tu devrais l’écrire cette histoire-là Gaétan… Ha! Ha! Ha! m’a dit Phil en essuyant les larmes qui pissaient de ses yeux. J'ai jamais entendu pareille histoire de cave!

-J’peux pas… Le gars m’arracherait la tête…

Ce qui fait que je n’écrirai pas cette histoire, malheureusement.

Je la garde en réserve pour mes vieux jours.

Comme tant d’autres que je ne peux pas écrire tout simplement parce que je ne sais pas comment je ferais pour que la personne en question ne puisse pas se reconnaître.

4 commentaires:

  1. J'écris sur Anne dans un livre. Elle ne se reconnaît pas, lit le bouquin et dit l'adorer. Deux ans plus tard, j'apprends que toute la ville de Québec me déteste désormais, depuis que j'ai fait de la peine à Monique (que tout le monde aime) en « écrivant des vacheries sur elle ». Elle s'était reconnue en connasse alors que je n'ai jamais écrit une ligne à son sujet. Tsé. Écrit, mon vieux. Spa grave.
    :0)

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  2. Ne tentons pas le diable... aujourd'hui.

    Je voulais seulement illustrer par ce texticule la vie dangereuse de tout écrivain qui respecte sa langue sale.

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  3. Et moi, je me demanderais toujours si j'aurais rigolé autant que vous autres....Quelle frustration ! :)

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  4. le brocardé ne se reconnait jamais, chacun croit avoir servi de modèle pour le génie....

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