vendredi 28 janvier 2011

Après la Tunisie, l'Égypte, après l'Égypte, Mascouche, Laval, Trois-Rivières...

En Égypte, comme en Tunisie, ils sont prêts à descendre dans les rues pour lutter contre la corruption.

Ils sont prêts à affronter non seulement des gaz lacrymogènes, mais aussi des mitrailleuses.

-Ils ne peuvent pas nous tuer: nous sommes déjà morts! disent certains manifestants, à mains nues, portant des pancartes sur lesquelles on lit souvent ce simple mot qui en dit long: «Dégage!»

Les contempteurs de la liberté jugeront qu'il n'est pas nécessaire d'en faire autant contre la dictature...

Évidemment, ce sont ceux qui n'ont rien qui sont toujours au premier rang, traités comme des chiens, là où l'on reçoit des coups de bâtons.

Je salue leur courage et leur refus d'obéir aux petits dictateurs.

Il leur en coûte plus qu'il ne m'en coûte d'aller me pointer à l'Hôtel de ville de Trois-Rivières, par exemple, pour réclamer la destitution du maire. Je ne suis qu'un manifestant de ligue très mineure comparativement à l'abnégation que les Tunisiens et les Égyptiens témoignent dans la rue.

Je fais le pari que le pouvoir du peuple n'est pas une illusion.

C'est un mouvement de l'histoire qui est irréversible.

Tremblez tyrans, votre règne s'achève.

Le vingt-et-unième siècle sera démocratique ou bien il ne sera pas.

Ce qui vaut pour la Tunisie et l'Égypte vaut aussi pour Mascouche, Laval, Trois-Rivières, alouette!

De la démocratie, il n'en faut pas moins: il en faut plus!

La démocratie ce n'est pas un chèque en blanc ni une parodie de justice.

Autocrates du monde, partez.

Honte à tous les tyrans, despotes et autres crosseurs de la terre.

Power to the people!