mardi 8 novembre 2016

La politique ne vaut pas un lever du soleil

En ce jour d'élections américaines je devrais sans faire un effort pour vous pondre un texte percutant sur la politique.

Je ne considère pas tout à fait futile de s'intéresser à la marche du monde. Ne serait-ce que parce qu'il n'y a pas d'autre monde pour la majorité d'entre nous. Sinon celui qu'on ne veut pas visiter tout de suite puisque rien ne nous prouve qu'il existe.

Par contre, je n'ai pas envie de collaborer avec les bêtises véhiculées par les médias traditionnels qui nous dispensent de l'effort intellectuel de faire nos propres recherches.

L'idéologie dominante se camoufle trop souvent sous le couvert d'une objectivité journalistique factice.  À force de creuser les questions, on finit par découvrir que l'on nous ment du matin au soir. Des commentateurs payés rubis sur l'ongle nous livrent leur vision du monde pour ensuite fréquenter monsieur le magnat de la finance ou madame la marquise de mes deux qui lui collent de grandes tapes dans le dos après avoir bourré son portefeuille de travailleur qui ne crache pas dans la main de ceux qui le pourrissent.

Que l'on dénonce ou pas la corruption ambiante, on trouvera des milliers de larbins au service des puissants pour nous faire accroire qu'il y a le pire et le moins pire et que, tout compte fait, il vaut mieux prôner le statu quo et se satisfaire d'un rien.

On finira par absorber toute la résignation que cela suppose en la faisant faussement passer pour de la sagesse alors qu'elle n'est que de l'absence de courage.

Il y a les Bleus et les Rouges, le camp A ou le camp B, l'option 1 des banquiers ou l'option 2 des banquiers. Et il ne saurait y avoir rien d'autre. Et ne vous évertuez pas à affirmer que nous nous faisons voler notre souveraineté nationale depuis 1974, année qui permit aux banques privées de nous endetter cul par-dessus tête avec aucun espoir de nous en sortir un jour.

Il n'y a qu'un monde. Ce monde sale, tout croche et tout de travers où l'on fait verser le sang du peuple dans la rue quand les pauvrichons ont l'ingratitude d'en vouloir aux fumiers qui nous gouvernent.

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J'aurai donc parler de politique sans vraiment l'avoir voulu. Pour mieux marquer une pause, je vais passer à autre chose. Non pas par crainte. Mais plutôt par principe de conservation d'énergie. La révolte viendra un jour ou l'autre et il faudra être en forme et disposer à la mener jusqu'au bout pour nous débarrasser d'un système corrompu jusqu'à la moelle en lequel l'on ne trouve même pas assez de mafieux pour y croire quoi que l'on fasse. J'ai la ferme conviction que ce système est mort depuis longtemps dans la tête de la majorité des gens mais que son cadavre continue à puer. Il pue comme quelque chose dont on ne sait pas comment se débarrasser par crainte qu'en le déplaçant on y voie plein de vers grouiller. On vit avec cette puanteur en l'aspergeant de parfum. On fait semblant qu'il n'y a pas de cadavres dans la pièce et on ne regarde pas trop lomgtemps

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Passons aux choses moins sérieuses. D'aucuns diront que c'est encore plus sérieux que la politique. Enfin! Je vous laisse en juger.

Il m'arrive souvent de prendre des photos depuis que j'ai un Iphone. Ce n'est pas compliqué. On peut en prendre autant que l'on veut et n'en garder qu'une seule. À l'époque où j'avais un appareil-photo, époque qui fait déjà partie du siècle dernier, j'étais trop cheap pour me passionner pour la photographie. S'acheter du matériel ou bien aller porter ses films en quelque endroit pour les faire développer, cela prenait du pognon. Alors qu'aujourd'hui on n'a qu'à faire quelques milliers de clics pour finalement tomber sur quelque chose d'à peu près présentable, même si ce n'est pas nécessairement du grand art.

Je photographie souvent le soleil pour une raison qui m'échappe. J'aime la lumière, au risque d'affecter ma cornée. Et il n'y a pas de lumière plus naturelle et plus énigmatique que celle projetée par notre étoile.

Voici donc une sélection des photos que j'ai prises ce matin en marchant tout le long du fleuve Magtogoek (anciennement Saint-Laurent). Ma promenade a duré une bonne heure. Et, croyez-moi, il n'y a rien de mieux pour bien commencer la journée.


Lever de soleil sur la rue Bonaventure à Trois-Rivières.

Lever du soleil sur la rue des Ursulines à Trois-Rivières.

Terrasse Turcotte à Trois-Rivières.

Encore la Terrasse Turcotte à Trois-Rivières.

Lever du soleil sur le fleuve Magtogoek.

Le port de Trois-Rivières.

Soleil, soleil...

Soleil, leil, leil!

Lever du soleil sur un bidule du port de Trois-Rivières.

Encore le port.

Entrée interdite.