lundi 27 octobre 2008

Elvis Falardeau n'est pas un artiste

Elvis Falardeau pense qu'il fait du San Antonio chaque fois qu'il vomit son racisme et ses idées fixes sur les Canadians. (Prononcer quenédiennes en postillonnant de mépris comme le dernier des caves racistes de la province, comme le plus crétin des rednecks.) C'est justement des racistes comme lui, à peine dénoncés du bout des lèvres par les souverainistes, qui font que j'adhère à une autre vision du monde que le nationalisme.

Qu'est-ce que le nationalisme? Le nationalisme c'est le peuple abstrait, celui des nationalistes, moins un traître, moins un vendu, moins plusieurs ennemis du peuple, fussent-ils majoritaires parmi les habitants du territoire visé. Le nationalisme c'est la propriété exclusive des Iznogoud qui traînent dans le coin et qui veulent devenir calife à la place des calices.

Cela finit en village gaulois, avec des chefs que l'on porte sur des boucliers, en restant fiers mais soumis. Soumis au type sur le bouclier.

Le village gaulois de Falardeau, franchement, je m'en calisse. Et je suis autant Québécois que lui. Et je lui redis: je m'en tabarnaque. Pas du Québec. Mais de Falardeau et de sa connerie. De Falardeau qui voit tellement de caves autour de lui qu'on finit par croire, en toute honnêteté intellectuelle, que c'est lui le cave en fin de compte.

Elvis Falardeau était cave pour ce qu'il a dit de David Suzuki. Il l'était aussi le jour des funérailles de Claude Ryan. Quand un homme meurt, un humain qui a le coeur à la bonne place ne s'amuse pas à rôter ses élucubrations de demi-portion intellectuelle subventionnée par Téléfilm Canada. Ça ne vaut pas cher la livre, en termes d'humanisme. Falardeau crèverait demain matin que je me garderais une petite gêne... Je lui trouverais même des bons côtés. Fuck, j'sais vivre moé.

C'est facile d'adopter un ton gouailleur et de faire des clins d'oeil à la foule imbécile qui gobe n'importe quoi, dont du ressentiment. Ça fait tellement de bien, du ressentiment, de la haine, des préjugés racistes - et l'alouette devient en colère. Et la colère, sacrement, on ne me dira pas que c'est le meilleur climat pour réfléchir.

Si Falardeau était un artiste, je lui pardonnerais peut-être sa bêtise. Le problème c'est qu'il n'a rien de San Antonio. Il est un artiste engagé. Il adhère à une Cause. Le gars qui fait du «réalisme socialiste» nouveau genre.

Le seul film qu'il ait fait c'est Le Party. Le reste, c'est de la pacotille pour adolescents boutonneux. Elvis Gratton? C'est mal découpé. Le scénario est nul à chier. Ce qui sauve le film c'est le talent de Julien Poulin.

La discrimination raciale, en passant, c'est un crime au Canada.

Et on est encore au Canada hostie d'tabarnak.

On est sur l'Île de la Tortue, pas en Normandie saint-chrême!

Waban-Aki! Notre Terre! La Terre de tous les humains!

Fuck le racisme.

Fuck la stupidité.

Fuck Falardeau.