mardi 17 mars 2015

Les marchands de bonheur sont des ordures

Ma blonde est tombée par hasard sur l'entrevue d'un conférencier qui parlait du bonheur. Je ne sais pas qui c'était mais vous le voyez venir. C'était une espèce de charlatan pour bourgeois gentilhomme qui s'amuse à vous trouver des raisons pour être heureux dans la biologie, Spinoza ou bien dans le processus d'individuation propre au lexique de la psychologie. Ma blonde, intelligente comme moi, l'a ignoré au bout de quelques secondes. Elle l'a supprimé d'un seul clic.

-Son bonheur c'est de vider vos poches... que nous nous sommes dits.

Évidemment, le grelot avait mentionné qu'il n'y avait pas de clé pour le bonheur. S'il n'avait dit que cela, il gagnerait fort mal sa vie. Il fallait bien qu'il emberlificote son discours à la manière de Clotaire Rapaille qui s'offre la ville de Québec avec des théories bidons sur l'esprit reptilien et sa rencontre avec Félix Leclerc sur les plages bombardées de la Normandie...

J'aurai la finesse d'esprit de ne pas vous dire ce qu'est le bonheur.

J'ai ma petite idée à ce sujet mais je ne la conserve que pour moi, comme l'on se tairait sur un bon emplacement pour la pêche ou pour goûter à la tranquillité d'esprit.

Les sophistes m'emmerdent royalement. Je les fuis comme la peste. Dès que j'en vois un, je change de trottoir.

Bien sûr qu'il existe des esprits fragiles, comme Monsieur Jourdain, alias le bourgeois gentilhomme de Molière, pour s'acheter tout un tas de leçons inutiles sur la musique, les arts ou les lettres. Comme ils n'ont pas le temps de vivre pleinement ces expériences, ils s'exercent à les vivre par procuration pour le plus grand bonheur des vendeurs de vent.

Rien ne me rend plus pourpre de colère que les motivologues, pédagogues et autres donneurs de leçons sur l'art de vivre.

Cela me rappelle cette anecdote de Alain Stanké à propos d'un docteur montréalais qui avait été pressenti pour recevoir le Prix Nobel de médecine compte tenu de ses recherches sur le stress. L'épouse du docteur avait avoué à Stanké que son mari surconsommait des quantités considérables de valium... Tout un spécialiste du stress! Non mais, quelle connerie!

Spécialistes du bonheur, de la sobriété ou de quoi ce soit ne méritent que du mépris.

Le bonheur, c'est comme des carrés de sucre à la crème. Quand tu n'en as pas, tu t'en fais. Je me contente de ce proverbe bien québécois pour ne pas succomber sous les griffes des Clotaire Rapaille de ce monde.


2 commentaires:

  1. Le bonheur ne s ' enseigne JAMAIS !
    Il se partage -
    Ou pas -
    Le bonheur de l ' un-e est autant important que celui de l ' autre -
    Que ceux-celles qui ne comprennet pas ça aillent se faire foutre ! :
    c ' est qu ' ils-elles ne veulent pas le comprendre - en ont une vision complètement incompatible -
    Ce qui importe est qu ' il en aient avec qui nous connaissons ce partage indicible !!!
    LovE à tous et toutes !
    Charles de Sète :
    http://mondeindien.centerblog.net/

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  2. Partageons nos petits bonheurs et les coeurs de pierre n'ont qu'à aller se faire foutre! Peace and Love Sétois et Sétoises!

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