vendredi 25 juin 2010

La fête des fleurs se poursuit parce qu'on ignore la peur

La fête des fleurs se poursuit. Notre force? Nous ignorons la peur. Les lendemains ont des goûts de miel. Ton bras porte mon bras. Ma voix suit ta voix. Nous sommes jeunes et nous croyons au ciel.

La démocratie c'est pour Trois-Rivières, mais aussi pour toutes ces municipalités qu'il faudra bien libérer une à une de ces parties de Bozopoly où le citoyen ne compte pour rien, sinon pour payer toutes ces lubies et ces pyramides de gypse grotesques qu'on veut nous faire passer pour du développement.

Un mouvement civique est né: Une fleur pour Trois-Rivières. C'est un mouvement spontané et sans chef composé de personnes souveraines et autonomes. Chacun et chacune s'engagent à la hauteur de ce qu'ils croient être capables de faire, dans la paix et l'ironie, luttant pour ces valeurs positives qui sont le corps et l'âme de la démocratie, des valeurs qui ne s'expriment pas qu'une fois tous les quatre ans, mais tous les jours, à chaque instant.

Un gus fait des dessins. Un autre fait des sculptures. Une autre fait une pancarte. Une autre fait des chansons. Un autre fait des envois électroniques. Un autre fait des vidéos. Un autre fait de la diffusion sur Facebook et Youtube. Un autre fait ceci ou bien cela, une fleur entre les dents. Et ça fait son chemin facile, parce que tout le monde aime les fleurs, même votre grand-maman. D'où la capacité de regrouper toujours plus de gens vers un même objectif: la démocratie. Le respect caltor. Quelque chose comme ça. On ne rentrera pas dans les détails.

Nous portons une fleur pour la démocratie à Trois-Rivières pour signifier que nous ne voulons plus de la vieille politique politicienne sale. C'est assez le tordage de bras lors des séances publiques. Sur ce point nous avons gagné. Maintenant, les séances publiques du conseil semblent acquises en majorité aux opposants du maire. Les partisans du maire ont compris que c'était la fin des haricots. Tout ça à cause d'une poignée de manifestants qui portaient des fleurs. Et on vous dira que ça ne donne rien de manifester? Fuck! Achetez pas ça.

Nous porterons une fleur ailleurs au Québec pour signifier la même chose. Nous allons libérer chaque ville, une à la fois, avec des fleurs. D'Hôtel de ville en Hôtel de ville, partout au Québec, on verra des gens lancer des fleurs. Des tas de fleurs en chantant Pouvoir aux citoyens sur l'air de Power to the People. Juste parce que la glace est cassée. Nous avons montré l'exemple. Il ne reste qu'à continuer. Dans la paix. Dans l'amour. Dans l'ironie.

Nous portons une fleur parce que nous n'avons plus peur.

Nous étions une poignée face à trente-deux policiers, lundi soir dernier, devant l'Hôtel de ville de Trois-Rivières. Une poignée pour la fête des fleurs. Et tout le monde riait, même les policiers.

La prochaine fois, nous ferons un pique-nique.

Et nous chanterons le temps des fleurs. Les lendemains auront un goût de miel.

Juste pour prouver aux joueurs de Bozopoly la force d'une poignée de citoyens qui se tiennent debout tandis que le monde entier nous regarde sur Facebook et Youtube.

Tout le monde sait que l'Internet c'est bien plus amusant que la télévision.

4 commentaires:

  1. Yo Gaétan ! Vraiment drôle ta nouvelle BD ! Tu devrais créer un livre de BD intitulé " Bande de sans-dessein", ça se vendrait partout, sauf à Trois-rivières ! Ha ha ha !!! Bon ok, j'arrête de t'influencer, car ce blogue est lu par la C.I.A. F.B.I. SCRS CRTC Police de Twois-Wivièwes et l'Opus Dei et je veux pas d'ennuis. ;-)

    Oups faut je quitte... y'a un gros char noir avec des hommes vêtus de noir dedans de stationné devant chez-moi, criss !!!

    :-)

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  2. Du reste je lis chaque billet, je suis chaque lien, et moi aussi, ça m'aide à respirer un petit peu, surtout en ce moment. Grand courage vous tous, et bonne continuation.
    De loin, un sourire.

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  3. Les résultats dépassent mes espérances.

    On ne parle plus que de ça à Trois-Rivières.

    C'est le temps des fleurs et tout le monde ignore la peur.

    Ce qui fait qu'on est plus nombreux devant l'Hôtel de ville et qu'il n'y a plus de séance de tordage de bras et de manigances qui se méritent des plaintes en déontologie policière.

    Vive la démocratie!

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