jeudi 14 juillet 2016

Vive la Frrrr-rance!

C'est aujourd'hui l'anniversaire de la France qui célèbre la prise de la Bastille survenue un certain 14 juillet 1789. C'est une fête en l'honneur des manifestants et des révolutionnaires. Une fête qui fait honte à ces socialistes qui matraquent le peuple de France dans la rue.

Cela dit, j'aime la France.

La France qui monte sur les barricades et la France des droits de l'homme. La France qui dit que le peuple a le devoir de se révolter contre les tyrans. La France des poètes et des artistes. La France de la bonne bouffe et de la bonne baise. La France décoincée, un peu vulgaire et plus vraie que nature.

J'aime les Français qui, en arrivant au Nouveau-Monde, ne se sont pas gênés pour épouser des Autochtones et les aimer. J'aime les Français coureurs des bois et des jupons. Les Français qui ne croyaient pas en l'existence de races supérieures. Les Français qui détestaient les curés et préféraient s'enfoncer dans les bois avec les Indiens plutôt que d'obéir à la Sainte Église de mon cul.

J'aime les Français qui jurent, qui sacrent, qui blasphèment et qui n'ont ni Dieu ni maître.

J'aime la France de Rabelais, du marquis de Sade et de Charlie Hebdo.

J'aime la France insoumise, libre comme la liberté, qui écrit des traités contre l'intolérance et envoie paître ceux qui n'aiment pas la vie.

J'aime la France qui n'y va pas par quatre chemins.

La France qui se foutait de l'OTAN comme du Pacte de Varsovie.

J'aime la France de Dreyfus, Zola et Jean Moulin.

La France de Picasso et des pique-assiettes.

La France de Cabu, Reiser et Wolinski.

La France de Coluche, Professeur Choron et Cavanna.

La France de Piaf, Gainsbourg, Brassens, Ferré, Barbara.

La liste est bien trop longue de tout ce que j'aime de la France.

Métis comme je le suis, je ne puis renier qu'une partie de moi est française à jamais.

Rien de patriotique et de chauvin dans mon amour de la France.

Je serais Russe que j'aimerais tout de même la France.

Je serais Martien que je n'en piquerais que pour elle.

Oui, j'aime cette France éternelle.

Cette France qui, parfois, éclaire l'humanité.