lundi 18 juillet 2016

C'est l'été et il fait bon vivre...

À force de parler de guerre, de terrorisme, de pollution ou d'esclavage je finis moi-même par ne plus avoir envie de me lire. C'est l'été et il fait bon vivre. Les poissons sautent dans l'eau et le coton est en fleurs. C'est ma traduction littérale de la chanson Summertime, cet appel à la candeur.

Je ne suis pas tout à fait candide, vous vous en doutez bien. Sous mes dehors empreints de douceur se cache un animal féroce que j'ai appris à tenir en laisse pour ne pas finir mes jours en prison.

Cela dit, il serait inconvenant de croire que je base mes réflexions sur ma rage ou bien un quelconque ressentiment. Elles se fondent essentiellement sur un certain idéal de justice sans lequel je serais bien incapable de m'indigner. Je sais bien que Spinoza disait qu'il ne fallait pas rire, ni pleurer, mais comprendre. Il appert que je ne suis pas Spinoza et que Spinoza ne sera jamais ce que je suis, ne serait-ce que du fait de ne plus être du monde des vivants.

Par-delà toutes ces obligations que je me donne de partager mes doutes et mes lamentables points de vue, il y a d'abord et avant tout cette quête d'authentiques états de grâce.

Vous comprendrez facilement que je ne les trouve pas dans les poncifs, les clichés, les rituels ou les danses en ligne. Sauvage comme je le suis, j'ai besoin de mystères qui ne s'expliquent pas par des réponses fades et provisoires. Je ne trouverai jamais la paix intérieure dans des discours inutiles ânonnés par les tromperies de la renommée.

J'atteins mes états de grâce d'une manière que je ne saurais expliquer sans les réduire à néant. Bien que je sois un homme de mots, quelqu'un qui parle manifestement trop, j'apprécie les vertus de l'introspection.

Évidemment, ma vie intérieure ne serait pas aussi bien comblée si je n'avais pas Carole, qui est bien plus que ma blonde. C'est mon havre de paix. C'est la plus belle récompense que la vie m'ait donné. C'est mon amour.

Auprès d'elle, je ne ressens plus ces doutes et ces insatisfactions caractéristiques des amours tristes. Je suis là pour elle comme elle est là pour moi.

On passe parfois sa vie à la manquer seulement parce que l'amour n'est pas au rendez-vous. Tous les lieux et tous les événements semblent dépeupler quand l'amour n'y est pas. C'est du moins ce que j'ai déjà ressenti en étant seul ou bien avec la mauvaise personne. J'ai moi-même été cette mauvaise personne pour des amours anciennes et déchues.

C'est l'été et la vie est douce...

J'en suis encore à méditer et à vous emmerder avec mes mots.

Vous vous dites sûrement que je gagnerais à me la fermer.

Que je pourrais, tout comme vous, regarder le foin pousser.

Je vous promets de le faire après avoir mis le dernier point à ce billet.

Si vous ne l'avez pas lu jusqu'au bout, je ne vous en voudrai même pas.

Même moi, je me demande si je vais le relire...

Un peu de musique avec ça?

Pourquoi pas.

On ne se fait pas de mal à se faire du bien.


3 commentaires:

monde indien a dit...

Heureux pour vous que vous vous soyez trouvés !
C ' est mon cas aussi avec ma Nicole -
Quoi de + beau en effet , sinon la vie elle-m^me -
Tes billets , je les lis tous - ils font du bien - merci -
Amitié -

Gaétan Bouchard a dit...

@Monde indien: Salutations à toi et à ta Nicole. Les couples heureux ne sont pas si fréquents. Bravo si vous avez trouvé le bonheur. Il est rare et plus précieux que tout l'or du monde. Merci de lire mes conneries.

monde indien a dit...

Ne dis pas que c ' est des conneries - ça me fait de la peine ;)