mercredi 11 mai 2011

Le bonheur de l'homme-orchestre

Il a commencé par jouer de la flûte à bec. Son professeur de musique lui avait dit qu'il était nul.

Puis de l'harmonica. Du tambour. De la guimbarde.

Il parcourut les routes d'Amérique en auto-stop avec son harmonica et rencontra des tas de musiciens, partout, au hasard de ses errances.

La vie pouvait être aussi dure que facile. La musique avait raison de tout.

Il entreprit ensuite d'apprendre la guitare puis de joindre sa voix et son harmonica.

C'était magique. Il avait rêvé cela toute sa vie. Faire de la musique. Et maintenant il en faisait.

Il ajouta la cithare, le ukulélé, la mandoline, la contrebasse, le saxophone, la trompette, alouette! C'était pas croyable cette frénésie de jouer de tous les instruments. Tout ça parce que son prof de musique lui avait dit qu'il était nul.

Il gagne sa vie comme il peut et on le paie même pour ses prestations musicales. Il fait l'homme-orchestre dans la rue, dans de petits festivals et petites fêtes corporatives. Il y a du beurre et du pain sur la table. Et toujours de la musique dans sa chaumière.

C'est bien sûr un hostie de freak. Mais, croyez-moi les amis, il est heureux en pas pour rire.