mercredi 31 octobre 2012

L'indignation à son comble

L'indignation est encore montée de plusieurs crans hier, ne serait-ce qu'à Montréal.

L'équipe du maire pourri a annoncé une augmentation de taxes d'environ 3%. Avec tout ce que l'on apprend à la Commission Charbonneau à propos des enveloppes brunes bourrées de fric, des coffres-forts qui débordent d'argent liquide et des commissions prises pour chaque contrat fraudé, on se serait attendu à une réduction de taxes de 30%...

Voire de 300%, avec tout cet argent détourné des poches de trop honnêtes citoyens qui se font plumer comme des poules pondues en série.

Il est temps de hurler et d'agir pour coffrer ces voyous qui nous gouvernent.

-Bande de voleurs! Bande d'hosties de crosseurs...

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Ils étaient nombreux les éditorialistes et autres chroniqueurs merdeux à réclamer la bastonnade pour réprimer les kids qui portent le carré rouge.

Les collabos manquent de courage quand c'est le temps de s'en prendre aux caïds. On ne les entend pas dénoncer la corruption, la fraude, le détournement de fonds publics. Ils en sont encore à frapper sur des kids ou bien des BS, comme le gardien de prison timoré dans La ligne verte, celui qui a peur des souris et qui fait pipi dans ses culottes devant de vrais hommes qui ne sont pas encagés.

Voilà ce qui nous gouverne: des voleurs, des crosseurs, des lâches, des cupides, des stupides...

Il y a un mince espoir de ramener la corruption à un niveau inférieur.

Ce mince espoir qui a été porté par des carrés rouges.

Ce mince espoir que l'on a entendu dans les rues, depuis le 22 mars dernier.

Cet espoir qui dit qu'il y a de l'argent dans les poches de la mafia.

Et qu'il n'y a aucune raison de sacrifier nos services publics pour enrichir des gens malhonnêtes qui n'agissent pas comme il faut en communauté.

Il n'y a aucune raison de payer deux fois le prix pour nos services publics, juste parce qu'on fait chanter quelques petits fonctionnaires minables et autres scélérats élus par moins du quart de la population en âge de voter.

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Elle est quand la prochaine manif?

mardi 30 octobre 2012

Il n'arrive jamais rien à Trois-Rivières

Le vent souffle un peu plus fort que d'habitude à Trois-Rivières ce matin.

Le fond de l'air est chaud.

Vénus, l'étoile du berger, est visible entre les nuages. Ils défilent dans le ciel comme la promesse d'un temps chaotique.

L'ouragan Sandy pénètre dans le continent. Les bas-quartiers de Manhattan sont inondés. La Bourse de New-York est fermée. Va-t-on y goûter nous aussi?

Peut-être pas.

Il n'arrive jamais rien à Trois-Rivières.




lundi 29 octobre 2012

Moi

Ce blog sollicite plusieurs aspects de ma personnalité. Je m'y affirme en tant qu'écrivain, artiste-peintre, musicien et citoyen. Je suis tout cela en même temps. Je pourrais faire un blog par sujet émanant de ma caboche. Malheureusement, ce serait trop bien organisé. Je ne m'y reconnaîtrais même pas. Voilà pourquoi je poursuis mon chemin allègrement sur ce blog. Je ne me casse pas la tête. J'y vais comme ça vient.

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«Le Moi est haïssable.»
Pascal

«J'emmerde Pascal.»
Moi

Cette blague est de François Cavanna, père-fondateur des revues Hara Kiri et Charlie Hebdo.

J'y songe chaque fois que je m'apprête à critiquer la première personne du singulier.

Je vous dirai, en maugréant un peu, que je suis un peu du côté mathématique de Pascal. Son côté métaphysique m'est soporifique. La musique me fait bien plus planer que ces suites de mots sur la crédulité en matière de résurrection et de miracles à gogo. Finalement, Pascal m'emmerde. Et je ne le lis presque jamais, sinon pour me rappeler que je m'emmerde en le lisant.

Et pourquoi je m'acharne à vous parler de tout ça? Je n'en sais rien. Sinon que je m'avance vers une sempiternelle critique de la première personne du singulier. Trop de Moi, que l'on soit Pascal ou Noël, cela finit par faire vomir.

Évidemment qu'il y en a qui ont plus de talent que d'autres. Le Moi de Rimbaud est aimable. Celui de Lautréamont aussi. Parce que c'est unique.

Le Moi de Facebook, par exemple, est terne. Et je ne dis pas ça seulement parce que je suis déjà un vieux con. Je me sers de mon Facebook pour partager des pensées, des drôleries, des pétitions et tout plein de trucs pratiques ou sans but. Mon Moi y est minimisé autant que faire se peut. Non pas parce que je ne suis pas un brin narcissique, comme n'importe quel vieux con, mais parce que je ne suis pas le sujet le plus intéressant pour en discuter. Je me connais assez sans avoir à vous emmerder avec mon Moi.

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Quelqu'un m'a dit de quelqu'un qu'il pouvait lire dans l'avenir.

Je lui ai laissé entendre qu'il pouvait aussi lire dans son passé en lisant dans ses shorts.

Ce n'est pas la blague du siècle, mais bon, vous devrez vous en contenter chers lecteurs et lectrices.

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Parlant de Moi, je reprends mes pinceaux et je finis ce que j'ai commencé. Je vous promets un majestueux Printemps Érable dans les rues d'une ville autant imagée qu'imaginaire.

J'ai aussi une danseuse de flamenco, un type qui joue de la guitare dans la guérite d'un stationnement désert, une scène d'enfance au Pont de fer avec mon père et mes trois frères, une mascotte qui se fait tirer les oreilles dans un centre commercial, etc.

Je m'y remets pour parler un peu moins de Moi.

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Je me suis acheté des cordes pour ma guitare classique. Je vais devoir l'accorder au cinq minutes quand je vais les changer. Ce qui fait que je ne les ai pas encore changées.

J'ai aussi un nouvel harmonica Hohner en B. Ce qui complète presque ma gamme d'harmonicas. Ça coûte trop cher jouer de l'harmonica. Ça se désaccorde à rien. Ça ne s'accorde pas quand ça joue faux. Faut toujours en racheter et les magasins de musique n'ont jamais toutes les gammes disponibles. Ce qui fait que l'on joue généralement en G, en C ou en A. Si ça vous semble du chinois ce que je dis, eh bien je vais quand même le dire.

Mes tamtams sont cool mais je n'en joue vraiment que lors des manifs.

Ce serait bien d'en organiser une contre la corruption devant chaque hôtel de ville du Québec, le même jour et à la même heure. Un grand concert de casseroles contre la corruption de Laval à Québec, en passant par Mascouche et Trois-Rivières.

On ressortirait nos carrés rouges, évidemment.

Pour rappeler que tout est parti de là.

Et que le but à atteindre est plus proche qu'on ne l'aurait cru.

La révolution est en marche au Québec et partout dans le monde.

Déjà, je parle moins de Moi...

vendredi 26 octobre 2012

Le syndrome du larbin





Ceux qui me connaissent bien l'auront vu sur mon compte Facebook. Il arrive sur mon blog avec quelques mois de retard. Pourtant, c'est toujours d'actualité.

 Qu'est-ce qu'un larbin? Cette vidéo tournée en Espagne est directement inspirée d'un texte de Julien Arlandis que l'on trouve ici sur la toile.

Il ne se trouve pas de meilleure définition. Le larbin s'appelle un cave dans notre langue vernaculaire. C'est une andouille qui se fait enculer par le capitalisme sauvage et qui le défend becs et ongles pour son plus grand malheur.

 Le larbin sait qu'il est nul et ne peut pas concevoir qu'un pauvre puisse avoir raison face à l'opinion d'un riche. Le larbin se dit qu'il y a toujours eu de la corruption et qu'il y en aura toujours. Tous ceux qui agissent pour améliorer l'état de la situation sont des vils et des coquins qui devraient cesser d'importuner les riches qui, vexés, pourraient s'en aller ailleurs.

 Il y a une multitude de larbins dans ma ville et encore plus dans la ville de Québec.

 Je mentionne par ailleurs que le syndrome du larbin a été abondamment décrit par l'un de nos meilleurs humoristes, Yvon Deschamps, dans un monologue intitulé «Les unions qu'ossa donne?» Évidemment, le monologue se trouve ici. Je le dédie à nos larbins, à nos caves et à nos andouilles.

mercredi 24 octobre 2012

Plume, le noir mouton de nos poètes

J'ai passé la soirée avec Plume Latraverse hier. J'ai écouté un tas de ses chansons pour me rendre à l'évidence qu'il est un monument non seulement de notre contre-culture mais aussi de notre culture tout court.

Ce gars-là, c'est un vrai poète. Ses poésies se sont éternellement inscrites dans ma mémoire. Ses rimes résonnent en toutes occasions comme l'écho de mon peuple, une voix libre, déchaînée et anarchique.

L'oeuvre de Plume est unique. Elle peut survivre à son interprète, mais elle n'est authentique qu'avec Plume.

Il rappelle les troudabours Rutebeuf et Villon, Jehan Rictus, Jean Narrache et surtout La Bolduc. C'est le noir mouton de nos poètes.

On sait aussi que Plume trippe sur Charles Trenet, le fou chantant. Il est aussi fou que lui quand il chante. Sa présence sur scène a toujours été hors des conventions, pour employer un euphémisme.

Une série sur Plume est diffusée ces temps-ci sur la zone audio de Radio-Canada.  Ça s'intitule D'un Plume à l'autre. Et bon sang, c'est du gâteau pour un admirateur de Plume comme moi.

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Bon, eh bien je retourne à Plume.

mardi 23 octobre 2012

Alléluia

Les conservateurs croient bien plus en la punition qu'en la rédemption.

Moi, le con, je suis du côté de Victor Hugo pour juger les Jean Valjean de ce monde.

Je pense que la pire raclure qui soit peut devenir une personne infiniment morale.

Le mal qui se connaît est moins dommageable que le mal qui s'ignore. C'est ce qu'écrivait substantiellement Baudelaire dans ses Fusées.

Les Pharisiens qui se tapent la poitrine dans la première rangée du Temple en se croyant des justes, parce qu'ils sont riches et bien propres, ne valent pas les Publicains qui baissent les yeux dans la dernière rangée en se croyant des crapules. Les Pharisiens ignorent leur mal. Les Publicains l'affichent pour s'en débarrasser. La rédemption n'est possible que pour ceux qui extirpent le mal d'eux-mêmes...

Et c'est quoi la rédemption? Eh bien... c'est faire le bien. Le bien qui s'ignore. Le bien qui ne s'affiche pas...

(Bon sang, est-ce que je fais de la fièvre?)

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Dans le roman Les Misérables, l'inspecteur Javert passe tout son temps à trouver un moyen de coffrer Jean Valjean. Il ne voit pas l'homme bon et honnête que Jean Valjean est devenu, mais le voleur, le bandit, l'ancien forçat. Et il le reconnaît sous la nouvelle identité qu'il s'est forgé. Et il le poursuit, partout, sans aucune considération pour le bien que Jean Valjean fait aux misérables parmi lesquels il vit. Qu'il sauve une orpheline et tout un village, l'inspecteur Javert s'en fiche. Il veut l'application la plus stricte qui soit de la loi.

Évidemment, la conception du monde dans laquelle Javert s'inscrit finira par le détruire lui-même. Il se suicide en se noyant dans la Seine. Comme si sa vie n'avait pas de sens. Ou moins que celle de Jean Valjean.

Franchement, Victor Hugo avait l'oeil clair et la plume plus qu'ambitieuse.

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Il y a plein de types qui honorent sans le savoir la mémoire de l'inspecteur Javert de nos jours. On les voit surtout à droite, à chercher la bête noire qui viendra justifier leur vision étriquée du monde.

La rédemption n'existe pas pour eux.

Il n'y a que la loi, le fouet, la punition.

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Nietzsche disait de Jésus qu'il était le destructeur des gardiens de la morale. Il a détruit les dogmes des Pharisiens qui se croyaient justes, bons et juges en tout et pour tout.

Ce même Nietzsche disait aussi qu'il n'y eut qu'un seul chrétien et qu'il est mort sur la croix.

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Alléluia.





lundi 22 octobre 2012

C'est bon même pour les brutes et les truands

Ma blonde s'est achetée hier une compilation des musiques de films produites par Ennio Morricone. L'acteur principal de Mon nom est personne, Le bon, la brute et le truand, Il était une fois dans l'Ouest et Mission c'est la musique. C'est comme si ces films tournaient autour de la musique de Ennio Morricone. On a mis ça dans le lecteur audio et dès les premières notes je suis replongé dans mon enfance la plus idyllique, du temps où je faisais l'Indien quand on jouait aux cow-boys et aux Indiens.

Quelques notes de Morricone et nous étions dans l'Ouest le plus sauvage, à la recherche d'un duel plus théâtral que sanguinaire. On se courait après avec nos tomahawks et nos fusils de plastique.

-Wa-ha-ha-wouin-wouin-wouin...

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J'ai des impressions similaires pour le film Il danse avec les loups. L'acteur principal c'est aussi le paysage. L'Ouest à lui seul se filme sans paroles et sans musique et fait rêver avec ravissement mon âme de confiné à l'Est.

J'écoute Ennio Morricone et je pars en voyage.

Idem pour Il danse avec les loups. Ça me rappelle les troupeaux de bisons et les hordes de chevaux sauvages de l'Extrême-Nord de la Colombie-Britannique. Comme ça me rappelle les plaines de Saskatchewan. Je voyage, quels que soient le scénario, la distribution et le but.

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Où veux-je en venir? Je ne sais pas.



jeudi 18 octobre 2012

Somewhere in the Rest of Canada (ROC)

Hey guys, what's up? I've got a story for ya. Well, I'm not Steinbeck or whoever knowing how to write  a little bit in English. I'm just a crazy Frenchman. A kinda French Borat maybe arf! arf! And also a crazy Indian. And I always will remember that quotation from the famous jazzman Sun Ra: «His story is not my story». Then, my story is right here. Some of yours won't give a shit for that, I know. But I had to show ya that shit guys, especially for testing the international language of our times, just after music and cartoons. English is a monkey language like some others. It's not that difficult to learn. Nobody knows how to speak it well, like it is in French either.

Well, well, well, what could I tell ya, eh?

Maybe a story about the times I was somewhere in the Rest of Canada (ROC), as we say in Quebec for marking a limit.

I'd been in Vancouver, yeah. It was during the 90s. I lived close to Main street, on Keyfer street, in a part considered as the Chinatown. I was the taller guy on the streets and I used for sure to eat asian foods. That wasn't that bad. I had the feeling that I was somewhere else on an other continent, y'know. A kind of dépaysement and I couldn't translate that... If I ought to translate everything I'd better shut up...

Then, I had a place to sleep for amount fifty hundred bucks per month. It was a dirty spot full of mice and cockroaches. So, I couldn't sleep that much...

There were about forty rooms in that fucking dirty place. It was full of tramps, hobos and other welfare bums. There was a bathroom for ten people and, during the night, and even during the day, prostitutes used to come up with their clients. So I couldn't wash myself without cleaning the bath with a full can of Old Dutch. Then, that good Ol' Butch of mine (my nickname is Butch Bouchard) could take some rest far away from cockroaches, mice and prostitutes.

It wasn't the best period of my life meanwhile it wasn't the worst.

I was young. I had a lot to learn. Especially my English and my Mandarin either.

I don't know for what the fuck I'm telling ya that.

Jeez... We're just a quarter to four in the morning. Sun is still sleeping. 



mercredi 17 octobre 2012

L'histoire du gars qui porte des cornes et parle avec le Diable

Alvin est le Diable en personne. En fait, il aime à le croire. Aucune méchanceté véritable n'existe vraiment chez ce bon vieux Alvin. Bien sûr qu'il porte tous les signes ostentatoires du satanisme, l'étoile à cinq branches et la croix inversées, des cornes et même les pieds bots. Pourtant, c'est de la bonne pâte. Il ne ferait pas de mal à une mouche. Ni à un maringouin, à moins d'être vraiment exaspéré.

Alvin n'est pas du tout le Diable en personne. Ce n'est pas un ange. Ni un soudeur sous-marin. Il est commis dans un club vidéo, le seul endroit où il lui soit interdit de porter ses maudits signes sataniques. Le commerce est la propriété de sa tante Judy qui lui laisse tout de même la liberté de porter des cornes.

-En autant que tes cornes soient propres... j'vois pas d'problèmes, lui a toujours dit tante Judy. Mais tes choses de Satan... Moé j'veux pas d'religion icitte ni de choses fuckées... On est en affaires icitte... Faut être neutre mon p'tit Alvin!

-Appelle-moé pas «mon p'tit Alvin», matante Judy, j'ai l'air d'un cave! lui répète souvent Alvin.

-Bah! On taquine ceux qu'on aime mon p'tit Alvin! qu'elle lui répond invariablement en lui remuant les cornes de tous bords tous côtés.

-Grrrr! grommelle Alvin en revenant à sa caisse et à ses clients. Je suis tanné d'être enquiquiné par tante Judy!

La blonde de Alvin s'appelle Brigitte. Comme on ne l'a jamais vue, c'est dur de dire de quoi elle a l'air et ce qu'elle fait dans la vie. Alvin dit qu'elle est soudeuse sous-marine. Bon, peut-être. Elle serait ébéniste qu'on n'en dirait guère plus.

Alvin aide tout le monde tout en ayant cet air méchant pas très crédible.

Il offre des lifts à tous ses amis qui n'ont pas de char. Et comme ils n'ont pas d'argent non plus, ses amis, c'est toujours Alvin qui achète de la bière pour tout le monde.

Ils sont dans un band de musique satanique.

Et Alvin est en quelque sorte le promoteur. Mais le nom du groupe... Fiou! Ça ne leur vient pas encore. Ils n'ont aucune idée. Rien. L'angoisse du nom de groupe à trouver... Y'a que des gars comme Alvin et ses potes pour vivre ça et le comprendre.

Brigitte n'est pas vraiment du genre groupie. Elle les trouve enfantins. Elle va rejoindre Alvin dans son appart' , la nuit venue, pour faire l'amour au coin d'un feu artificiel. Alvin ne nous dit rien de plus sur sa vie sexuelle, sinon qu'il tient à l'hygiène personnelle des parties et de tout le reste.

À part de ça, y'a pas grand' chose à rajouter à propos de Alvin.

Son nom de famille est compliqué. Znazizak ou Zmarpartflouppe... C'est pas prononçable. Sa tante Judy s'appelle Judy Cayer. Comme quoi c'est plus facile à retenir, Cayer. Mais Znartiploutte ça fait plus satanique, of course. Nous, on l'appelle tout simplement le Ti-Alvin, comme le fait elle-même sa tante Judy. Ça le met en beau pétard à chaque fois mais bon sang qu'on rigole.

Pour ce qui est des cornes de Alvin, ce sont des injections de botox ou quelque cochonnerie du genre qui lui ont donné ce look. Elles sont toujours très propres mais un peu trop poilues. Ça fait négligé.

Sacré Alvin!

mardi 16 octobre 2012

Le pouvoir du peuple, pas celui des clowns

J'ai porté plainte au Directeur général des élections (DGE) il y a sept ans. C'était pour invalider les élections et recommencer le vote. Le vote électronique avait été un vrai fiasco. Le DGE m'a envoyé une réponse quelques semaines plus tard. Le DGE a reconnu qu'il y avait plusieurs failles à la sécurité dans ce système et qu'il ne pouvait pas garantir l'absence de fraude. Le DGE m'a rappelé, par ailleurs, qu'il n'avait qu'un pouvoir consultatif... Résultat de ma démarche: rien. À quelle porte devais-je cogner pour invalider cette élection suite au désormais célèbre «scandale du vote électronique»? Je vous le demande...

Un peu plus tard, j'ai conçu une pétition électronique adressée à la Ministre des Affaires municipales, qui était à l'époque Madame Nathalie Normandeau,  un nom qui revient souvent ces temps-ci à la Commission Charbonneau qui enquête sur la corruption dans l'industrie de la construction...

Je dénonçais dans cette pétition le fait que le maire de Trois-Rivières, Monsieur Yves Lévesque, refusait d'aller en consultation populaire sur le financement de l'amphithéâtre en dépit du fait que les citoyens avaient obtenu plus que le quorum nécessaire lors de la signature du registre. 

Si ce registre signifie quelque chose, il devrait y avoir un référendum, non? Autrement, aussi bien écrire sur le registre «signez ou signez pas, ici on s'en torche et on fait ce qu'on veut bande de minables!» Au moins, cela aurait l'avantage d'être franc en dépit d'être honnête.

Évidemment, un gus du ministère m'a répondu qu'ils n'avaient qu'un pouvoir consultatif et blablabla.

On fait quoi après ça? Des commissions d'enquête? Je nous le demande...

J'ai joué le jeu du citoyen et, croyez-moi, je me suis fait royalement baisé. Et remarquez que je ne suis pas tout à fait un cul-terreux. Je sais écrire. Et ils se sentent tout de même obligés de me répondre. La belle affaire... 

Je pourrais me plaindre auprès du pape ou bien de la reine d'Angleterre, cela me donnerait quoi?

Tout ce qu'il me reste, à part le cul et les dents, c'est ce blogue, ces mots, ce défoulement qui circule un peu partout sur la planète, pas très vite, mais enfin c'est mieux que rien...

Il me reste aussi la rue, le carré rouge, les manifs et l'espoir d'en finir avec cette démocratie factice qui nous prive d'un pays à la hauteur de ses vrais maîtres, les citoyens. Pas les peddlers, mais les citoyens.

Je veux qu'ils sachent, ces politiciens à gogo, que je sais qu'ils sont des menteurs, des hypocrites et des siphonneurs de fonds publics. Je veux qu'ils sachent que je sais que leur conception de la démocratie est un leurre, un chèque en blanc pour quatre ans.

Peut-être qu'avec un gouvernement campé un peu plus à gauche sera-t-il possible de faire un peu de ménage dans les écuries d'Augias de nos finances publiques. Nous n'en avons certainement pas pour notre argent. Politiciens véreux et magouilleurs de bas étage nous en redemandent pour mieux voler nos ressources naturelles et nous traiter en locataires dans notre propre pays.

Redonnons un sens au mot démocratie: le pouvoir du peuple. 

Le pouvoir du peuple. Pas celui des clowns.