mercredi 18 mai 2011

À propos du sens communautaire de Jack London

Jack London a été l'écrivain le plus lu de son temps, honneur qu'il partageait avec Léon Tolstoï à la même époque. Il a mené une vie d'aventures. Ses meilleurs récits sont ceux qu'il a écrits suite à son voyage au Klondike, parmi les chercheurs d'or et autres desperados. Ce sont des leçons de vie, des questions bien plus que des réponses au rêve américain.

Jack London était d'abord un individualiste forcené, plutôt nietzschéen, un gars qui croyait en ses propres forces. Il a pratiqué mille et un boulots pour se payer des cours à l'université. Il a dépouillé les bibliothèques publiques de tous leurs livres pour se bâtir une tête. Il a réussi par ses propres moyens, au prix de durs efforts, parce qu'il misait sur une illusoire supériorité.

Puis vint la crise économique. Jack London fût balloté sur les routes, lui aussi, comme bien d'autres. Il prit conscience que même le fort peut être écrasé par le «talon de fer» de la ploutocratie. L'argent peut avoir raison des plus forts et favoriser la lie de la communauté.

C'est alors qu'il devint socialiste.

Il se rangea du côté des vagabonds, des chômeurs et autres réprouvés sociaux. Il prit parti pour la révolution sociale aux États-Unis. Il apprit la solidarité.

Pour mieux apprécier l'oeuvre de Jack London, je vous recommande de lire Les vagabonds du rail ainsi que ses récits sur la ruée vers l'or. Pas d'excuses: c'est facilement disponible sur le ouèbe.