mercredi 26 décembre 2007

LA MUSIQUE, FOGLIA, LES RACISTES ET LES ACCOMMODEMENTS RAISONNABLES



La musique est mon illusion suprême. Je lui prête toutes les qualités, comme un collégien qui viendrait tout juste de découvrir la poésie et mènerait une vie dissoute par souci de ressembler à Rimbaud ou Jim Morrison. Cela dit, je ne veux ressembler à aucun de ces voyous et mon foie n’a pas l’intention de me laisser mener une vie dissoute. Par contre, je suis encore ébloui par la musique, comme un enfant qui déballe des cadeaux, une comparaison qui m’évitera ces digressions sur Rimbaud et Morrison...
Les figures de style m’épuisent, surtout un lendemain de Noël. Vous vous doutez bien qu’hier j’ai mis en valeur mon illusion suprême, la musique, au risque de casser les oreilles de tout le monde.
Je m’en foutais éperdument, quoi qu’il en soit, puisque c’était Noël pour moi aussi. «Excusez-là» d’avance, mais je voulais jouer de l’harmonica, de l’accordéon, de la guitare, du tambour, de la cuillère, etc.
Alors j’ai joué, joué et joué.
Filou (c’est le surnom affectueux du fils de ma blonde) a sorti sa guitare et le beau-frère slave a apporté ses instruments de percussions, dont son tambour et… sa planche à laver! Nous avons jammé sur tout et n'importe quoi, de Highway to Hell du groupe AC/DC en passant par Oscar Thiffault, U2, Johnny Cash et Paul Brunelle.
Les guitares chauffaient. Le beau-frère slave tapait sur son tambour avec son inimitable style. Filou m’impressionnait avec son jeu de guitare. Le voilà pleinement converti à la musique. Cela m’émeut, vous ne pouvez pas savoir comment…
J’ai poursuivi la musique avec le beauf slave tandis que les autres socialisaient. Nous avons formé un petit band maison. C’était, par moments, comme dans une veillée de Noël à Dubrovnik ou bien dans une scène d’«Un violon sur le toit».
Bref, j’ai passé un beau Noël tout en musique sans même abuser de la bouffe ou de l’alcool, comme quoi la musique peut tout faire. Elle adoucit les mœurs autant qu’elle peut vous empêcher de grossir.
ET ENCORE DE LA MUSIQUE…
Au fait, connaissez-vous Matishayu? C’est un juif orthodoxe qui chante du reggae mâtiné de hip-hop. Pour la petite histoire, rappelons que le reggae est fondé, entre autres, sur les croyances des rastafariens, secte religieuse jamaïcaine dont faisait partie Bob Marley. Les rastafariens croient qu’ils sont la treizième tribu d’Israël et qu’un jour ils reviendront tous vers la Terre Sainte, l’Éthiopie.
Les rastafariens croyaient que l’empereur d’Éthiopie, Hailé Sélassié, était le dieu vivant qui allait les ramener vers l’Afrique… Pour en savoir plus, en français, je n’ai rien trouvé de mieux que cet article tiré de la très pratique encyclopédie virtuelle Wikipédia.
En 1979, par ailleurs, Israël a reconnu la «judaïté» d’Éthiopiens qui, sur cette base, ont pu immigrer en Israël. Ces juifs noirs d’Éthiopie ont peut-être aussi de lointains parents du côté de la Jamaïque. Comme quoi le métissage se fait dans toutes les communautés.
Et Sandor Lakatos, ce gitan virtuose du violon, le connaissez-vous? Écoutez ça pour voir… Pour voir, puisque sur YouTube on voit vraiment ce que l'on écoute.

FOGLIA, LE RACISME, LES BONS SENTIMENTS ET LES ACCOMMODEMENTS RAISONNABLES

Pierre Foglia, chroniqueur de La Presse, se moque souvent des beaux sentiments des gens qui se prononcent contre le racisme dans le cadre de la commission Bouchard-Taylor. Tout au contraire de Foglia, je me réjouis de ces beaux sentiments. Il y a tellement de caves racistes que je ne dirai rien contre les beaux sentiments, même ceux qui sont à la guimauve. Le ressentiment de merde d’ignorants incultes et illettrés me fait pas mal plus chier.
Quand un type qui ne sait même pas écrire son nom en lettres attachées vient se moquer des «nègres» qui chauffent des taxis, je pense tout de suite à Évariste, un Rwandais qui a un doctorat en biologie et qui doit laver de la vaisselle parce que nos élites n’aiment pas être bousculées par des gens qui, en plus d’être noirs, savent lire, écrire et parler plus que convenablement.
Bref, les racistes m’écoeurent et ceux qui les défendent font partie du nombre. J’aime mieux avoir l’air d’un niaiseux accueillant et hospitalier que d’être un hostie de cave intolérant et raciste, un hostie de crétin qui se permet de juger les autres sur la couleur de leur nombril alors que ça sonne creux dans son cœur et dans sa tête.

Un raciste c’est un cave et, pendant le Temps des Fêtes, c’est la première chose à dire en arrivant dans un party pour éviter d’avoir à supporter des jérémiades racistes : «Moé, j’pense que les racistes sont des astis d’caves.»

Dites-le bien fort pour éviter qu’un «mononcle» ou un beau-frère ne se mette à vous vomir ces conneries sur les noirs, les juifs, les arabes, les indiens et les étrangers. «R’garde, selon tes critères j’fais partie d’ta race, pis moé j’trouve que ta race pue d’la yeule…» S’il persiste, prenez-le comme une déclaration de guerre. Ne laissez pas les racistes prendre le plancher. Faites-moi le plaisir de les humilier en public. C’est tout ce qu’ils méritent pour Noël les tabarnaks.
Pour le Jour de l’An, passez-leur un sapin. Faites-leur ravaler leur vomi identitaire. Riez-leur en pleine face en les traitant d’imbéciles. Imitez l’accent joual, prononcez-le très fortement pour marquer qu’ils sont mal placés pour rire de l’accent des autres alors qu’ils s’expriment en «taouins» ahuris qui n’ont rien dans la cavité crânienne.

S'ils persistent encore, posez-leur des questions sur la physique quantique ou la littérature marocaine, n'importe quoi pour bien leur faire comprendre qu'ils ne savent rien et qu'ils sont, vraiment, des hosties de caves.

Excusez-là.

1 commentaire:

  1. j'ai tombé sur ton blog en lisant sur 2012...avoir des questions est un signe d'intelligence...continue...je suis un ex-curé,sortis pr vivre ouvertement mon homosexualité...je juge personne,je crois en rien...en passant tes peintures sont belles...tu est un gars terre à terre...bonjour à ta femme,clabonte2@yahoo.ca

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