vendredi 30 novembre 2007

ON AIME ÇA D'MÊME NOTRE P'TIT QUÉBEC!

Les jeunes Québécois seraient les Canadiens les moins aptes à la lecture. Rien pour se réjouir, non plus, quant aux capacités de lecture à l'échelle mondiale. C'est du moins ce que révèle un article d'Ariane Lacoursière paru aujourd'hui dans Cyberpresse.
Cela ne me surprend pas. Cependant, je trouve un peu courtes les réponses que cet article fournit pour expliquer la situation.
Il n'y a pas de reconnaissance réelle du savoir lire et écrire dans la société québécoise. Des intellectuels de talent lavent de la vaisselle tandis que des analphabètes incultes occupent des postes de direction: «on aime ça d'même, notre P'tit Québec»...
Nos jeunes Québécois ont de la difficulté à comprendre le contenu d'un texte plutôt simple. On pourra donc les bourrer avec n'importe quelle connerie plus tard et maintenir en place nos ânes de service qui ne sont pas «impressionnés» par les études, Dostoïevski, Molière ou les logarithmes. Et qui ne comprennent pas le contenu d'un texte plutôt simple... À vrai dire, ils s'en torchent. Comme ils se torchent de la culture, de l'art, du savoir-faire, des compétences, du talent et du génie.
«Il n'y a pas de place nulle part pour tous les Ovide Plouffe du monde entier», braillait l'autre.
Certes, il n'y a pas de place pour ceux qui savent lire et écrire au Québec et nos jeunes Québécois, pas fous, ont bien compris que la lecture est accessoire. Il faut seulement savoir faire du cash en profitant de l'apathie généralisée de notre société. Tout n'est qu'apparences pour se propulser à l'avant-scène d'une société où le nivellement vers le bas triomphe, condition nécessaire pour que le pouvoir soit toujours entre les mains de gens mesquins et dénués de réelles compétences, dont celles bien élémentaires de savoir lire et écrire.
Vraiment, «on aime ça d'même notre P'tit Québec»! C'est la seule société au monde où il est vraiment mal vu de savoir lire et écrire...
Alors, ne faisons pas trop chier avec les jeunes Québécois qui ne savent ni lire ni écrire. Ce n'est reconnu qu'à l'école. Dans la vraie vie, la plupart des Québécois sont fiers de réussir tout en étant incapables d'écrire une phrase de trois mots sans faire six fautes. C'est dans l'air du temps. Aussi, je me console d'assister à l'arrivée d'immigrants qui savent lire et écrire: cela va remonter le niveau général, qui en a bien besoin. Évidemment, ces immigrants devront surtout laver de la vaisselle pour les dix prochaines années, d'ici à ce que l'on se rende compte que la situation n'a plus de bon sens... On y est presque. Mais pas encore. Il reste encore bien des livres à s'empoussiérer d'ici là.

1 commentaire:

  1. Ce qui encore plus désolant c,est aussi d,avoir enlevé le concours comandité par Pizza Hut qui au moins faisais lire un roman par session à un étudiant.

    Si le jeune lisait pour une pizza au moins il lisait quelque chose. C'est désolant, les jeunes ne listen même plus, même sur internet il ne vont que dans des chat rooms et au pire sur des sites pornographiques.

    RépondreSupprimer