vendredi 3 juin 2016

Parce que

Il n'est pas toujours facile de trouver un thème pour écrire. Il y a des jours où l'on se sent totalement blasé de tout. Les actualités, qu'elles viennent d'ici ou d'ailleurs, finissent toutes par devenir surannées. Ce qui est un drame aujourd'hui sera vite oublié demain. 

Cela fait une semaine que je lis, sur les actualités de Google, qu'une femme est morte en se masturbant avec un vibromasseur. Elle a fait un ACV dans la salle de bain lors d'un événement à la résidence de ses beaux-parents. Son conjoint a trouvé qu'elle prenait beaucoup trop de temps aux toilettes. Il lui a demandé si elle allait bien. Comme elle ne répondait pas, il a enfoncé la porte et tout le beau monde présent l'ont vu étendue par terre avec un vibromasseur entre les cuisses.

Ce n'est pas vraiment une nouvelle, cette connerie. Ce n'est même pas de l'actualité. C'est un fait divers qui a effectué trois fois le tour de la planète parce qu'il n'y avait pas d'attentat à Paris cette semaine. 

J'ai un peu honte de vous en parler moi-même. J'éviterai donc de vous donner la référence exacte pour ne pas entretenir ce genre de journalisme jaune. 

Je souhaite seulement illustrer par cette connerie que le monde des médias carbure avec ce genre de banalités.

J'aurais très bien pu écrire un billet de 700 mots sur le sujet: je ne l'ai pas fait.

Comme je ne dirai rien de la énième course à la chefferie du Parti Québécois.

L'essentiel, c'est encore d'écrire des trucs qui durent.

Je sais déjà que ce billet ne durera pas.

Il est mort avant que d'avoir vu le jour.

Il sera lu seulement parce que les doigts me démangeaient tellement que j'ai dû les calmer en pianotant sur le clavier de mon ordinateur.

Je refuse de devenir le chroniqueur des pets et des vibromasseurs.

Je ne veux pas me perdre dans le dédale de la proposition 67 alinéa B.

Je ne tiens pas à écrire pour écrire...

C'est pourtant ce que je viens de faire.

Parce que je suis con.

Parce que je n'avais rien d'autre à faire.