mardi 19 avril 2011

Est-ce que Jésus riait?

Vous allez rire. Je ne sais pas d'où c'est tiré. Aussi, je demande votre aide. J'ai quelques indices. C'est dans un roman de Dostoïevski que je me suis claqué naguère, du temps de ma bohême. J'hésite entre Les Possédés et Les frères Karamazov. J'ai seulement retenu la question. Et la question? J'y viens.

«Est-ce que Jésus riait?»

C'est écrit noir sur blanc, quelque part parmi ces deux milles pages. Et j'ai besoin de votre aide, généreux lecteurs, pour combler rapidement ce vide sans avoir à googler pendant trois minutes et trois quarts de seconde. Je suis bien trop pressé, voyez-vous. Cela me demande du temps que de vous divertir, les amis, et je ne retiens pas un sou pour autant. Ma logorrhée se corrige avec de grandes questions. Et il n'y a pas de plus grande question que celle qui nous demande si Jésus riait.

À mon humble avis, Jésus riait. Peut-être pas sur la croix. Mais pendant sa vie, certainement. Je m'amuse à croire qu'il n'était pas à l'image des marchands du temple qui devraient se mêler de religion plutôt que de politique.

Il a l'air d'un christie de bon gars, Jésus. Le gars qui dit d'aimer son prochain, de pardonner, de ne pas jeter la première pierre, de ne pas se battre avec l'épée, de vivre en paix dans un royaume qui n'est pas de ce monde... Oua! Ce Jésus-là ne ressemble pas du tout à ces fausses idoles et autres veaux d'or des conservateurs. No fucking way.

Mon Jésus à moi riait.

Il se fendait la gueule. Ressuscitait les morts. Multipliait le pain. Changeait l'eau en vin. Marchait sur l'eau. Jouait du violon.

Le Jésus des conservateurs? De la basse politique pour quelqu'un qui disait que l'on ne peut pas servir deux maîtres: Dieu ou l'Argent...

Amen mes frères et soeurs. Et pardonnons-leur, même s'ils savent ce qu'ils font.