vendredi 15 juillet 2016

Je ne crois plus en la version officielle...

Image tirée du film The Wizard of Oz
Non, je ne ferai pas comme ces scribes qui ne font qu'illustrer ce que leur dictent les pharaons. Je ne soutiendrai pas les propos des bâtisseurs de pyramides. J'adopterai plutôt le point de vue de ceux qui ne savent que pousser des pierres sous les coups de fouet.

Non, je ne goberai pas tout ce que me disent les médias officiels et les valets des maîtres d'un monde devenu laid et chaotique.

Il y a dix ans de cela, j'aurais probablement été plus critique envers les théories dites conspirationnistes. Je ne dirai pas que je les soutiens à cent pourcent. Néanmoins, le doute s'est installé dans ma tête. Croire qu'il n'y a pas de conspiration me semble désormais un summum de naïveté. Qui croit encore que nous sommes gouvernés par des anges? Pas moi en tout cas...

Les manifestations du Printemps Érable, en 2012, auront contribué à faire voler en éclats bien des mythes auxquels je m'accrochais encore quant à la conduite des affaires de l'État. J'ai digéré des renseignements qui provenaient de toutes parts sur les médias sociaux. Et, croyez-moi, ce n'était pas nécessairement que des conneries. J'ai vérifié à la source. J'ai pesé le pour et le contre. Et j'en suis venu à cette conclusion que nous sommes manipulés comme une masse de crétins que l'on dépouille sans vergogne dans les officines du pouvoir.

Les organisations criminelles ont leurs entrées partout, dans les banques aussi bien que dans les parlements.

On paie parfois dix fois le prix réel des contrats publics pour qu'elles puissent profiter de nous. Et ça, évidemment, ce n'est que la pointe de l'iceberg.

Elles exercent des pressions sur les États pour que les peuples soient toujours plus dociles afin de s'emparer de toujours plus d'argent et plus de ressources naturelles.

On prétend faire la chasse aux dictatures. On prétend mettre fin aux tyrannies. Pourtant, nous sommes alliés avec des dictatures qui font très bien l'affaire. On entretient la tyrannie ici et là. Il y a les bons méchants et les mauvais méchants.

On fait tomber les filets de protection sociale entretenus par des États trop éloignés du système bancaire international. Que ce soit des authentiques dictatures ou bien des démocraties, on s'en fout un peu. On veut contrôler le monde et le plonger dans la misère universelle, l'austérité, le "talon de fer qui écrase un visage humain jusqu'à la fin des temps" comme aurait dit Jack London.

Si la mafia peut tuer des êtres humains sans sourciller, parce qu'ils contrecarrent leurs plans, il m'est difficile de croire que l'État agit toujours en toute légitimité et surtout en toute transparence. D'autant plus que la corruption semble le moteur de l'activité politique.

La Gendarmerie Royale du Canada déposait des bombes dans les boîtes postales pour faire accroire que le Front de Libération du Québec était toujours actif. C'est su et documenté. Évidemment, on préfère se fermer les yeux et condamner, avec raison, le terrorisme.

Cependant, cela devrait nous amener à réfléchir sur l'instrumentalisation du terrorisme par cet État qui est sensé protéger nos foyers et nos droits.

Si cela s'est passé il y a trente ans, c'est que cela se passe encore aujourd'hui où que l'on soit sur le globe.

Nous sommes les tristes spectateurs d'actes cyniques et nihilistes commandités par des organisations occultes qui pourraient très bien avoir des liens avec cet État qui est sensé nous défendre.

Les corporations capitalistes financent le remède et la maladie. Ils se paient des groupes de presse et des stations de télévision pour nous faire accroire à leur version trafiquée de la réalité. Comme le disait l'écrivain Éric McComber, ils sont comme ces mafieux qui paient leur pitance au boxeur du coin droit et au boxeur du coin gauche. Ils paient aussi l'arbitre et sont mêmes propriétaires du stationnement. Les spectateurs peuvent bien hurler pour la victoire de tel ou tel boxeur, c'est toujours le promoteur qui va gagner.

Je suis peiné, une fois de plus, pour l'attentat de Nice qui est survenu hier au cours duquel plus de soixante-dix personnes ont trouvé la mort. Est-ce le fait d'un islamiste, d'un déséquilibré ou bien un scénario orchestré par quelques malfrats qui pratiquent la stratégie dite du faux drapeau? Je n'en sais rien. Je ne suis pas convaincu de la véracité de tous les renseignements que je reçois des médias qui sont sensés m'informer ou bien me formater.

Ce que je sais, c'est que nous les humains baignons tous dans la même soupe.

Nous sommes prisonniers de ces pharaons qui tiennent à ce qu'on leur élève des pyramides.

Ils ne veulent pas notre bien. Ils veulent que l'on s'échine pour eux. Ils veulent notre peau.

Voilà pourquoi je me trouve sans voix ce matin.

Je ne sais plus qui ou quoi croire.

Je sais seulement que le monde est une fumisterie. J'ai la conviction que nous sommes gouvernés par des hommes petits et mesquins qui se cachent derrière un écran de fumée, comme le Magicien d'Oz, pour entretenir l'illusion de leur grandeur.

On leur laisse décerner les honneurs, les diplômes et tout le reste mais ils ne peuvent rien pour ceux qui souhaitent retrouver vraiment leur chemin. Ils l'ont perdu parce qu'ils n'en ont rien à cirer de l'histoire, de la religion et des théories économiques sur l'art d'agenouiller les peuples. La voie du salut pour les salauds ne peut être que la soumission absolue à l'autorité.

Nous sommes tous dans le même bateau, tous dans la même galère.

Nous pouvons continuer à ramer et nous contenter de quelques rayons de soleil qui filtrent entre les planches.

Comme nous pouvons aussi nous débarrasser du Magicien d'Oz, du scribe, du prêtre, du député et du pharaon.

Ça dépend de nous.