jeudi 20 janvier 2011

Lis tes ratures

Christian, mon frère aîné, m'a récemment demandé de colliger mes textes qui traitent de littérature. J'en ai écrit un peu plus que quelques-uns, par plaisir plutôt que par devoir. Ce n'est pas une mauvaise idée, mais je devrai travailler pour la concrétiser, ce qui soustraira des heures de lecture de mon agenda.

Évidemment, avant même que de regrouper ces textes, je me suis mis à méditer sur la place que la littérature occupe dans ma vie.

J'en ai parlé abondamment avec mon ami Rob Bob cette semaine. Et curieusement, nous arrivions souvent aux mêmes conclusions sur tel ou tel auteur. J'en ai conclu que nous n'aimions que la littérature intéressante. Tout ce qui n'est que jeux de mots et théories floues nous indiffère. Tout ce qui porte du sens et nous émerveille mérite des éloges. On préfère les sages chinois aux philosophes grecs ou allemands. On se sent des affinités avec les bons raconteurs d'histoire plutôt qu'avec les intellectuels qui ne savent pas bien rapporter leur truc. Toutes les recherches formelles en littérature nous endorment.

Je reviendrai un jour ou l'autre sur cette belle conversation littéraire avec Rob Bob. Conversation qui m'a conforté dans mes positions vis à vis tel ou tel écrivain.

***

Pour résumer, sans trop m'expliquer.

J'aime Alphonse Daudet, François Rabelais et Jonathan Swift parce qu'ils contribuèrent très tôt à mon éveil face à la littérature. J'ai lu Tartarin de Tarascon, Gargantua et Les voyages de Gulliver dans des fiches de lecture, à l'école primaire St-Jean-de-Bosco. J'y suis revenu plus tard, pour lire l'oeuvre entière. Et je n'ai pas été déçu. J'y reviens encore de temps à autre, et j'y reviendrai probablement toute ma vie. Ces trois auteurs constituent la pierre d'assise de mon goût pour les lettres.

Je n'aime pas Kant, Hegel, Novalis et à peu près tous les auteurs allemands. Trop lourd. Trop emberlificoté.
J'aime un peu Nietzsche mais ça passe de plus en plus serré.

Bon, j'en aurais encore long à dire, mais il faut bien que je me garde du contenu pour un prochain billet.

Donc, contentons-nous de ce survol léger pour cette fois.

J'approfondirai bientôt le sujet, avec  des citations s'il le faut.

L'important, pour moi, c'est de retenir que la littérature m'a sauvé de l'ennui, de l'injustice, de la pauvreté, du désespoir, de toutes formes de manifestations négatives dans ma vie. Et elle me sauvera toujours de tout ce qui me dégoûte.

C'est ça qui est ça...

5 commentaires:

  1. " L'important, pour moi, c'est de retenir que la littérature m'a sauvé de l'ennui, de l'injustice, de la pauvreté, du désespoir, de toutes formes de manifestations négatives dans ma vie. Et elle me sauvera toujours de tout ce qui me dégoûte."

    - Ouaip. Exactement.

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  2. Colliger? Comme dans ramasser, rassembler, faire le tri, corriger les ratures(pardon!,)relier et peut-être...publier?

    __Hum! À vrai dire,tout n'a pas à être couché sur papier pour bien traduire la profondeur de tes mots sur les joies et les maux que tu observes, nous en avons la preuve jour après jour...mais en voir une p'tite pile avec des sandwichs pas de croûte pis une bonne bière, hum?

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  3. Perso, c'est la musique qui m'a
    sauvé.Tu as besoin d'une tape
    dans l'dos peut-être.
    Come on Makwa,paf.
    Je suppose depuis longtemps quelle forme de litté tu privilégies.
    Celle du conte non?
    Je la favorise aussi
    sans dédaigner les autres.
    Le conte n'est ni meilleur
    ni pire qu'une autre.
    Quand on a intelligence
    et sensibilité,
    on peut dire ce qu'on veut
    sous la forme qu'on veut.
    On peut aussi théoriser avec talent,comme on peut écrire en français québécois métissé
    d'anglais sans sacrer comme un déchaîné bref, it's up
    to us. Je n'ai donc absolument rien
    contre ceux ou celles qui essaient
    des trucs en littérature quels
    qu'ils soient une fois ces critères acceptés: théologiens,conteurs,poètes,
    vulgarisateurs,provocateurs,
    fabulateurs,chercheurs et
    tutti quanti.

    Bonne année,grand nez.

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  4. Tous les goûts sont dans la nature, Yvan. Je partage quelque chose avec toi: le goût ultime c'est la musique. Quand j'en joue je déconnecte mille fois plus qu'en écrivant ou bien en peignant. On n'atteint pas le même genre de transe quand on tient un pinceau ou bien pianote sur un clavier. Trop de contraintes physiques. La musique est plus spontanée, plus vraie.


    Je vais jammer avec mes chums cet après-midi. On est à la veille de diffuser ça sur YouTube ou Reverbs. Ce sont mes compos: paroles, voix, guitare et harmonica. J'en ai une qui s'intitule Le gros tabarnak de St-Roch-de-Mékinac. C'est l'histoire vraie d'un gros, en haut de son escabeau, qui torche des plafonds et des maisons pour un p'tit boss des bécosses. Quelques tounes plus sérieuses. Vagues influences de Bob Dylan, Sonny Terry, Little Walter, Woody Guthrie, Leonard Cohen, Gordon Lightfoot, La Bolduc, Plume, Jean Leloup et Félix Leclerc. Voix ordinaire. Guitare moyenne. Harmonica un peu mieux.

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