mardi 31 mai 2011

À propos des Sauvages et des fouilles archéologiques à Trois-Rivières

On effectue des fouilles archéologiques dans ma ville. On cherche essentiellement des vieux clous et des vieilles fondations. Cela fera bientôt cinq cents ans que Jacques Cartier a planté sa croix sur l'Île Saint-Quentin. Bientôt quatre cents ans que monsieur Laviolette a bâti son fort aux Trois-Rivières.

Ça fera bientôt huit mille ans que les Anishnabés, les Attikamekws les Haudenosaunees et les Wendates sont bien installés sur les deux rives du grand fleuve Magtogoek (anciennement Saint-Laurent). Et l'on cherche de l'histoire ancienne au centre-ville de Trois-Rivières, où il n'y a aucun véritable monument rappelant la présence autochtone, sinon un édifice administratif, l'édifice Capitanal (du nom d'un chef anishnabé). On voit des tas de statues en l'honneur de tel ou tel homme blanc, de l'idolâtrie pour un Sauvage qui se contentait de représenter des animaux et des clowns sur ses totems...

Enfin, fouillons l'histoire... Trouvons des clous... Et s'il ne reste pas grand chose des huit cent milles années aborigènes précédentes, c'est peut-être parce qu'ils n'étaient pas forts pour polluer les plages. Elles n'existent malheureusement plus qu'à l'état de folklore là où Cartier a planté sa croix sans que mes ancêtres aient cru bon de le scalper pour cet affront.
Mes ancêtres qui croyaient que la Terre n'était à personne. Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd... Il y a vu de l'or, le Conquérant. Un plan Nord...