lundi 27 avril 2009

LA GRIPPE PORCINE ET LE VACCIN QUI TUE


Je ne suis pas médecin. Je ne suis qu'un observateur. Mais je me dis toujours qu'il y a quelque chose qui cloche dans notre propension à nous effrayer à chaque fois qu'un type qui porte un sarrau blanc vient nous dire que c'est l'apocalypse.

Le 5 février 1976, un soldat de l'armée américaine mourrait de la grippe porcine à Fort Dix. Ses camarades furent hospitalisés. Et leurs médecins établirent un lien entre cette grippe et la grippe espagnole de 1918. Nous allions tous crever. Il fallait absolument prévenir l'épidémie.

Un programme de vaccination a été mis sur pied afin que chaque Américain soit vacciné contre la grippe porcine. Un programme qui a soulevé toutes sortes de problèmes, dont des problèmes bureaucratiques.

Au moment où le programme était annulé, vint-quatre pourcent de la population avait reçu le vaccin contre la grippe porcine. On a tout annulé parce qu'il y eut à peu près 500 cas du syndrome de Guillain-Barré, chez ceux qui reçurent le vaccin, dont 25 morts, probablement dû à une réaction immunopathologique provoqué par le vaccin.

La grippe porcine a fait un mort.

Le vaccin contre la grippe porcine, vingt-cinq morts plus quatre cent soixante-quinze paralytiques.

Le compte est bon?

***

Je ne suis pas médecin.

Ni comptable.

Ce matin, je regarde la une de mon quotidien local, Le Nouvelliste, et je trouve ça tiré par les cheveux.

C'est quoi le contraire d'un rabat-joie? Un rabat-drame?

Je vais manger mes petits yogourts probiotiques et faire de l'exercice, tiens. Au cas où la peste m'attende au coin du chemin. La peste, la grippe aviaire, la grippe porcine, le choléra, le cancer, la danse de Saint-Guy ou n'importe quel microbe qui nous rappelle que les dinosaures étaient trop gros pour rien.