mardi 12 mai 2009

À PROPOS DES BÉNI-OUI-OUI CONSTIPÉS


Tout excès de pouvoir me dégoûte. Ce qui fait que je déteste viscéralement le conservatisme, le communisme et le nationalisme. Ce sont tous trois les fruits du même arbre: l'intolérance. L'intolérance qui fait dire des conneries. Et qui en fait faire par d'autres au nom d'une sacro-sainte doctrine de bouchés par les deux bouts. Comme si la vie se résumait à un bréviaire de béni-oui-oui constipés. Comme si tout avait été trouvé pour toujours et à jamais.

Que ce soit chez les catholiques réactionnaires ou les communistes revanchards, on trouve cette même manie de voir le monde par le petit bout de la lorgnette. L'important n'est pas de voir la vie telle qu'elle est, mais telle qu'on doit nécessairement la voir aux yeux fanatiques de ces hypnotisés de la politique. Ouf! C'est qu'ils savent tout, ces lecteurs de formules creuses et ces diseurs de slogans. Tout est écrit. Tout. Dans les oeuvres de tel ou tel pape, dans les divagations de telle baudruche intellectuelle ou les chansons de Jean Ferrat. Tout.

Je ne supporte pas ces pseudo-penseurs qui emmerdent leurs lecteurs avec des chiffres et des lettres: les huit façons de, les dix commandements, les cinq piliers de, l'indépendance dans mille jours, Maurice Barrès ou Marcel Chaput.

Je décroche dès que je sens que j'ai affaire à un perroquet, sinon à un singe: à un type qui imite quelqu'un qui imitait quelqu'un d'autre.

La vie est complexe.

L'univers est infini.

Et trop de questions humaines sont idiotes quand on y réfléchit ne serait-ce qu'un peu, en laissant de côté son bréviaire et son petit livre rouge carotté.

Nous avons l'obligation de vivre ensemble. Humainement. Sans nous foutre des claques sur la gueule à tout bout de champ.

L'homme étant ce qu'il est, la diplomatie est toujours de mise. Il y a plusieurs manières de calmer les brutes. L'hypnose réussit à faire des miracles parfois.

L'hypnose, l'art - la beauté quoi!

De toute façon, les fanatiques sont des hypnotisés. Et l'hypnose, c'est bien certain, est leur talon d'Achille. À moins que ce ne soit l'Argent.

Après tout, je ne sais pas tout.

Je ne lis pas de bréviaires.

Je lance n'importe quoi, comme ça, pour l'amour du sport.

That's it.