mercredi 12 octobre 2016

Notre ennemi

Notre ennemi n'a jamais été A mais B. Et puis non, notre ennemi est B et nous avons toujours été ami avec A. D'ailleurs les attentats ont été commis par A à cause de B. Nous avons financé A contre B parce que nous savions que nous allions un jour soutenir B contre A. Donc, pour reprendre, B n'est pas si mauvais que A ne nous le semble dorénavant. En fait. nous sommes en guerre contre A parce que B a toujours été notre allié...

Heureusement que la majorité des gens échouent leurs tests de compréhension de lecture...

L'ennemi de tout homme politique est celui qui refuse de plier devant le mensonge institutionnalisé.

Le mensonge qui permet aux États-Unis d'Amérique et à leurs alliés de l'OTAN de financer le terrorisme islamique un jour puis de faire semblant de le maudire le lendemain.

Le mensonge soutenu par nos institutions et nos médias officiels. Le mensonge que les naïfs ne peuvent pas comprendre. La realpolitik qui prêche la vertu ici et qui découpe des syndicalistes en rondelles là-bas.

On passera, bien sûr, pour des partisans des théories du complot de ne pas comprendre les subtilités de nos alliances et de nos guerres entre A ou B.

On passera pour des conspirationnistes de mettre en lumière que nos gouvernements autorisent la vente d'armes aux gens qui tirent sur nos soldats que l'on envoie se battre pour rien, même pas pour l'honneur de la patrie, même pas pour la démocratie: seulement pour rien. Pour que certains fassent plus de fric sous des apparats de prédicateur évangélique camouflant à peine les plus bas instincts des banquiers et des promoteurs avides de pouvoir.

Notre ennemi n'a jamais été l'Estasia mais l'Eurasia... On a déjà lu ça quelque part dans le roman 1984 de George Orwell.