vendredi 23 juillet 2010

On n'est pas sur terre pour se faire chier

Elle porte trois ou quatre manteaux, dont une grosse chienne carreautée. Elle a à peu près mon âge et plus toute sa tête. Elle parle toute seule sur le pont Duplessis. Elle crie plus qu'elle ne parle pour dire vrai. Et ce qu'elle crie est plutôt incompréhensible. Il n'en demeure pas moins qu'il fait chaud. C'est jour de canicule. Et ces trois ou quatre manteaux, dont une grosse chienne à carreaux, ça fait suer.

Il porte un manteau de fourrures et des bottes de rubber. S'en va sur la rue Royale. Il zigzague. L'homme a sans doute soixante-quelques piges. Petit. Trapu. Doté d'une couronne de cheveux sous son crâne dégarni. Il fait chaud. C'est jour de canicule. Et ce manteau de fourrure, bon sang, je sue rien qu'à le voir. Sans compter ses bottes de rubber...

C'est pas pour rire d'eux. Ni pour les prendre en pitié. C'est juste parce qu'après les avoir vus ils me reviennent dans la mémoire longtemps, comme une tragédie comique où il fait parfois tellement chaud.

Je boirais bien un bon verre d'eau glacée. Pas vous?

Et puis faites ce que vous voulez... On n'est pas sur terre pour se faire chier.

5 commentaires:

  1. Moi j'ai hâte de voir de belles femmes en bikini et en bottes de pouèlle se promener sur ma rue en hiver.

    J'ai ben l'droit de rêver !

    Héhé...

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  2. ta conclusion est précieuse,je sens que je vais m'en faire une devise de rechange ! :)

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  3. Me faisait ... suer l'époque ce Sly et sa famille gelée.

    Bon weekend !

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  4. Ben, rêver est un devoir à Drummondville comme ailleurs.

    Anne, ma conclusion est primaire mais authentique.

    Croco, je les trouve comiques mais préfère la musique de Harry Manx. :)

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