mardi 6 octobre 2009

Permis d'en saigner


Les permis d'enseigner c'est de la crotte. La pédagogie, de la fiente. Les théories sur l'enseignement, de la grosse calice de marde.

Prenons Jean-Jacques Rousseau, le promeneur solitaire, à qui l'on doit Émile, un traité sur l'enseignement qui n'a pas manqué d'inspirer les prêtres de la pédagogie, cette science inexacte qui ne convient qu'aux abrutis et aux cuistres.

Jean-Jacques Rousseau a tabarnaké ses propres enfants à la crèche pour mieux se concentrer sur ses théories sur l'enseignement qui devrait être prodigué aux enfants....

L'homme naît bon mais la société le corrompt... Hostie de mongol, Rousseau, croyez-moi.

Donc, on devrait acheter ça, nous les niaiseux de citoyens. Acheter le fait que l'enseignement repose sur des putains de théories débiles à la Jean-Jacques Rousseau, Engels et compagnie, d'où l'obligation d'avoir un baccalauréat en éducation pour enseigner au secondaire, à quelques exceptions près. L'exception devrait devenir la règle, l'air serait moins vicié à l'école.

Friedrich Engels, puisque j'en parle, croyait dur comme fer que les enfants devaient être élevés par l'État. Pour lui, les parents c'était du caca. On devrait leur retirer tous leurs rejetons et les élever en commun, dans la Sainte Doctrine ou la pédagogie...

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Le meilleur prof que j'aie connu, Alexis Klimov, n'avait pas de doctorat, à la différence de plusieurs de ses confrères. Pourtant, jamais je n'avais vu quelqu'un se démener autant pour transmettre le goût du savoir et l'envie de la beauté.

Évidemment, il se moquait de Rousseau et Engels.

Il n'aurait pas pu enseigner au primaire. Il n'avait pas de permis... Et, de nos jours, il ne pourrait pas enseigner à l'université non plus: il n'avait pas de maîtrise. Fuck! C'était le meilleur. Le meilleur!

Et il faudrait se soucier de ces imbéciles qui décident de ce qui est nécessaire pour leurs foutues normes de crétins qui sortent leurs grandes phrases vides pour envoyer tous les enfants à la crèche à 7$?

Fuck. Ne me parlez pas de l'enseignement. Ça me met en tabarnak.

Des tas d'analphabètes et d'incultes enseignent tandis que nos rues sont pleines de types qui feraient une meilleure job que tous ces nuls. Le permis d'en saigner c'est comme un permis de chasse. Hostie que ça ne pardonne pas. Qu'est-ce qu'on ne leur foutra pas dans la tête, aux kids...

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La meilleure personne qui soit pour enseigner le français, c'est celle qui l'écrit le mieux. Est-ce que j'ai tort?

Sans doute. Puisque ce sont ceux qui l'écrivent le plus mal qui souvent l'enseignent...

Il y a des tas de chômeurs instruits. Pourquoi perdre son temps avec des diplômés pas très instruits qui font une faute par phrase?

Il fût un temps où l'on obtenait son diplôme comme l'on trouve un gadget dans une boîte de Cracker Jack. Ce n'est pas pour rien que les viaducs bâtis il y a quarante ans ont des défauts majeurs de construction...

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Cela dit, je suis disponible pour enseigner le français, la langue que je connais le mieux, et que j'aime assez pour la saupoudrer de quelques mots bien crus, histoire de ne pas en faire une langue morte parlée seulement par des nabots intellectuels qui veulent envoyer tous les enfants à la crèche, saint-crèche!

Je vais vous enseigner ça le français, au deux tiers du prix s'il le faut, histoire de bénéficier de deux mois de vacances par année moi aussi.

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Un peu de musique ferait du bien après tant d'assertions.

2 commentaires:

  1. les gamins, si tu les laisses libres, ils auront pas forcément envie d'apprendre, mais plutôt d'aller faire les cons et d'aller gambader n'importe ou. mais j'ai aucune idée de ce qu'il faudrait dire ou faire, ou leur inculquer vu que j'ai aucune idée de ce qui est bien ou mal sur le long ou moyen terme. et l'éducation, ben...
    c'est un travail de longue haleine qui serait une sorte de projet de vie, basée sur un comment et un pourquoi des choses telles qu'on les verrait NOUS, les profs. tain !
    et c'est bien ce qui m'a retenu d'avoir des gamins à chaque fois, en plus du sentiment d'inadaptation chronique que je ressens face aux choses sociales. à savoir, que je ne me serais pas senti plus légitime qu'un autre niveau point de vue, pour inculquer quoi que ce soit de valeur ou de méthode. et à qui que ce fut, d'ailleurs.

    bon, bref

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  2. en fait, l'éducation, ça serait :

    1- il faut à manger!!
    2- il faut un abris!!
    3- et après, récré, ou tu fais ce que tu veux, à condition de pas venir trop m'emmerder quand je fais la sieste après avoir mangé dans mon abris.

    voilà.

    il aurait tout le temps d'apprendre la botanique ou la médecine générale, après, si c'était son goût! pi ça dépendrait aussi de son caractère.
    s'il voyait une mémé avec une plaie purulente à la jambe qui la ferait souffrir, en revenant de la pêche, il se dirait, soit :

    1- "krkrkrkrkrkrkr! bien fait pour elle, elle pue et elle est moche!!", ou alors :

    2- "il faudrait quand même faire quelque chose pour cette vieille femme. elle pue, elle est moche, mais c'est bête qu'elle souffre aussi atrocément. j'aime pas ça, ça me fait mal à moi aussi de voir quelqu'un qui a mal. il faut que je trouve une solution pour éviter ce genre de choses à l'avenir."
    ou alors :

    3- "hében, la pauvre vieille femme, dis donc! j'aimerais pas être vieux si c'est pour finir comme ça! brrr! ça fait froid dans le dos! mais allons! n'y pensons plus! allons faire griller ce beau poisson!"

    bon.
    évidemment, j'abbrège un peu.

    allé.
    tant pis

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