vendredi 25 septembre 2015

On peut être Canadien mais pas Québécois

On peut être Italien.

On peut être Français.

On peut être Allemand.

On peut être Turc.

On peut être Finlandais.

On peut être Colombien.

On peut être Népalais.

On peut être Canadien.

Mais on ne peut pas être Québécois.

Ni Catalan.

Ni Écossais.

Ni Corse.

Ni Basque.

Ni Anishnabé.

Ni Iyéyou.

Ni Inuit.

Ni Sioux.

Ni Apache.

Ni Tzigane.

Sinon pour se faire dire que nous sommes folkloriques.

Que nous ne sommes que des ploucs dans un monde qui doit nous piler dessus, nous broyer, se servir de nos territoires, us et coutumes comme d'une carpette.

Il y a des limites à se faire dire que nous n'existons pas et ne méritons pas d'exister.

Ces limites sont depuis longtemps atteintes.


6 commentaires:

Passe-Nulpar a dit...

Je ne sais toujours pas si c'est la solution, de se faire reconnaître comme un «Québécois». Si j'étais né en Chine, est-ce que je me soucierais tant de mon identité québécoise? L'identité semble plus attachée au territoire et à la culture développée par les gens qui s'y trouvent qu'à la personne même. Pour ma part, j'aimerais être «Cosmique». Je me vois mal voyageant par-delà l'univers dans un vaisseau avec un drapeau du Québec ou de quelque autre pays; on voit bien que cela n'a plus de sens une fois qu'on quitte la Terre. Les soi-disant «différences nationales» ne sont pas si importantes lorsqu'il est question de solidarité entre les peuples lors de catastrophes, par exemple. Tout le monde se comprend alors, tout le monde s'accepte avec ses différences, parce que au fond, ce ne sont pas des différences importantes. L'important, c'est l'être humain derrière ces drapeaux stupides qui ne servent qu'à faire des guerres.

Gaétan Bouchard a dit...

@Passe-Nulpar: ce point de vue se défend. Je le partage en grande partie. Cependant je me sens républicain bien plus que nationaliste. Je ne tiens pas à me crosser dans un drapeau en particulier. Je veux juste vivre dans une société à échelle humaine où l'on ne traîne pas des pieds avec les conneries monarchistes...

Passe-Nulpar a dit...

Tantôt on va avoir nous aussi notre grand monarque, PKP, et la reine Snyder.

Mais la grande différence, c'est qu'on va en être fier.

J'encule tout le monde, incluant les Québécois, ils me font chier dans la vie de tous les jours autant que les autres, sinon plus, PARCE QUE je suis un ti-Québécois, comme eux. Si j'étais Arabe ou Noir, là par contre j'aurais du respect, toutes les portes me seraient ouvertes pour que je partage ma culture avec l'univers. C'est la mentalité québécoise.

Les autres sont winners, mais pas nous autres. Nous on continue d'être des perdants même si les plaines d'Abraham sont loin en joualvert.

J'espère que je me ferai pas trop haïr... :D

monde indien a dit...

Les régions et les patois n ' intéressent pas les riches du pouvoir -
Les traditions qu ' elles véhiculent sont anti-productives -
Bientôt les pays m^me n ' intéresseront plus les riches et ils les considèreront comme porteurs de valeurs traditionnelles et anti-productives -
Seules les intéressent les valeurs productives ( à leur profit ) , qui sont internationales -
Il n ' existera plus de peuples que : les riches et les pauvres -
A ces derniers on dira : oui , c' est un drame , mais nous en préoccupons , et nous trouverons une solution - mais , voyez-vous bien , en attendant il faut équilibrer les budgets - celà demande des sacrifices , alors serrons-nous ( serrez-vous ) la ceinture -
Et ces pauvres pauvres , en espoir de rêves de riches , se la serreront -
Quant à moi , je n ' ai pas besoin de ceinture à mon pantalon , ni de piscine , ni Jacuzzi , ni bagnole énorme , ni argent - alors , qu ' ils-elles , aillent se faire enculer !

Passe-Nulpar a dit...

Moi je ne connais aucun Québécois qui m'a appelé son «frère» et qui m'a aidé JUSTE PARCE que j'étais comme lui, c'est-à-dire un Québécois.

Les gens qui m'ont fait le plus de troubles dans la vie jusqu'à maintenant sont des gens de ma nationalité. Je comprends juste pas...

C'est la façon dont se comportent les Québécois envers les autres Québécois.
Peut-être que c'est aussi pire ailleurs, je ne sais pas. Mais nous avons une tendance autodestructrice.

Et l'identité nationale ne sera jamais aucune garantie contre cette rapacité des uns envers les autres. Personne ne me fera croire qu'on sera obligé de tous s'aimer si on forme un pays. Mais si on ne s'aime pas tous et qu'il y a des dissidents, que va-t-il se passer? La Terreur au Québec!

Bon, j'exagère, encore une fois...

C'était juste pour dire que je ne crois pas que je vais me comprendre davantage demain avec un pays en plus.

Mais si les Québécois en veulent absolument un, je n'ai rien contre, mais on ne me forcera pas à danser le rigodon, no fucking way! :D

monde indien a dit...

@ Passe-nullepart ,
Je peux bien comprendre que tu n ' aimes pas danser le rigodon et peux bien imaginer qu ' il y ait autant ( mais pas que ) de Crétins à Québec , qu ' ailleurs -
Ici en France nous avons aussi un bon quota d ' imbéciles et des fanatiques danseurs de bourrée auvergnate ( mais certains fort sympathiques ) -
Cependant ces spécificités locales , qui ne sont pas forcément des " traditions " , sont très belles , vitales peut-^tre , ne serait-ce que la langue , mais beaucoup d ' autres choses , la réalité particulière d ' un coin du globe , une culture , une nature , des racines -
On peut être ouvert sur les autres pays et avoir ce lien - ( je le suis ) -
Je suis aussi méfiant aussi , comme je le disait dans mon précédent coment , d ' une internationalité , qui sous couvert de culture n ' est en fait que la propagation d ' une culture qui est celle du seul fric :
nous avons ce problème en France où le culte des Etas-Unis atteint des proportions que vous n ' imaginez pas -
Les mots et Slogans " Américains " sont partout dans la culture de masse ébahie devant les Etats-Unis - Les chanteurs ne savent plus ici s ' exprimer en Français , qu ' en chantant des conneries , ou alors chantent en américain -
Avant que de s préoccuper de faire comme çi ou comme ça , je crois qu ' il faut surtout s ' occuper de faire vraiment " bien " , mais avec fierté de son langage ou de son coin - si on l ' aime bien , bien-sûr - ( il faut pas se forcer )
Amicalement -