mercredi 22 avril 2009

IL FAUT SAVOIR GARDER SA BONNE HUMEUR


La bonne humeur m'a toujours semblé héroïque en cette époque où la norme consiste à broyer du noir, à ne boire que la lie dans la coupe, à brailler sur telle ou telle niaiserie.

Évidemment, je la tiens pour héroïque parce que je m'y reconnais. On ne vante bien que ce que l'on est, tout le monde sait ça depuis longtemps. Et je ne fais pas exception à la règle.

Donc, je suis de bonne humeur. Les malheurs me tombent dessus de temps à autres et, sans m'y complaire, je trouve toujours le moyen de chanter. Ou de danser. Comme Zorba le Grec, tiens. Que tout s'effondre et je chanterai. Ou bien je danserai. En tous les cas, je serai heureux et de bonne humeur, parce que c'est ma vraie nature. Une vraie nature héroïque...

Je tiens cela de feu mon père, la bonne humeur.

Tous les matins, mon père chantait avec sa grosse voix de boeuf. Et c'était tous les jours ou presque.

Il y en a des tonnes qui étaient en tabarnak le matin avant que de partir à 'a shop. Mais pas mon père. Il s'emparait de sa boîte à lunch en aluminium et s'en allait faire son quart de travail à la Reynold's Aluminium Company du Cap-de-la-Madeleine.

Et Teddy -c'était son surnom- s'en allait toujours en chantant. Il chantait comme le savetier dans la fable de La Fontaine.

Et qu'est-ce qu'il chantait hein?

-Il faut savoir garder, garder toujours sa bonne humeur! Garder sa bonne humeur! Garder sa bonne humeur! C'est ça qui est le vrai secret du bonheur!

Je l'ai cherchée sur YouTube et, fuck, je ne l'ai pas trouvée. C'est de Sacha Distel.

Ce qui fait que je retourne à mes chansons. C'est le temps de partir à 'a shop...

Lalala...