mardi 12 juillet 2016

Des maximes et des proverbes tout croches et tout de travers

Permettez-moi de vous présenter de petits aphorismes qui témoignent bien plus de ma paresse que de mon génie. Je les ai écrits à la va comme je te pousse sans craindre leur manque de portée. J'ai relu Le gai savoir de Friedrich Nietzsche récemment et le bougre ne cesse de confondre la poésie, la sagesse, la danse, la cuisine méditerranéenne et le Code de Manou. S'il pouvait le faire, moi aussi je le ferai avec plus ou moins de réussite. Je ne suis pas Cioran et encore moins un moraliste français pré-voltairien. Je ne suis qu'un blogueur, un blagueur, un plaisantin du web. Pardonnez à l'avance mes saillies et ne vous y fiez pas trop pour mener votre vie telle qu'elle se doit d'être vécue. Je ne suis pas dans vos souliers et si j'y étais je m'y sentirais probablement inconfortable puisque j'ai des gros pieds. Ne cherchez pas à comprendre. Prenez ce qu'il vous plaît. C'est gratuit. Comme d'habitude...


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Si les lobbies pharmaceutiques étaient plus puissants que les lobbies des armes à feu, c'est avec des pilules que l'on ferait la guerre.

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L'anxiété est la maladie de notre temps. Une maladie qui se guérirait par la philosophie si les lobbies pharmaceutiques n'étaient pas si puissants. Ou par une partie de quilles pour ceux qui n'y comprennent rien.

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Je ne sais rien mais je vous en parle. Si je savais tout, je garderais ça pour moi. 

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La religion c'est comme les pattes de lapin porte-bonheur. On se sent toujours un peu ridicule de croire que notre chance dépend d'un lapin amputé.

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Rien n'est plus important que sa patrie. Sinon ses couilles. On trahirait bien des patries pour sauver ses couilles. Ne serait-ce que par pure coquetterie.

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Les héros n'existent que dans les bandes dessinées. Dans la vraie vie, il n'y a que des gens qui chient comme ils peuvent et manquent parfois de papier pour se torcher.

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Cette chroniqueuse bourgeoise détestait les tatouages et prétendait que cela faisait vulgaire. Elle forniquait dans des réunions bourgeoises où l'on mangeait ses excréments avec une cuillère en or.

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Les exaltés finissent parfois par trouver leur public. Mais le public finit toujours par les lâcher pour avoir la sainte paix. Être exalté sera toujours une forme de consentement au sacrifice humain. Les guillotineurs finiront toujours sur la guillotine. 

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Ton rien vaut mieux que d'eux tu l'auras. Ton rien, c'est le tien. Et eux, qu'ils aillent se faire foutre!

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Les gens heureux ont une histoire mais ils n'ont pas nécessairement envie de vous la raconter. Un bon pêcheur ne livre pas tous ses secrets sinon il n'y aurait bientôt plus de poissons pour lui. Remarquez que j'ai connu des gens heureux qui racontaient tout et n'importe quoi. Peut-être faisaient-ils semblant d'être heureux. Ou bien les aphorismes sont de pures conneries qui tentent de cloisonner la vie dans une formule toute faite pour amateurs de jeux de mots.

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L'amour existe mais la plupart des gens ne savent pas l'apprécier. Ils courent après l'idée qu'ils se font de l'amour au lieu d'aimer simplement une personne qui n'est pas qu'un miroir de soi-même. Finalement, ils finissent par dépenser tout leur argent au casino et se tirent une balle dans la tête...

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Il n'est pas nécessaire d'avoir un gros char pour être aimé. Il ne suffit que de ne pas aimer ceux et celles qui n'aiment que les gros chars. À mobylette ou bien à pieds, on ne monte pas vers les nuages en criant ciseaux! (Hum... Heu... Enfin!)

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Comment peut-on avoir obtenu un doctorat et être incapable de lacer ses souliers? Comment peut-on être sur-diplômé sans savoir écrire une phrase sans fautes? Comment peut-on étudier dans une université québécoise?

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J'ai connu un cordonnier qui voulait devenir ballerine. Les grosse bottines c'était fini pour lui.

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Entendu lors d'un coquetel en l'honneur d'un livre quelconque: "J'ai lu le dernier livre de Pierre-Jean Jacques et c'était un pur délice. Quel talent!" Pierre-Jean Jacques n'aura couché sur le papier que ses notes de cours. Il a profité d'une clique de fonctionnaires des lettres ramollis du cerveau pour publier ses notes de cours qu'il tenait à faire passer pour une oeuvre originale pondue dans la souffrance d'un lendemain d'une veille particulièrement arrosée. Son propos est nul. Ses mots sont nuls. Et même sa nullité est nulle. Son livre s'intitule Nul n'est tenu... Il est possible qu'il remporte le prix du Gouverneur général du Canada puisque là aussi l'on ne trouve que des nuls. Pierre-Jean Jacques parle surtout de la vacuité qui le remplit quand il contemple les mousses de son nombril tout en lisant Paulo Coelho.

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La meilleure manière de ne pas être triste est de roter bien fort quand on vous dit de vous retenir. Ce n'est pas très poli, mais ça débloque son homme en plus de rafraîchir l'haleine. À ne pas faire lors d'un coquetel si vous souhaitez grimper dans les échelons de l'aristocratie paroissiale ou bien être pris au sérieux par des gens tristes et gris.

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Les gens qui ne savent pas vivre se donnent souvent pour raison que les gens qui savent vivre ne valent pas mieux qu'eux. Évidemment, c'est faux. S'ils ne savaient pas vivre, on ne pourrait pas vivre sans l'avoir su. De sorte que si quelqu'un justifie l'injustifiable par des propos injustifiés, eh bien c'est parce qu'il est incohérent, stupide et vit comme un mammouth coincé sous dix kilomètres de glace. Je ne serais même pas surpris qu'il fume des cigarettes en cachette.

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La vie est courte. Si elle était longue, on aurait l'impression qu'elle ne finit jamais. Donc, elle est courte.

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-Wouah! hurlent ceux qui boivent de la bonne eau fraîche après une heure de marche en plein soleil.

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