lundi 17 janvier 2011

Hadji Mourat, une nouvelle de Léon Tolstoï

Je rédige en ce moment un texte à propos de Léon Tolstoï pour mes portes du journal de rue La Galère. Il en vaut le coup. Évidemment, je n'en ferai pas une icône. Je veux le présenter en huit cents mots comme un écrivain pleinement engagé dans sa communauté. Ce ne sera pas de la tarte. Mais bon, avec un zeste de talent, aussi minime soit-il, on finit par apprendre à se débrouiller.

Foin de mes niaiseries, je viens tout juste de terminer la lecture de Hadji Mourad. C'est traduit par J. Wladimir Bienstock. Publié chez Nelson, à Paris, en 1912.

C'est une longue nouvelle qui fit scandale à l'époque. Les conservateurs lui ont reproché son manque de patriotisme. Comme ils lui ont reproché à peu près tout le reste dans son attitude à l'égard des institutions: l'Église, l'État, l'Éducation, Tolstoï méprisait ces trois É.

Dans Hadji Mourat, une oeuvre de vieillesse, la plume de Tolstoï est légère et le style épuré . Il y raconte un chapitre d'une guerre en Tchétchénie. Hadji Mourat (ou Mourad...) fait défection des Tchétchènes menés par le grand chef de guerre Chamil qui mène une sorte de guerre sainte contre les Russes.  On sent le respect de l'auteur pour l'autre, un musulman en l'occurrence, qui n'apparaît pas sous des traits démonisés, mais dans toute son humanité.

C'est une oeuvre majeure de Tolstoï. Facilement accessible. Moins de deux cents pages. Come on.