mardi 5 avril 2011

Merci beaucoup

Il est facile de résister à la tentation de devenir un stupide commentateur politique comme tous les autres. Il ne suffit que de s'abandonner à l'absurde pour que tout de suite s'écartent de vous ces sectateurs et proto-disciples qui nuisent considérablement à l'essor d'une pensée libre.

Voilà pourquoi Jonathan Stew ne perdait jamais une minute pour dire quelque chose de con, de vulgaire et de pas racontable afin de mieux cracher sur un statut de commentateur politique qui lui faisait dégueuler jusqu'à son âme.

Physiquement, Jonathan Stew était normal. Je veux dire qu'il n'était pas anormal. Enfin, ses sourcils étaient très droits.

Par contre, c'est sans lien avec le noeud de notre affaire.

C'est métaphysiquement que Jonathan Stew était impressionnant.

Quand il disait, avec un air de défi dans la voix, quelque chose comme «c'est rien qu'd'la calice de marde» ou bien «fuck», voire «qu'est-cé tu veux qu'on faize?» Rien d'extravagant mais carrément déconnecté de tout discours politique. De la métaphysique. Du métalangage. De la transcendance calvaire!

Jonathan Stew disait aussi «ahem» quand il s'éclaircissait la voix.

Et c'est à peu près tout ce que j'avais à dire à ce sujet.

Merci beaucoup.