jeudi 30 août 2018

Notes de campagne électorale / Québec 2018

Le Parti Québécois vient encore de perdre un candidat.

Après Muguette Paillé, c'est au tour de Pierre Marcotte de déclarer forfait.

On n'a pas à  creuser longtemps pour découvrir chez les péquistes qui hantent les médias sociaux des propos qui les disqualifient du service public.

Les seuls candidats péquistes présentables, tout compte fait, sont les mononcles et les matantes qui n'ont pas de connexion Internet. Ils tiennent sans doute les mêmes propos mais loin de l'oeil des internautes.

Je doute que Michelle Blanc demeure candidate jusqu'aux élections de novembre.

Le PQ fonce dans un mur et prend le chemin de la retraite. Ce joueur est déjà disqualifié avant même les élections. Le PQ est en compétition avec QS pour la dernière place.

À force de défendre l'indéfendable le PQ s'est peinturé dans le coin.

Les candidats islamophobes sont pourtant représentatifs d'une bonne frange des militants du PQ.

Les trolls péquistes et autres nonos de la Meute ont fait un tort irréparable au PQ qui n'a JAMAIS DIT UN CHRIST DE MOT pour se dissocier de ces vulgaires racistes de basse-cour.

Avez-vous entendu Véronique Hivon ou Jean-Martin Aussant critiquer la Meute, Storm Alliance ou autres groupuscules de nationalistes d'extrême-droite? Niet. Nada. Rien.

Je lis à tous les jours des péquistes de haut niveau, membres de comités péquistes, vomir leur haine des cosmopolites, multiculturalistes enturbanés, islamogauchistes, judéobolcheviques et autres calembredaines lepenistes.

Le PQ prend donc le chemin de la retraite.

Et il va disparaître.

Le plus tôt sera le mieux.

***

La CAQ? C'est le PLQ sans l'inclusion. De la marde avec de la marde. Juste parler de la CAQ ça me lève le coeur.

La CAQ c'est les défauts du PQ avec les défauts du PLQ.

Aucune qualité à en ressortir.

La démocratie de mononcle Le-Go.

La CAQ c'est Duplessis 2.0.

Avec encore plus de noirceur.


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Je prévois, peut-être à tort, l'élection d'un gouvernement libéral majoritaire. Je préférerais un gouvernement solidaire, mais je doute que ce soit pour cette année.

La stratégie des libéraux est de se donner un vernis de gauche avant les élections.

Un vernis pour attirer les presque solidaires.

Or, le PLQ c'est aussi de la marde.

C'est la mafia au pouvoir. C'est 30% à 50% de l'argent des contribuables toujours détourné vers les amis du pouvoir.

Le PLQ c'est faire couler le sang du peuple dans la rue, comme ils l'ont fait en 2012 sous Charest et ses voleurs.


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Et maintenant QS. J'ai mes réserves. Je ne suis pas membre de QS. Je n'ai pas la fibre militante.

Mais dans un système politique comme le nôtre, c'est à peu près tout ce qui me rapproche de mes propres valeurs, dont l'écologie que QS devrait aussi défendre au Grand Prix de Trois-Rivières...

Je suis écologiste, humaniste, féministe, pour le plein respect des droits civiques et en faveur de la nationalisation de larges pans de notre économie, dont les banques.

Le seul parti qui peut concrètement changer quelque chose à la gestion du Québec, c'est Québec Solidaire.

Je vais donc voter pour Valérie Delage, candidate de Québec Solidaire pour le comté de Trois-Rivières.

Et vous?

mardi 21 août 2018

Futile moi-même et futile politique

Qu'est-ce qu'un parti politique?

Essentiellement un petit groupe de gens qui se réunissent en secret pour discuter de ce qui devrait être fait pour le plus grand nombre de gens.

Je n'ai pas inventé le bouton à quatre trous et sans doute que ça prend des boutons pour attacher les chemises. 

Dieu s'est probablement trompé avec sa création. En tout cas, il ne semble pas l'avoir réussie.

Si Dieu s'est trompé, il ne faudra pas s'attendre à moins d'un homme. Cet homme fût-il moi-même. Futile moi-même...

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Vert.

C'est une couleur que mon oeil ne voit pas.

J'obtiens zéro sur seize au test des couleurs pour le vert.

Je suis daltonien.

Je n'en suis pas moins Vert. Même si je vois tout en tons de jaune, de rouge et d'orangé. Le gazon est rouge. Les feuilles sont rouges. L'été comme l'automne.

Et moi, je suis Vert.

Vert comme je me crisse du Grand Prix de Trois-Rivières.

Vert comme je m'attriste d'un poisson qui vit 14 ans coincé dans l'aquarium d'un restaurant.

Vert comme je prêche la décroissance et l'abolition de l'argent.

Vert comme je souhaite fermer la moitié des routes aux automobiles, diminuer de 50% les espaces de stationnement en ville, colorer l'asphalte en blanc, installer des potagers sur les toits au centre-ville, etc.

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La planète est dans un sale état.

On préfère parler des décorations.

Moi je veux un portique en marbre.

Moi je veux un beau patio.

Mais jamais moi je veux respirer de l'air pur.

Moi je ne veux pas mourir d'emphysème ou d'anxiété dans une société malade d'elle-même.

La planète est dans un sale état.

Et on ne fait rien pour arrêter.

Même qu'on accélère la vitesse alors qu'on approche du mur à bord de notre bolide civilisationnel.

Cela va empirer.

Les petits gestes individuels ne suffiront pas.

L'humanité se prépare à vivre sous terre. 

Pris comme des rats.



lundi 20 août 2018

I SPEAK A KIND OF COLLOQUIAL ENGLISH WITH A THICK QUEBECER ACCENT

Hey folks! I speak English as well as Shakespeare if he was French. 

Feel free to make a visit to my art gallery. It's on 448 Niverville Street in downtown Trois-Rivieres. 

It's open from 13:00 to 17:00 on saturdays and sundays. 

I'm also available for visits on reservation. 

Here is my Email: bouchard.gaetan@gmail.com

Le soleil

Y'a beaucoup de soleil dans ma pratique des arts visuels. Ça fait un peu kitsch, peindre le soleil, mais je l'assume. Comme j'assume de prendre le soleil en photo tous les jours depuis des mois. J'y cherche quelque chose. J'y trouve tout ce que je ne cherchais pas.

Le soleil, pour moi, représente la victoire du jour sur mes nuits.

Je vis maintenant de jour et je dors la nuit.

Le bonheur vient avec.

Le soleil représente le bonheur.

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Il peut aussi représenter un grand malheur.

Dont ce soleil peint par un ami, qui a mis fin à ses jours en 2010.

LUC GAUDET / Regarde-moi, je suis libre!
Acrylique, 12 X 16 po.
C'est la dernière oeuvre qu'il a peinte avant de nous quitter.

Il s'est pendu dans un petit boisé, derrière le Canadian Tire sur le boulevard des Forges.

Je suis probablement la dernière personne à lui avoir adressé la parole. Je l'avais croisé une heure avant qu'il ne passe à l'acte au coin des rues Père-Daniel et Gene-H-Kruger. Je l'avais salué rapidement puisque j'étais pressé... On est souvent trop pressé. Pour rien.

Il espérait devenir artiste-peintre plus que jamais je ne l'espérerai moi-même.

Chacune de ses expositions allait le révéler à la face du monde pour qu'il puisse enfin vivre de son imaginaire, lui qui d'ailleurs souffrait d'une hypersensibilité mentale qui passe pour une maladie en notre monde anxiogène.

Chacune de ses expositions le décevait et le ramenait à la triste réalité: comment payer ses comptes, comment vivre dignement sa vie.

Son soleil ne me semble pas heureux.

Il est parti le rejoindre.

Je suis l'un des rares à servir encore la mémoire de mon ami Luc Gaudet, artiste-peintre.

Celui que nous surnommions affectueusement Silux parce qu'il avait fait de son appartement le refuge de tous les désoeuvrés de sa bande qui venaient y boire des silex de café tout en fumant des cigarettes.

Silux qui était un fan fini de musique progressive.

Un jour, je ferai un portrait de Silux tiens.


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Bon. Le soleil.

Ça peut être joyeux.

Ça peut être triste.

C'est comme la vie quoi.




Se fondre dans le décor

Je me tiens coi ces derniers temps. Je parle, écris, dessine et joue de la musique sans cesse. Je communique par toutes les pores de ma peau. J'en ressens parfois une grande lassitude. Je développe l'envie de me fondre dans le décor pour mieux le contempler.



samedi 18 août 2018

Conrad Bouchard

Conrad Bouchard avec celle qui deviendra son épouse: Jeannine René.
Conrad Bouchard est né à Sayabec, dans la Vallée de la Matapédia, le 18 août 1933.

Je ne me souviens pas du jour et de la date du décès de Conrad Bouchard.

C'était en août. Au milieu des années '90. Pendant le Grand Prix de Trois-Rivières.

Il est décédé d'un cancer colorectal. Comme deux de ses frères.

Il a été opérateur de chariot-roulant, cariste et assistant-contremaître à l'aluminerie Reynolds de Cap-de-la-Madeleine.

Il était marguillier de la paroisse Notre-Dame-des-Sept-Allégresses et responsable de la Société Saint-Vincent-de-Paul. C'était un catholique engagé dans sa communauté qui ne prenait rien à la communauté...

Il a épousé Jeannine René en 1958.

Le couple a eu quatre enfants, quatre garçons, dont l'auteur de ces lignes.

Conrad Bouchard était mon père.

Et plus que mon père: mon ami.

Un père présent quand tant d'autres étaient absents.

Un père qui parlait à ses enfants quand tant d'autres ne parlaient jamais.

Un père qui était le plus fort et qui n'avait pas froid aux yeux.

Mon père.

Et je le vois tous les jours, devant le miroir, parce que j'ai hérité de son visage.

Et un peu de son caractère mi-taciturne mi-explosif.

Voilà.

Bonne fête Pa!

De gauche à droite: Mon oncle Jean-Paul Germain,
mon grand-père Rodolphe René et mon père Conrad Bouchard.

vendredi 17 août 2018

Encore une nouvelle toile...

Encore une nouvelle toile. J'ai bien peur qu'elle se vende rapidement. J'ai vendue toutes les cabanes à sucre que j'ai représentées en peinture. Combien de temps je pourrai la regarder celle-là?