vendredi 28 mai 2010

Twois-Wivièwes: capitale de la marde

Il était une fois un hostie d'trou surnommé Twois-Wivièwes. Ce trou était situé au beau milieu d'une province de marde, dans un pays de cul.

Cette ville était sous la gouverne de types sans belles manières qui baragouinaient deux langues et se croyaient hot alors qu'ils n'étaient que des hosties d'trous d'cul. Ils pouvaient vivre au-dessus des lois juste parce que cette ville de marde était oubliée de Québec et d'Ottawa.

Ce qui fait qu'on y votait n'importe quoi n'importe comment, en se crissant du peuple, des référendums, des consultations populaires, des pétitions, bref de l'exercice normal de la démocratie dans un pays de cul où la plupart des villes étaient somme tout moins merdeuses.

À Vancouver, Toronto ou Shawinigan, on ne construit pas un temple du sport ou bien un éléphant blanc de la culture sans consulter les contribuables. On ne vit pas en démocratie pour rien.

Mais dans cette ville de marde, franchement, tout devenait possible. Et tout pouvait aller de travers. Franchement, Twois-Wivièwes était la championne toutes catégories confondues. La capitale de la marde.

Hier, ils ont approuvé un autre projet sans consulter personne. Ces peddlers ont fait approuvé leur projet pharaonique. Un amphithéâtre de 41 millions de dollars pour une ville de cent trente-cinq milles habitants... Un temple pour la kultur. La belle kultur pou' Twois-Wivièwes calvaire! Du cash pour les grosses poches...

L'amphithéâtre sera bâti sur un site de peuplement humain vieux de huit milles ans. Vous y trouverez des références à Cartier, Laviolette et autres monseigneurs. Et presque rien pour les Sauvages. Tout ça parce qu'ils n'étaient pas assez barbares pour prendre des décisions sans consulter toute la communauté. Aussi longtemps que ça prenait en discussions pour gagner l'adhésion de tous. Comme toute tribu qui se respecte et mérite de vivre sur l'Île de la Tortue. En conformité avec les principes du Grand Cercle de la Vie. Et toc.

Donc, c'était une ville de marde constituée de ruines modernes qu'on élevait sur des terrains contaminés. L'argent était siphonné des poches des contribuables sans qu'ils n'aient un calice de mot à dire.

Tu avais beau y faire signer des pétitions, interpeler les ministres de Québec et Ottawa, que rien n'y changeait. Tout le monde vous renvoyait à la triste réalité que ce trou d'bouette surnommé Twois-Wivièwes était devenu un genre de no man's land juridique où ça ne prenait qu'un tondu et trois pelés pour prendre toutes les décisions, surtout les plus mauvaises.

Dans le désintérêt général de tous, pour le plus grand bien de deux ou trois grosses poches qui pompent le cash de toutes les petites poches.

Jusqu'à l'inévitable catastrophe, le dépassement des coûts qui travestit mal l'avidité des grosses poches, qui suceront le cash jusqu'à la révolution, l'inévitable révolution...

Bien sûr, elle est déjà commencée.

5 commentaires:

  1. La pétition du groupe des 7 (?! péteux en coliboire, on va dire que c'est au nom d'la culture).

    RépondreSupprimer
  2. Tu peux mettre juste le lien finalement. Mon commentaire de péteux d'broue amène l'action d'une coche vers le défaitisme. Enfin, c'est l'impression que ça me laisse du coup.

    Évidemment, tu mets ou non le lien et secundo, tu ne publies pas ceci ;-)

    RépondreSupprimer
  3. Y'a même des pétitions contre la construction d'un barrage sur la rivière St-Maurice. Toutes sortes de pétitions. Et c'est pas toujours de la crotte.

    Et c'est pas toujours inutile.

    RépondreSupprimer
  4. Héhé, vu que tout y est, je parlais du nom du groupe des sept, pas de la pétition. La St-Maurice que je suis allée saluer à la hauteur de Matawin y'a pas longtemps. Elle semble avoir pris du mieux dans ce coin-là.

    Salutations !

    RépondreSupprimer
  5. On connaît Trois-Rivières comme la capitale de la poésie, tu nous présentes une facette qu'on ne connaissait pas...

    RépondreSupprimer