lundi 20 juin 2016

Je ne lis jamais les blogues: JAMAIS!


Mon frère aîné avait cru bon un jour de faire connaître mon blogue à un célèbre chroniqueur de La Presse.

Cet enculé qui faisait la profession de foi d'être un homme dit de gauche lui avait répondu: "Je ne lis jamais les blogues: JAMAIS!"

Il m'est pourtant arrivé de lire ses chroniques de sale con dans La Presse.

L'énergumène avait aussi coutume de parler souvent de vélos.

J'espère ne jamais devenir comme ce faux-cul. D'autant plus qu'il se peut que je me mette moi aussi à parler de vélo...

Je souhaite pratiquer toute ma vie la politique de la main tendue, sans attendre quelque avantage que ce soit.

Si je puis aider un loustic à se trouver une situation à la mesure de ses capacités, parce que je suis en contact avec d'autres loustics qui pourraient lui permettre de cheminer dans la vie, eh bien je le ferai.

Je ne lui répondrai pas que je n'aide jamais personne: JAMAIS!

Évidemment, je ne vous dis pas ça pour que l'on me prenne en pitié. Je n'en mérite pas, de la pitié. D'abord, j'ai une grande gueule et, bien que je sois poli, j'ai coutume de dire ce que je pense sans m'empêtrer dans ce type de relations humaines stratégiques qui distinguent le faux-cul du débonnaire.

Si vous voulez faire connaître mon blogue à quelques chroniqueurs bien rémunérés dans l'espoir de me créer une situation, je vous laisserai faire sans cligner des yeux. Je serais surpris qu'ils accordent de l'importance à un éventuel compétiteur. Ils vous répondront peut-être qu'ils ne lisent jamais ceux qui ne sont pas payés pour le faire: JAMAIS! Ce qui me permettra de croire, à tort ou à raison, que ce sont des enculés.

N'allez pas croire que je sois amer. Je nourris à peine un zeste de ressentiment. J'aime tout le monde, même les enculés.

Enfin! je n'ai pas trop d'amertume envers ma situation. Vaclav Havel poussait des barils dans des entrepôts tandis que d'autres récoltaient les médailles et les honneurs pour des oeuvres somme toute médiocres. Le génie ne serait pas le génie si on lui faisait la vie trop facile.

Évidemment, je trouve injuste de voir sécher sur le carreau tant de talents méconnus.

Je ne parle pas du mien, vous vous en doutez bien. Mais de celui de tous ces intellectuels qui souhaiteraient que je puisse les aider d'une manière ou d'une autre à obtenir une position à la hauteur de leurs aspirations les plus légitimes.

Je dois constamment leur rappeler que je ne suis qu'un trou du cul...

Pourtant, ils affluent dans ma vie comme si j'avais la faculté d'y changer quoi que ce soit. Si je ne peux pas le faire pour moi, chers camarades, vous vous doutez bien que je ne puis rien faire pour vous, n'est-ce pas?

Je vais tout de même pratiquer la politique de la main tendue, par humanisme, par compassion ou par stupidité. Et je ne dirai jamais que je ne lis pas les poèmes, les nouvelles fantastiques ou bien les chroniques pornographiques, JAMAIS!

Pour ce qui est du vélo, oui j'en ai fait beaucoup en fin de semaine. Avec ma blonde qui plus est. Plus de 35 kilomètres samedi. Pas loin de 80 kilomètres dimanche. C'est beaucoup pour un vieux monsieur comme moi dont le poids oscille autour de 130 kilogrammes répartis sur 1,88 mètres de hauteur...

Ce matin, j'ai mal aux aines. Mes auriculaires sont engourdies. Le haut de mes cuisses me fait légèrement souffrir. Mais je me sens bien d'avoir pu le faire.

J'en souris de souffrance.

Si je ne me retenais pas, je me mettrais à relire les chroniques de Faux-cul archivées dans La Presse...

3 commentaires:

monde indien a dit...

J ' aime bien les gens qui disent " enculé ! " .
J ' aime bien le dire aussi - La vie devient soudain + riante .
Pourtant , comme le disait ma toute-première petite-amie : " Tout de m^me , ces enculés feraient bien de se faire enculer pour de vrai , ça leur ferai certainement du bien ! " . Moi je doute que cette respectable pratique change grand-chose à leur triste destinée de trous du cul bouchés -
Quant au vélocipède , je dois avouer que cette machine ne m ' a apporté que grimaces , non-de bonheur , mais de souffrance , d ' asphyxie et de désarroi - Mon grand-frère disait que je posais mal les pieds sur les pédales - Je dois toujours mal les poser : je ne peux qu ' envier ceux qui comme vous deux y rencontrent réconfort et réalisation , tout comme je jalouse tous les sportifs , bien que j ' aie du plaisir à la marche et à l ' immersion dans la mer - comme je jalouse aussi ceux qui comprennent les mathématiques , l ' astronomie , l ' électricité , la chimie , la politique , ou , pourquoi pas , l ' art ou la mystique -
Peu importe , les enculés sont des enculeurs-violeurs , et les bicyclettes des petites reines - la vie , la merveilleuse vie -

Gaétan Bouchard a dit...

@Monde indien: Avoir la mer à portée de jambes est sans doute la plus grande joie qui puisse être donnée à un être humain... J'ai le grand fleuve Magtogoek (anciennement Saint-Laurent) qui s'écoule jusqu'à la mer. Ça compense, mais ce n'est pas la mer. Chacun son truc, le mien, pour le moment, c'est d'enfourcher un vélocipède...

monde indien a dit...

Bah , l ' océan ne doit pas être bien loin- Et puis Magtogoek doit être quelqu ' un de magique - et les vélos aussi -
Amusez-vous bien !