mardi 26 mai 2009

PAS DE GRATTE-CIELS À TWOIS-WIVIÈWES...

Le rêve de tout politicien ringard des Twois-Wivièwes a toujours été de planter des gratte-ciels au confluent de la rivière Métabéroutin et du fleuve Magtogoek. Ils rêvent tous de voir des grues traversées notre ciel, des grues, signe patent de progrès et de civilisation, des grues avec des tas de gens qui se déplacent pour bâtir des gratte-ciels à défaut de pouvoir se payer des pyramides.

Le hic, c'est que c'est laid, des gratte-ciels. C'est non seulement laid, mais c'est aussi difficile à planter dans le sol argileux des Twois-Wivièwes. Cela expliquerait pourquoi les gratte-ciels sont rares à Twois-Wivièwes: il faut creuser une centaine de mètres avant de trouver du roc. Du coup, on n'en trouve que deux en ville, tous les deux sur le boulevard Royal.

On en voudrait sur le terrain de l'ancienne usine Tripap, des gratte-ciels, ce lieu rebaptisé Trois-Rivières-sur-Saint-Laurent sans qu'il n'y ait eu de consultation populaire, malgré la signature des registres, une mesure démocratique dont on se torche tout à fait, au conseil municipal.

Achalez-les pas avec ça, la démocratie. Ça veut des gratte-ciels, même si le sol est argileux. Et ça bâtirait des beaux quartiers là où il y a eu des affaisements de terrains par le passé, tout près de la rivière... Ou bien un centre d'achat sur un vieux dépotoir. Tout se fait, voyons donc.

D'où les gratte-ciels. Et Twois-Wivièwes n'est pas faite pour les gratte-ciels. Même si elle n'est pas faite aussi pour la démocratie. C'est bon pour les étranges, la démocratie municipale, pas pour les «nous autres». Et pis nous autres on veut être pro-actifs pis toutes sortes d'expressions de morons sous-éduqués.

Le meilleur opposant à la construction de gratte-ciels demeure encore le sol argileux de Twois-Wivièwes.

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Power to the people à Twois-Wivièwes, hum?