lundi 20 juillet 2009

Les étés pourris ne le sont pas pour tout le monde



Les étés pourris ne le sont pas pour tout le monde.

Jusqu'à maintenant, je n'ai que des éloges pour cet été pluvieux, même si les fraises sont dégueulasses et recouvertes de limaces. Je me dis que les limaces aussi passeront un bel été, bien que mon orgueil ne saurait souffrir la comparaison avec ces gastropodes visqueux dont la seule vue saurait gâcher tous les repas, végétariens ou pas. Je n'aime pas les fraises cet été, ni les limaces, mais je n'en apprécie pas moins le temps plutôt frais pour la saison. Comme je ne cours pas les festivals, je ne manque rien. Qu'il pleuve à boire debout ou non, on boit toujours debout dans les festivals. Et armoire à glace comme je suis je me sens toujours comme un chien dans un jeu de quilles parmi la foule. Je suis toujours sous l'impression que je vais mutiler quelqu'un en reculant.

Donc, je chante sous la pluie. J'suis pas fait en chocolat.

Et puis il ne pleut même pas. Même qu'il fait soleil. Peut-être vingt celsius. Peut-être dix-neuf. De gros nuages blancs et à peu près propres. Le soleil au sommet des arbres. Les fleurs qui poussent un peu partout dans les terrains vagues. Les oiseaux qui chantent. Et je vous laisse deviner tout le reste.

C'est un hostie de bel été que je vous dis. Je n'en décroche pas.