jeudi 4 mai 2017

Un globe-cooker qui fait du bien

J'aime regarder sur YouTube l'émission Les Nouveaux Explorateurs avec l'animateur Fred Chesneau qui se définit comme étant un globe-cooker. D'un pays à l'autre, Fred Chesneau s'immisce dans la vie de tous les jours des habitants des pays qu'il visite pour partager avec eux l'amour de la bonne bouffe. C'est une émission qui fait du bien à l'âme puisque jamais il ne nous emmerde avec la politique. Il vit tout simplement au rythme des natifs. Tout ça pour communiquer à ses auditeurs des moments qui nous font croire en la générosité et en l'hospitalité naturelles des êtres humains.

Les gens semblent toujours l'accueillir à bras ouverts voyez-vous. Ils sont heureux de lui montrer quelque chose d'eux qu'il ne connaît pas.

Cela me permet de voyager à peu de frais en plus de me réconcilier avec le genre humain.

Après avoir regardé cette émission j'en viens toujours à me demander comment les gens peuvent être si mesquins les uns envers les autres. Comment peut-on en venir à détester les étrangers? Comment peut-on se fermer à la diversité humaine tant du point de vue alimentaire que culturel?

D'aucuns pourront croire que je suis un indécrottable rêveur, sinon un idiot utile pour ceux qui nous menacent avec leur manger et leurs rythmes de tamtams...

Je ne peux pourtant pas m'empêcher d'aller naturellement vers l'étranger pour apprendre une nouvelle recette de cuisine, une nouvelle chanson ou bien une nouvelle façon d'envisager le monde. J'appelle ça de la curiosité intellectuelle et ne vois pas pourquoi je devrais m'en excuser.

Je ne dis pas que j'aime tout. Manger des larves, des araignées ou du serpent ne me revient pas. Par contre, qui suis-je pour juger? Je mange bien des crevettes. Ce qui se rapproche de l'insecte somme toute.

Je cultive l'ouverture de mon esprit à tout apport étranger.

Ma culture mérite bien quelques égards. Tout le monde devrait connaître le sirop d'érable, la poutine et le pâté chinois. Cela ne signifie pas qu'il faille se fermer à tout ce qui n'est pas fèves au lard...

Enfin! Tout ça pour vous dire que le globe-cooker Fred Chesneau me fait du bien dans un contexte de nationalismes planétaires exacerbés, conséquences d'une mondialisation fondée sur le capitalisme sauvage plutôt que sur la solidarité humaine.

Je voyage avec lui parmi les paysans pauvres du Pérou, les gargotes turques, les poussettes de street food thaïlandais, les pêcheurs grecs, etc. J'y vois des visages souriants, fiers d'apprendre à l'étranger une cuisine qu'il ne connaît pas.

Cela me repose de toutes les niaiseries qui se disent sur le patriotisme.

Cela me fait croire que tous les hommes sont frères et soeurs autour d'un bon repas.