mardi 19 juillet 2016

Habillés des pieds à la tête en plein été...

Habillés des pieds à la tête...
Les hommes et les femmes qui allaient à la plage s'habillaient des pieds à la tête du temps des premières photographies. On les imagine suant leur vie dans ces uniformes inconfortables qui étaient sensés préserver la pudeur prescrite par la Sainte Église crétine.

Savonarole, le dictateur de la république théocratique de Florence, avait d'abord contribué à ces attaques contre le paganisme renaissant. Il s'était outré contre ces femmes qui exhibaient de plus en plus leur poitrine et leurs jambes dans les rues de Florence. Il a incité les Florentins à jeter dans son bûcher des vanités toute une flopée d'oeuvres d'art qui ne nous sont malheureusement pas parvenues. Botticelli lui-même, dans un accès de piété ridicule, y balança ses nus. Quelle perte pour l'histoire de l'art! Mais quel triomphe pour la religion sale...
Savonarole et son bûcher des vanités...

Le protestantisme en rajouta une couche, pour ne pas dire des couches. Les femmes et même les hommes durent bientôt s'emmurer vivants sous plusieurs couches de vêtements.

Il faudra attendre la Première guerre mondiale pour que la société s'émancipe des gardiens de la vertu. Le mouvement féministe, on ne le dira jamais assez, aura grandement contribué à la libéralisation des moeurs. Ce qui profita autant aux femmes qu'aux hommes.

Les femmes purent enfin montrer leur poitrine, leurs genoux et même porter des pantalons.

Woodstock
D'une décennie à l'autre, la chair gagna du terrain, un centimètre à la fois, sur les vêtements étouffants. La religion recula partout en occident. On se mit à déserter les églises. Puis ce fût l'été de l'amour, the summer of love, le flower power. Les jeunes gens se mirent à se baigner tout nus, cheveux au vent, fraîcheur entre les fesses. C'en était fini de la mainmise des curés sur les moeurs. On allait enfin vivre librement l'amour, la plage et l'été.

***

Hier, j'ai vu une jeune femme qui se rafraîchissait sous les jets d'eau d'une fontaine du centre-ville de Trois-Rivières. Elle portait une jupe très courte. Et elle était seule sous le jet d'eau sans que personne ne l'inquiète. Elle était, pour tout dire, libre comme l'air.

Je ne vous dis pas ça pour passer pour un vieux mononcle vicieux.

Ce que j'ai vu, c'était sa liberté.

Cette liberté que des religieux de toutes obédiences risquent toujours et encore de menacer.

La jeune femme a pu exhiber ses cuisses et ses épaules en plein centre-ville sans que personne ne vienne lui faire la morale, sans qu'un crétin ne vienne l'intimider et l'empêcher d'agir comme bon lui semble. Cela peu paraître anodin. Ça ne l'est pourtant pas. Beaucoup d'endroits dans le monde ne permettraient pas qu'une femme soit seule sous une fontaine en cette tenue qu'on jugerait provocante ou impie.

J'imagine que la jeune femme a pu regagner sa maison sans se faire suivre par des connards.

Elle a probablement pu baiser avec n'importe qui ou n'importe quoi si le coeur lui en disait.

Comme elle a très bien pu lire un livre que l'on interdirait aussi dans ces pays où la religion prend toute la place.

***

Je ne tiens pas en haute estime la religion, vous l'aurez sans doute deviné.

Je laisserai bien sûr aux gens le soin de pratiquer le culte qu'ils veulent tout en me méfiant avec raison des attaques que les religieux voudront toujours commettre envers nos libertés.

Un prêtre ne pourra jamais représenter la tolérance et encore moins la liberté.

Il est le gardien d'une illusion, le protecteur du mensonge, le promoteur du dégoût de vivre.

Nous devons nos libertés à tous ces gens qui ont dit non aux prêtres, cette engeance de l'humanité.

Il sera toujours nécessaire de les garder à l'oeil pour s'assurer qu'ils ne commettront pas de nouveaux crimes contre la nature humaine.

C'est dans la génétique du prêtre que de faire souffrir ses semblables, surtout lorsqu'il prétend les aimer.

À cet égard, je suis pleinement anticlérical.

Tous les clergés et toutes les religions organisées menaceront toujours cette jeune femme en robe courte qui se rafraîchit sous une fontaine du centre-ville.

Chacun a le droit d'être dans la nature tel qu'il ou elle a été conçu.

C'est un droit aussi fondamental que de respirer.

C'est même un devoir de résistance envers les religions stupides et aliénantes.




Femmes emprisonnées en burqas





Le printemps de Botticelli







1 commentaire:

monde indien a dit...

un peu d ' humour :
http://4.bp.blogspot.com/-CQSwhRgHLHg/Tfh-ybl5_nI/AAAAAAAAGaY/mvnLrX7fbso/s1600/burqa+cartoon+00.jpg