Je n’ai pas écrit beaucoup cette semaine. L’été ne me porte pas vraiment vers l’écriture. Enfin, j’y suis tout de même. Alors aussi bien avoir quelque chose à raconter. On ne tiendrait tout de même pas un blogue pour parler de ses chats! En fait, il y a tout plein de blogues de cette nature. Il y en a pour tous les goûts, des blogues, des blogues sur le macramé, sur l’usage de la térébenthine ou sur la politique. Mon blogue ne vaut pas mieux que les autres. En fait, si, il est meilleur. Mais pourquoi devrais-je le crier sur tous les toits, alors que je ne fais aucune publicité pour ces mots lancés effrontément sur l’Internet, ces mots qui contribueront peut-être à me faire pendre un jour, mort funeste pour une activité aussi anodine, mais mort quand même?
«Donnez-moi une seule phrase d’un homme et je le ferai pendre», disait le Cardinal Richelieu, un bon chrétien comme il s’en fait encore de nos jours. Si cette phrase était «J’aime la crème glacée», il se trouverait toujours un émule de Richelieu pour y trouver de quoi vous dénigrer. «Cette crème glacée est sûrement testée sur des animaux ou bien c’est parce qu’il se moque des changements climatiques et qu’il n’est pas conscient des composés chimiques hautement cancérigènes qui interviennent dans la fabrication de la crème glacée. De plus, il l’écrit en riant, comme s’il se moquait de l’humanité. Donc, camarades, la conclusion sera fort simple : il faut le pendre.»
Écrire, dans un tel contexte, c’est faire preuve de courage, même si c’est pour parler de ses chats, somme toute.
Je n’ai rien à dire sur les chats.
Mais j’aurais quelques lignes pour réagir, sur le vif, à une nouvelle parue cette semaine.
Alan Krueger, économiste de Princeton (USA), a avancé l’hypothèse que c’est le manque de liberté et non pas la pauvreté qui engendrerait le terrorisme. Les derniers attentats de Londres auraient été commis par des médecins, des gens éduqués. Ceux du 11 septembre aussi : ce n’est pas un analphabète qui devient pilote de l’air. Allez lire cet article. C’est très intéressant :
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=75647
Là-dessus, je vous quitte. Je dois aller manger ma crème glacée.
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vendredi 6 juillet 2007
dimanche 1 juillet 2007
L'art politique c'est de la merde
Sean Lennon, le fils de John Lennon, va en décevoir plus d'un, mais certainement pas moi. Je suis d'accord avec lui. Voyez ce qu'il dit: «Je trouve généralement que l'art politique est prétentieux et stupide. Je pense que ça prend quelqu'un de très intelligent pour chanter sur la politique et ne pas être pédant.» Dans le même article, que j'ai trouvé sur Matinternet, il admet que Bob Dylan et son père était capable de s'en tirer. La beauté devrait être la seule préoccupation des artistes. «Je crois que l'art qui n'a pas de raison d'être, qui est simplement vraiment joli, est quelque chose d'utile.» Pour l'article complet, cliquez ici:
http://www.matin.qc.ca/articles/20070630093656/fils_lancien_beatle_john_lennon_trouve_que_musique_rock_sepuise.html
L'art engagé, c'est souvent de la merde. Ça sent la pute à plein nez. Et même que la pute sent meilleure. Des exceptions? Pourquoi pas. Bob Dylan et John Lennon, voire Woody Guthrie, ça laisse encore de la place à la poésie. Mais chanter le pays, la cause, la Grande Idée ou l'avenir radieux du socialisme: fuck off! Les plus mauvaises chansons de John Lennon sont celles à connotation politique. Des slogans vides de sens sur des airs de tambourin. Même chose pour Dylan. L'art pour l'art, il n'y a que ça de vrai. On n'a pas à forcer le message. Il est là, si l'artiste est sincère, sans que l'on ait à se forcer le cul et à crier à tous vents ses allégeances.
http://www.matin.qc.ca/articles/20070630093656/fils_lancien_beatle_john_lennon_trouve_que_musique_rock_sepuise.html
L'art engagé, c'est souvent de la merde. Ça sent la pute à plein nez. Et même que la pute sent meilleure. Des exceptions? Pourquoi pas. Bob Dylan et John Lennon, voire Woody Guthrie, ça laisse encore de la place à la poésie. Mais chanter le pays, la cause, la Grande Idée ou l'avenir radieux du socialisme: fuck off! Les plus mauvaises chansons de John Lennon sont celles à connotation politique. Des slogans vides de sens sur des airs de tambourin. Même chose pour Dylan. L'art pour l'art, il n'y a que ça de vrai. On n'a pas à forcer le message. Il est là, si l'artiste est sincère, sans que l'on ait à se forcer le cul et à crier à tous vents ses allégeances.
mardi 29 mai 2007
Solidarité entre la gauche altermondialiste et les néonazis
« La gauche altermondialiste n'est pas la seule à se mobiliser contre le sommet (du G8) des 6 au 8 juin à Heiligendamm. Les néonazis du NPD en font un exercice d'entraînement avant les législatives de 2009. » Annette Ramelsberger, Süddeutsche Zeitung
Source:
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=74342
Est-ce que ça vous étonne? L’extrême-gauche et l’extrême-droite se rejoignent dans la haine de la liberté individuelle, dans l’attrait de la masse ou du troupeau, dans la critique virulente du libéralisme, du cosmopolitisme, voire du « sionisme »… Rien d’étonnant à cela, puisque l’extrême-gauche et l’extrême-droite sont issues de la même branche totalitaire, utilisant le nationalisme et le socialisme dans le but avoué d’un grand règlement de compte contre tous ceux qui ne pensent pas comme eux.
Réfléchir, ce n’est pas crier des slogans, drapeaux rouges ou chemises noires au vent.
Réfléchir, c’est être seul. Tous ceux qui entendent faire réfléchir les masses ne sont que de fieffés coquins qui veulent les utiliser comme chair à canons pour leurs projets les plus funestes.
La gauche altermondialiste, par les stratégies qu’elle emploie et son vocabulaire plus ou moins ésotérique, se rapproche davantage de la droite fasciste. Ce n’est pas pour rien que tant de socialistes ont terminé leur carrière dans la peau d’un nazi : Mussolini était un militant socialiste, Hitler aussi…
Source:
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=74342
Est-ce que ça vous étonne? L’extrême-gauche et l’extrême-droite se rejoignent dans la haine de la liberté individuelle, dans l’attrait de la masse ou du troupeau, dans la critique virulente du libéralisme, du cosmopolitisme, voire du « sionisme »… Rien d’étonnant à cela, puisque l’extrême-gauche et l’extrême-droite sont issues de la même branche totalitaire, utilisant le nationalisme et le socialisme dans le but avoué d’un grand règlement de compte contre tous ceux qui ne pensent pas comme eux.
Réfléchir, ce n’est pas crier des slogans, drapeaux rouges ou chemises noires au vent.
Réfléchir, c’est être seul. Tous ceux qui entendent faire réfléchir les masses ne sont que de fieffés coquins qui veulent les utiliser comme chair à canons pour leurs projets les plus funestes.
La gauche altermondialiste, par les stratégies qu’elle emploie et son vocabulaire plus ou moins ésotérique, se rapproche davantage de la droite fasciste. Ce n’est pas pour rien que tant de socialistes ont terminé leur carrière dans la peau d’un nazi : Mussolini était un militant socialiste, Hitler aussi…
mardi 8 mai 2007
DÉMISSION D'ANDRÉ BOISCLAIR
Boisclair a démissionné à titre de chef du Parti Québécois (PQ). Il n’y a rien d’étonnant à cela. Même si le score du PQ était mauvais aux dernières élections, je prétends qu’il aurait été encore plus mauvais avec Pauline Marois ou n’importe quel autre chef du PQ.
Le problème du PQ n’est pas le chef. Le problème du PQ ce sont ses idées surannées, ce vieux verbiage passéiste sur la décolonisation, l’impérialisme et Ottawa-la-méchante. Ces conneries finissent par faire bayer aux corneilles non seulement les électeurs, mais aussi plusieurs militants souverainistes qui ressentent une petite gêne d’être représentés ainsi comme faisant partie d’une ligue « communiste-ouvrière » du vieux poêle… Le problème du PQ c’est sa raison d’être : l’indépendance du Québec coûte que coûte, dusse-t-on faire quelques distorsions à la vérité.
LE CIEL EST BLEU, L’ENFER EST ROUGE…
Mon père a toujours été un libéral, c’est-à-dire un Rouge, sans pour autant provenir d’une famille de bourgeois.
Mon père provenait d’une famille très pauvre du Bas-du-Fleuve. C’était une famille de 18 enfants. Il aurait souhaité continuer ses études. Il aurait aimé devenir médecin ou avocat, le rêve de toute personne aspirant à un avenir meilleur dans le Québec des années ’30 qui, incidemment, ne savaient produire que des médecins, des avocats, des politiciens, des curés ou… des joueurs de hockey!
Ses études ont terminé abruptement. Duplessis, à la même époque, disait imbécilement que « l’éducation c’est comme la boisson : y’en a qui ne supporte pas ça. » Les Rouges, au contraire des Bleus, croyaient en la modernisation de la société québécoise, en la possibilité pour tout un chacun de trouver une meilleure place au soleil.
Mon père était Rouge, pas Rouge comme Lénine, mais Rouge comme T.D. Bouchard, Rouge comme Jean Lesage, Rouge comme René Lévesque (il a été Rouge, ne l’oublions pas!), Rouge comme Pierre Eliot Trudeau…
Il n’aimait pas les Bleus. Cependant, il a suivi René Lévesque en 1976. C’était la première fois de sa vie qu’il ne votait pas pour les Rouges. Il s’est probablement dit qu’il y avait un fond rouge chez Lévesque.
Il a vite déchanté. C’était en 1978. À l’approche du référendum, dans le but de former la plus large coalition nationaliste qu’ il soit possible de former, le PQ a cru bon de faire une fleur à l’Union Nationale en sortant des caves de l’Assemblée Nationale la statue de Maurice Duplessis.
Dès l’inauguration de la statue, mon père a déchiré sa carte de membre du PQ : « J’le savais don’ que c’était des maudits Bleus! » Il redevint Rouge, pour longtemps et jusqu’à sa mort.
Il détestait autant le PQ qu’il avait détesté l’ Union Nationale.
« Le ciel est Bleu, l’enfer est Rouge » disait-il, pour rappeler les sermons que les curés faisaient à leurs ouailles pour les inciter à voter pour « Maurice ». « Les péquistes, on leur dirait de manger d’la marde et ils en mangeraient si le chef leur disait que c’était bon. C’est ben des maudits Bleus comme du temps de l’Union Nationale! »
Le Québécois moyen est loin d’être un mouton, comme le prétendent certains souverainistes qui ne font que bêler en chœur les mêmes comptines d’enfants et les mêmes slogans depuis 40 ans.
Le Québécois moyen déteste les chefs omnipotents, les « amis du peuple » autoproclamés, les positions tranchées, le manque de nuances.
Au fond, c’est parce que le peuple québécois ne suit pas le PQ que j’ai vraiment l’impression qu'il n’est pas un peuple de moutons. Les Québécois sont constitués d’hommes et de femmes libres, provenant de tous les horizons, qui n’ont pas besoin de se faire dire quoi et comment penser pour être considérés comme des Québécois à part entière.
Le problème du PQ n’est pas le chef. Le problème du PQ ce sont ses idées surannées, ce vieux verbiage passéiste sur la décolonisation, l’impérialisme et Ottawa-la-méchante. Ces conneries finissent par faire bayer aux corneilles non seulement les électeurs, mais aussi plusieurs militants souverainistes qui ressentent une petite gêne d’être représentés ainsi comme faisant partie d’une ligue « communiste-ouvrière » du vieux poêle… Le problème du PQ c’est sa raison d’être : l’indépendance du Québec coûte que coûte, dusse-t-on faire quelques distorsions à la vérité.
LE CIEL EST BLEU, L’ENFER EST ROUGE…
Mon père a toujours été un libéral, c’est-à-dire un Rouge, sans pour autant provenir d’une famille de bourgeois.
Mon père provenait d’une famille très pauvre du Bas-du-Fleuve. C’était une famille de 18 enfants. Il aurait souhaité continuer ses études. Il aurait aimé devenir médecin ou avocat, le rêve de toute personne aspirant à un avenir meilleur dans le Québec des années ’30 qui, incidemment, ne savaient produire que des médecins, des avocats, des politiciens, des curés ou… des joueurs de hockey!
Ses études ont terminé abruptement. Duplessis, à la même époque, disait imbécilement que « l’éducation c’est comme la boisson : y’en a qui ne supporte pas ça. » Les Rouges, au contraire des Bleus, croyaient en la modernisation de la société québécoise, en la possibilité pour tout un chacun de trouver une meilleure place au soleil.
Mon père était Rouge, pas Rouge comme Lénine, mais Rouge comme T.D. Bouchard, Rouge comme Jean Lesage, Rouge comme René Lévesque (il a été Rouge, ne l’oublions pas!), Rouge comme Pierre Eliot Trudeau…
Il n’aimait pas les Bleus. Cependant, il a suivi René Lévesque en 1976. C’était la première fois de sa vie qu’il ne votait pas pour les Rouges. Il s’est probablement dit qu’il y avait un fond rouge chez Lévesque.
Il a vite déchanté. C’était en 1978. À l’approche du référendum, dans le but de former la plus large coalition nationaliste qu’ il soit possible de former, le PQ a cru bon de faire une fleur à l’Union Nationale en sortant des caves de l’Assemblée Nationale la statue de Maurice Duplessis.
Dès l’inauguration de la statue, mon père a déchiré sa carte de membre du PQ : « J’le savais don’ que c’était des maudits Bleus! » Il redevint Rouge, pour longtemps et jusqu’à sa mort.
Il détestait autant le PQ qu’il avait détesté l’ Union Nationale.
« Le ciel est Bleu, l’enfer est Rouge » disait-il, pour rappeler les sermons que les curés faisaient à leurs ouailles pour les inciter à voter pour « Maurice ». « Les péquistes, on leur dirait de manger d’la marde et ils en mangeraient si le chef leur disait que c’était bon. C’est ben des maudits Bleus comme du temps de l’Union Nationale! »
Le Québécois moyen est loin d’être un mouton, comme le prétendent certains souverainistes qui ne font que bêler en chœur les mêmes comptines d’enfants et les mêmes slogans depuis 40 ans.
Le Québécois moyen déteste les chefs omnipotents, les « amis du peuple » autoproclamés, les positions tranchées, le manque de nuances.
Au fond, c’est parce que le peuple québécois ne suit pas le PQ que j’ai vraiment l’impression qu'il n’est pas un peuple de moutons. Les Québécois sont constitués d’hommes et de femmes libres, provenant de tous les horizons, qui n’ont pas besoin de se faire dire quoi et comment penser pour être considérés comme des Québécois à part entière.
lundi 9 avril 2007
Et maintenant je fais quoi?
Mon premier message est lancé dans le cyber-espace. Et maintenant, je fais quoi? J'attends qu'on me réplique? Je provoque un débat sur un thème? Je livre simplement mes pensées du moment? Le choix sera difficile, puisque je cherche autant que tout autre à épater la galerie, tendance naturelle que je combats âprement en développant le goût à rire de moi-même.
Pour ceux qui se demandent quelle est mon allégeance politique, permettez-moi tout de suite de vous décevoir: je n'en ai pas.
La vie est trop complexe pour n'appliquer qu'une seule solution à des problèmes multiples. On ne peut pas toujours trancher le noeud gordien, comme Alexandre le Grand le fit, d'un coup net, au fil de l'épée. La légende prétendait que celui qui dénouerait le noeud s'emparerait de la ville. Alexandre a solutionné le problème haut l'épée. Mais s'il avait à désamorcer une bombe, parions que son épée lui serait d'aucun secours, comme sont d'aucun secours les solutions passées pour des problèmes d'aujourd'hui. Le monde change. Comme disait le philosophe Héraclite, on ne se baigne jamais deux fois dans la même eau.
La politique partisane, c'est trancher le noeud gordien, tout le temps, sans réfléchir à la bombe qui pourrait exploser tout au bout. La limite de l'action politique, c'est le consensus. Si nous ne voulons pas de consensus, ne souhaitons-nous pas plonger le pays dans la guerre civile aux noms de vagues idéaux qui, demain, seront tournés au ridicule, comme tous les idéaux passés et à venir?
La vraie politique, la politique directe, c'est prendre la parole, simplement, pour ne pas laisser aux politiciens professionnels le loisir d'occuper tout le discours associé aux affaires publiques.
Bon, j'ai assez réfléchi pour ce matin. Je vais aller jouer un peu de guitare.
Pour ceux qui se demandent quelle est mon allégeance politique, permettez-moi tout de suite de vous décevoir: je n'en ai pas.
La vie est trop complexe pour n'appliquer qu'une seule solution à des problèmes multiples. On ne peut pas toujours trancher le noeud gordien, comme Alexandre le Grand le fit, d'un coup net, au fil de l'épée. La légende prétendait que celui qui dénouerait le noeud s'emparerait de la ville. Alexandre a solutionné le problème haut l'épée. Mais s'il avait à désamorcer une bombe, parions que son épée lui serait d'aucun secours, comme sont d'aucun secours les solutions passées pour des problèmes d'aujourd'hui. Le monde change. Comme disait le philosophe Héraclite, on ne se baigne jamais deux fois dans la même eau.
La politique partisane, c'est trancher le noeud gordien, tout le temps, sans réfléchir à la bombe qui pourrait exploser tout au bout. La limite de l'action politique, c'est le consensus. Si nous ne voulons pas de consensus, ne souhaitons-nous pas plonger le pays dans la guerre civile aux noms de vagues idéaux qui, demain, seront tournés au ridicule, comme tous les idéaux passés et à venir?
La vraie politique, la politique directe, c'est prendre la parole, simplement, pour ne pas laisser aux politiciens professionnels le loisir d'occuper tout le discours associé aux affaires publiques.
Bon, j'ai assez réfléchi pour ce matin. Je vais aller jouer un peu de guitare.
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