jeudi 14 juillet 2016
Vive la Frrrr-rance!
C'est aujourd'hui l'anniversaire de la France qui célèbre la prise de la Bastille survenue un certain 14 juillet 1789. C'est une fête en l'honneur des manifestants et des révolutionnaires. Une fête qui fait honte à ces socialistes qui matraquent le peuple de France dans la rue.
Cela dit, j'aime la France.
La France qui monte sur les barricades et la France des droits de l'homme. La France qui dit que le peuple a le devoir de se révolter contre les tyrans. La France des poètes et des artistes. La France de la bonne bouffe et de la bonne baise. La France décoincée, un peu vulgaire et plus vraie que nature.
J'aime les Français qui, en arrivant au Nouveau-Monde, ne se sont pas gênés pour épouser des Autochtones et les aimer. J'aime les Français coureurs des bois et des jupons. Les Français qui ne croyaient pas en l'existence de races supérieures. Les Français qui détestaient les curés et préféraient s'enfoncer dans les bois avec les Indiens plutôt que d'obéir à la Sainte Église de mon cul.
J'aime les Français qui jurent, qui sacrent, qui blasphèment et qui n'ont ni Dieu ni maître.
J'aime la France de Rabelais, du marquis de Sade et de Charlie Hebdo.
J'aime la France insoumise, libre comme la liberté, qui écrit des traités contre l'intolérance et envoie paître ceux qui n'aiment pas la vie.
J'aime la France qui n'y va pas par quatre chemins.
La France qui se foutait de l'OTAN comme du Pacte de Varsovie.
J'aime la France de Dreyfus, Zola et Jean Moulin.
La France de Picasso et des pique-assiettes.
La France de Cabu, Reiser et Wolinski.
La France de Coluche, Professeur Choron et Cavanna.
La France de Piaf, Gainsbourg, Brassens, Ferré, Barbara.
La liste est bien trop longue de tout ce que j'aime de la France.
Métis comme je le suis, je ne puis renier qu'une partie de moi est française à jamais.
Rien de patriotique et de chauvin dans mon amour de la France.
Je serais Russe que j'aimerais tout de même la France.
Je serais Martien que je n'en piquerais que pour elle.
Oui, j'aime cette France éternelle.
Cette France qui, parfois, éclaire l'humanité.
Cela dit, j'aime la France.
La France qui monte sur les barricades et la France des droits de l'homme. La France qui dit que le peuple a le devoir de se révolter contre les tyrans. La France des poètes et des artistes. La France de la bonne bouffe et de la bonne baise. La France décoincée, un peu vulgaire et plus vraie que nature.
J'aime les Français qui, en arrivant au Nouveau-Monde, ne se sont pas gênés pour épouser des Autochtones et les aimer. J'aime les Français coureurs des bois et des jupons. Les Français qui ne croyaient pas en l'existence de races supérieures. Les Français qui détestaient les curés et préféraient s'enfoncer dans les bois avec les Indiens plutôt que d'obéir à la Sainte Église de mon cul.
J'aime les Français qui jurent, qui sacrent, qui blasphèment et qui n'ont ni Dieu ni maître.
J'aime la France de Rabelais, du marquis de Sade et de Charlie Hebdo.
J'aime la France insoumise, libre comme la liberté, qui écrit des traités contre l'intolérance et envoie paître ceux qui n'aiment pas la vie.
J'aime la France qui n'y va pas par quatre chemins.
La France qui se foutait de l'OTAN comme du Pacte de Varsovie.
J'aime la France de Dreyfus, Zola et Jean Moulin.
La France de Picasso et des pique-assiettes.
La France de Cabu, Reiser et Wolinski.
La France de Coluche, Professeur Choron et Cavanna.
La France de Piaf, Gainsbourg, Brassens, Ferré, Barbara.
La liste est bien trop longue de tout ce que j'aime de la France.
Métis comme je le suis, je ne puis renier qu'une partie de moi est française à jamais.
Rien de patriotique et de chauvin dans mon amour de la France.
Je serais Russe que j'aimerais tout de même la France.
Je serais Martien que je n'en piquerais que pour elle.
Oui, j'aime cette France éternelle.
Cette France qui, parfois, éclaire l'humanité.
mercredi 13 juillet 2016
Je doute de moi: mon lectorat prend trop d'ampleur...
Je ne vous emmerderai pas avec mes statistiques mais cela m'a fait chaud au coeur de constater que mon lectorat s'est largement accru au cours des dernières semaines. Tant et si bien que j'ai battu mon record personnel du printemps 2012 où j'étais particulièrement actif sur les médias sociaux qui relayaient mes textes de combat dans le cadre du Printemps érable. Une faiblesse que j'avais à cette époque comme à toute autre qui pourrait survenir. Je fais partie de ces gros cons qui croient en la justice sociale. Je déteste viscéralement que l'on charge le peuple dans la rue avec la cavalerie cosaque. Je prendrai toujours le parti des matraqués contre celui des matraqueurs. Tout politicien qui fait couler le sang du peuple dans la rue est digne de mépris. Sa mémoire doit en être souillée à jamais.
Depuis mai 2016, j'assiste à un tsunami de lecteurs et lectrices. Ce qui me fait douter de moi. Que ferai-je de mon sentiment de n'écrire que pour le plus petit nombre? Que ferai-je de mon aura d'écrivain maudit qui tient Emily Dickinson, Friedrich Nietzsche et Arthur Rimbaud pour des modèles de probité littéraire?
Pour mieux éviter la popularité, je me ferai bien sûr un devoir d'éviter de commenter régulièrement les actualités. C'est avec de telles arguties que l'on fait vivre des tas de chroniqueurs qui regardent le monde par le petit bout de la lorgnette. C'est avec des actualités que l'on se construit une réputation qui ne me semble en rien enviable.
J'échangerais toutes les chroniques de Criard Tartineau contre un vers de Virgile, même si je ne lis jamais Virgile.
Je me passerais facilement de tous ces commentateurs d'idées fixes qui me semblent unidimensionnels. Untel n'en a que pour l'indépendance du Québec. L'autre voit partout le péril islamiste. Et ça se met à enligner texte après texte pour nous démontrer l'urgence de ceci ou cela, comme si l'on ne faisait que ça dans la vie. Comme si le devoir de résistance ne se passait pas aussi dans une bonne bouffe, une bonne bière ou une bonne baise.
N'importe quoi sauf cette tristesse de vivre dans un état de siège perpétuel. Les générations se succéderont et considéreront sans doute d'un air maussade tout ce que l'on tenait pour fondamental. On passera peut-être pour des millénaristes incultes et malpropres qui croyaient dur comme fer aux quatre cavaliers de l'Apocalypse ainsi qu'au Bonhomme Sept-Heures.
Évidemment, je ne veux pas dire qu'il ne faut pas se soucier du monde et des idées véhiculées par nos semblables.
Je veux tout simplement affirmer que mon blogue n'est pas une poubelle.
Je me permets cette naïveté de le comparer au Journal d'un écrivain de Dostoïevski. Je ne prétends pas lui arriver à la cheville. Il me sert néanmoins d'inspiration. J'alterne les textes philosophiques aux nouvelles, contes, maximes, proverbes et autres illustrations. Ce blogue est simplement le reflet de mon âme dans ce qu'elle a de plus complexe et parfois de plus idiot.
Merci de me lire et de me commenter quand cela vous chante.
Merci de comprendre que j'écris d'abord pour moi-même. C'est ma manière de respecter votre intelligence.
Que vous soyez un, deux ou huit millions à me lire, j'espère que je ne changerai jamais.
Je souhaite ne jamais devenir un crétin qui cède à l'esprit du temps pour se fabriquer une notoriété de faux-cul.
"Comment? Tu cherches à te multiplier par dix, par cent? Tu cherches des disciples? Cherche alors des zéros." C'est ce qu'écrivait Nietzsche dans Le crépuscule des idoles. Nietzsche ce grand comique heureusement incompris.
Depuis mai 2016, j'assiste à un tsunami de lecteurs et lectrices. Ce qui me fait douter de moi. Que ferai-je de mon sentiment de n'écrire que pour le plus petit nombre? Que ferai-je de mon aura d'écrivain maudit qui tient Emily Dickinson, Friedrich Nietzsche et Arthur Rimbaud pour des modèles de probité littéraire?
Pour mieux éviter la popularité, je me ferai bien sûr un devoir d'éviter de commenter régulièrement les actualités. C'est avec de telles arguties que l'on fait vivre des tas de chroniqueurs qui regardent le monde par le petit bout de la lorgnette. C'est avec des actualités que l'on se construit une réputation qui ne me semble en rien enviable.
J'échangerais toutes les chroniques de Criard Tartineau contre un vers de Virgile, même si je ne lis jamais Virgile.
Je me passerais facilement de tous ces commentateurs d'idées fixes qui me semblent unidimensionnels. Untel n'en a que pour l'indépendance du Québec. L'autre voit partout le péril islamiste. Et ça se met à enligner texte après texte pour nous démontrer l'urgence de ceci ou cela, comme si l'on ne faisait que ça dans la vie. Comme si le devoir de résistance ne se passait pas aussi dans une bonne bouffe, une bonne bière ou une bonne baise.
N'importe quoi sauf cette tristesse de vivre dans un état de siège perpétuel. Les générations se succéderont et considéreront sans doute d'un air maussade tout ce que l'on tenait pour fondamental. On passera peut-être pour des millénaristes incultes et malpropres qui croyaient dur comme fer aux quatre cavaliers de l'Apocalypse ainsi qu'au Bonhomme Sept-Heures.
Évidemment, je ne veux pas dire qu'il ne faut pas se soucier du monde et des idées véhiculées par nos semblables.
Je veux tout simplement affirmer que mon blogue n'est pas une poubelle.
Je me permets cette naïveté de le comparer au Journal d'un écrivain de Dostoïevski. Je ne prétends pas lui arriver à la cheville. Il me sert néanmoins d'inspiration. J'alterne les textes philosophiques aux nouvelles, contes, maximes, proverbes et autres illustrations. Ce blogue est simplement le reflet de mon âme dans ce qu'elle a de plus complexe et parfois de plus idiot.
Merci de me lire et de me commenter quand cela vous chante.
Merci de comprendre que j'écris d'abord pour moi-même. C'est ma manière de respecter votre intelligence.
Que vous soyez un, deux ou huit millions à me lire, j'espère que je ne changerai jamais.
Je souhaite ne jamais devenir un crétin qui cède à l'esprit du temps pour se fabriquer une notoriété de faux-cul.
"Comment? Tu cherches à te multiplier par dix, par cent? Tu cherches des disciples? Cherche alors des zéros." C'est ce qu'écrivait Nietzsche dans Le crépuscule des idoles. Nietzsche ce grand comique heureusement incompris.
mardi 12 juillet 2016
Des maximes et des proverbes tout croches et tout de travers
Permettez-moi de vous présenter de petits aphorismes qui témoignent bien plus de ma paresse que de mon génie. Je les ai écrits à la va comme je te pousse sans craindre leur manque de portée. J'ai relu Le gai savoir de Friedrich Nietzsche récemment et le bougre ne cesse de confondre la poésie, la sagesse, la danse, la cuisine méditerranéenne et le Code de Manou. S'il pouvait le faire, moi aussi je le ferai avec plus ou moins de réussite. Je ne suis pas Cioran et encore moins un moraliste français pré-voltairien. Je ne suis qu'un blogueur, un blagueur, un plaisantin du web. Pardonnez à l'avance mes saillies et ne vous y fiez pas trop pour mener votre vie telle qu'elle se doit d'être vécue. Je ne suis pas dans vos souliers et si j'y étais je m'y sentirais probablement inconfortable puisque j'ai des gros pieds. Ne cherchez pas à comprendre. Prenez ce qu'il vous plaît. C'est gratuit. Comme d'habitude...
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L'anxiété est la maladie de notre temps. Une maladie qui se guérirait par la philosophie si les lobbies pharmaceutiques n'étaient pas si puissants. Ou par une partie de quilles pour ceux qui n'y comprennent rien.
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Je ne sais rien mais je vous en parle. Si je savais tout, je garderais ça pour moi.
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La religion c'est comme les pattes de lapin porte-bonheur. On se sent toujours un peu ridicule de croire que notre chance dépend d'un lapin amputé.
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Rien n'est plus important que sa patrie. Sinon ses couilles. On trahirait bien des patries pour sauver ses couilles. Ne serait-ce que par pure coquetterie.
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Les héros n'existent que dans les bandes dessinées. Dans la vraie vie, il n'y a que des gens qui chient comme ils peuvent et manquent parfois de papier pour se torcher.
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Cette chroniqueuse bourgeoise détestait les tatouages et prétendait que cela faisait vulgaire. Elle forniquait dans des réunions bourgeoises où l'on mangeait ses excréments avec une cuillère en or.
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Les exaltés finissent parfois par trouver leur public. Mais le public finit toujours par les lâcher pour avoir la sainte paix. Être exalté sera toujours une forme de consentement au sacrifice humain. Les guillotineurs finiront toujours sur la guillotine.
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Ton rien vaut mieux que d'eux tu l'auras. Ton rien, c'est le tien. Et eux, qu'ils aillent se faire foutre!
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Les gens heureux ont une histoire mais ils n'ont pas nécessairement envie de vous la raconter. Un bon pêcheur ne livre pas tous ses secrets sinon il n'y aurait bientôt plus de poissons pour lui. Remarquez que j'ai connu des gens heureux qui racontaient tout et n'importe quoi. Peut-être faisaient-ils semblant d'être heureux. Ou bien les aphorismes sont de pures conneries qui tentent de cloisonner la vie dans une formule toute faite pour amateurs de jeux de mots.
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L'amour existe mais la plupart des gens ne savent pas l'apprécier. Ils courent après l'idée qu'ils se font de l'amour au lieu d'aimer simplement une personne qui n'est pas qu'un miroir de soi-même. Finalement, ils finissent par dépenser tout leur argent au casino et se tirent une balle dans la tête...
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Il n'est pas nécessaire d'avoir un gros char pour être aimé. Il ne suffit que de ne pas aimer ceux et celles qui n'aiment que les gros chars. À mobylette ou bien à pieds, on ne monte pas vers les nuages en criant ciseaux! (Hum... Heu... Enfin!)
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Comment peut-on avoir obtenu un doctorat et être incapable de lacer ses souliers? Comment peut-on être sur-diplômé sans savoir écrire une phrase sans fautes? Comment peut-on étudier dans une université québécoise?
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J'ai connu un cordonnier qui voulait devenir ballerine. Les grosse bottines c'était fini pour lui.
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Entendu lors d'un coquetel en l'honneur d'un livre quelconque: "J'ai lu le dernier livre de Pierre-Jean Jacques et c'était un pur délice. Quel talent!" Pierre-Jean Jacques n'aura couché sur le papier que ses notes de cours. Il a profité d'une clique de fonctionnaires des lettres ramollis du cerveau pour publier ses notes de cours qu'il tenait à faire passer pour une oeuvre originale pondue dans la souffrance d'un lendemain d'une veille particulièrement arrosée. Son propos est nul. Ses mots sont nuls. Et même sa nullité est nulle. Son livre s'intitule Nul n'est tenu... Il est possible qu'il remporte le prix du Gouverneur général du Canada puisque là aussi l'on ne trouve que des nuls. Pierre-Jean Jacques parle surtout de la vacuité qui le remplit quand il contemple les mousses de son nombril tout en lisant Paulo Coelho.
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La meilleure manière de ne pas être triste est de roter bien fort quand on vous dit de vous retenir. Ce n'est pas très poli, mais ça débloque son homme en plus de rafraîchir l'haleine. À ne pas faire lors d'un coquetel si vous souhaitez grimper dans les échelons de l'aristocratie paroissiale ou bien être pris au sérieux par des gens tristes et gris.
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Les gens qui ne savent pas vivre se donnent souvent pour raison que les gens qui savent vivre ne valent pas mieux qu'eux. Évidemment, c'est faux. S'ils ne savaient pas vivre, on ne pourrait pas vivre sans l'avoir su. De sorte que si quelqu'un justifie l'injustifiable par des propos injustifiés, eh bien c'est parce qu'il est incohérent, stupide et vit comme un mammouth coincé sous dix kilomètres de glace. Je ne serais même pas surpris qu'il fume des cigarettes en cachette.
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La vie est courte. Si elle était longue, on aurait l'impression qu'elle ne finit jamais. Donc, elle est courte.
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-Wouah! hurlent ceux qui boivent de la bonne eau fraîche après une heure de marche en plein soleil.
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lundi 11 juillet 2016
Fuck l'OTAN! Vive la Russie!
Au moment où j'écris, l'OTAN envoie des troupes et de l'armement lourd aux frontières de la Russie.
Le Canada n'est pas en reste. Il envoie lui aussi des divisions et des avions en Lettonie.
En 1962, lors de la crise des missiles de Cuba, les États-Unis ont lancé un ultimatum aux Russes pour qu'ils enlèvent leurs missiles de Cuba. Les États-Unis ne toléraient pas ces armes de destruction massive dans leur cour arrière. En 2016, nous allons dans la cour arrière des Russes pour jouer un jeu tout aussi inutile que dangereux. Vous croyez vraiment que les Russes vont gober ça sans rien faire? Vous pensez que les Russes sont des chiffes molles?
Je vous avouerai que je ne perçois pas la Russie comme étant notre ennemie.
Je n'ai pas la même perception avec l'Arabie Saoudite à qui l'on vend des chars d'assaut pour écraser des manifestants et combattre toute forme de démocratisation de cette société. Et encore, je sais faire la distinction entre un peuple opprimé et ses tyrans.
Poutine n'est pas un ange. C'est un autocrate qui dirige un gouvernement autoritaire. Cependant, il a réduit sensiblement la misère des Russes qui ont été victimes de politiques d'austérité au sortir du communisme. Les Russes mangeaient dans les poubelles. Maintenant, ils mangent à leur faim. C'est déjà une bonne nouvelle et ça rend les Russes méfiants sur les soi-disant bienfaits que promettent nos économistes libertariens pour le compte de la mafia.
La Russie n'est pas parfaite mais elle est bien plus près de notre mode de vie que ne le sera jamais l'Arabie Saoudite.
Je ne peux tout simplement pas envisager que la patrie de Tolstoï, Dostoïevski, Tchekhov et Boulgakov soit considérée comme un nouvel axe du Mal.
Il me semble même que derrière l'OTAN se cache des corporations qui tiennent à pratiquer la thérapie de choc de l'École de Chicago, l'austérité et l'asservissement de tous les peuples.
On en veut à ces pays qui souhaitent maintenir un filet de protection sociale ainsi que la nationalisation de leurs ressources naturelles. Le pire crime que l'on puisse commettre aux yeux de l'OTAN n'est pas de porter atteinte aux droits de l'homme, mais bien de s'opposer à la sacro-sainte loi du marché, c'est-à-dire au Nouvel ordre mondial des banquiers.
Le pire qu'on puisse faire, en Europe, c'est de ne pas vouloir faire partie de la Communauté économique européenne et d'obliger son peuple à plier sous des dettes fabriquées de toutes parts suite à la fin des accords de Bretton Woods qui régulaient tout autrement l'économie mondiale.
Non, on ne me fera pas détester la Russie.
On ne me fera pas coller que Vladimir Poutine est plus à craindre que d'autres salauds qu'on honore de notre amitié et avec qui l'on fait le doux trafic des armes.
On a plus en commun avec nos frères et soeurs russes qu'avec les banquiers et les tyrans saoudiens.
Le pays des Russes, c'est aussi l'hiver.
Et de plus, ils ont plusieurs bombes atomiques.
Fuck l'OTAN.
Vive la Russie!
Le Canada n'est pas en reste. Il envoie lui aussi des divisions et des avions en Lettonie.
En 1962, lors de la crise des missiles de Cuba, les États-Unis ont lancé un ultimatum aux Russes pour qu'ils enlèvent leurs missiles de Cuba. Les États-Unis ne toléraient pas ces armes de destruction massive dans leur cour arrière. En 2016, nous allons dans la cour arrière des Russes pour jouer un jeu tout aussi inutile que dangereux. Vous croyez vraiment que les Russes vont gober ça sans rien faire? Vous pensez que les Russes sont des chiffes molles?
Je vous avouerai que je ne perçois pas la Russie comme étant notre ennemie.
Je n'ai pas la même perception avec l'Arabie Saoudite à qui l'on vend des chars d'assaut pour écraser des manifestants et combattre toute forme de démocratisation de cette société. Et encore, je sais faire la distinction entre un peuple opprimé et ses tyrans.
Poutine n'est pas un ange. C'est un autocrate qui dirige un gouvernement autoritaire. Cependant, il a réduit sensiblement la misère des Russes qui ont été victimes de politiques d'austérité au sortir du communisme. Les Russes mangeaient dans les poubelles. Maintenant, ils mangent à leur faim. C'est déjà une bonne nouvelle et ça rend les Russes méfiants sur les soi-disant bienfaits que promettent nos économistes libertariens pour le compte de la mafia.
La Russie n'est pas parfaite mais elle est bien plus près de notre mode de vie que ne le sera jamais l'Arabie Saoudite.
Je ne peux tout simplement pas envisager que la patrie de Tolstoï, Dostoïevski, Tchekhov et Boulgakov soit considérée comme un nouvel axe du Mal.
Il me semble même que derrière l'OTAN se cache des corporations qui tiennent à pratiquer la thérapie de choc de l'École de Chicago, l'austérité et l'asservissement de tous les peuples.
On en veut à ces pays qui souhaitent maintenir un filet de protection sociale ainsi que la nationalisation de leurs ressources naturelles. Le pire crime que l'on puisse commettre aux yeux de l'OTAN n'est pas de porter atteinte aux droits de l'homme, mais bien de s'opposer à la sacro-sainte loi du marché, c'est-à-dire au Nouvel ordre mondial des banquiers.
Le pire qu'on puisse faire, en Europe, c'est de ne pas vouloir faire partie de la Communauté économique européenne et d'obliger son peuple à plier sous des dettes fabriquées de toutes parts suite à la fin des accords de Bretton Woods qui régulaient tout autrement l'économie mondiale.
Non, on ne me fera pas détester la Russie.
On ne me fera pas coller que Vladimir Poutine est plus à craindre que d'autres salauds qu'on honore de notre amitié et avec qui l'on fait le doux trafic des armes.
On a plus en commun avec nos frères et soeurs russes qu'avec les banquiers et les tyrans saoudiens.
Le pays des Russes, c'est aussi l'hiver.
Et de plus, ils ont plusieurs bombes atomiques.
Fuck l'OTAN.
Vive la Russie!
dimanche 10 juillet 2016
Le manteau, les pantalons et les shorts...
"Nous sommes tous sortis du manteau de Gogol." C'est ce qu'écrivait, à peu de choses près, un certain Dostoïevski. Pour ceux qui ne comprennent pas cette saillie, je me permettrai ce propos didactique: Le manteau en question, c'est une nouvelle de Gogol. C'est l'histoire d'un petit fonctionnaire à petit salaire qui n'a pas de quoi s'acheter un nouveau manteau alors que son vieux manteau est élimé et rapiécé de toutes parts. À force de savants calculs, le fonctionnaire prend le risque de s'offrir un nouveau manteau. La malchance s'ajoute à la misère: il se fait voler son nouveau manteau et se voit condamner à porter à nouveau son vieux manteau dégueulasse.
L'histoire que je vais vous raconter reprend un tant soit peu le même thème et vous ferait pleurer à chaudes larmes si vous aviez le coeur à la bonne place.
Il s'agit, en fait, de l'histoire de Ti-Jean Cordonnier. C'est un gars plutôt insignifiant qui vit au-dessus d'une cordonnerie à laquelle il doit son surnom. En fait, il s'appelle Charles Bujold. J'imagine que les petits malins trouvent ça drôle de l'appeler Ti-Jean Cordonnier, ce qui fait que tout le monde finit par l'appeler ainsi. Même Charles Bujold a parfois recours à son surnom lorsqu'on contrôle son identité.
-J'm'appelle Charles Bujold...
-Charles Bujold?
-On m'appelle aussi Ti-Jean Cordonnier...
-Ah! El' gars qui reste en haut d'la cordonnerie!
-J'pourrais-tu faire inscrire à crédit une livre de poulet pressé s'il-vous-plaît? J'vais vous payer quand j'va's r'cevoir mon chômage...
L'assurance-chômage ce n'est pas comme l'assurance-feu voyez-vous. Quand un loustic passe au feu, il est payé le lendemain par son assurance. S'il perd son boulot, il pourra sécher longtemps sur le comptoir et sera traité ni plus ni moins comme un ennemi de l'État.
Cela dit, Ti-Jean Cordonnier était dans la dèche dans ce temps-là. C'était au printemps dernier. Il n'avait qu'un manteau d'hiver, beaucoup trop chaud pour la saison mais tout de même présentable.
Son problème était surtout au niveau de ses sous-vêtements. Il en portait trois paires qui ne tenaient plus qu'en faisant un noeud dedans. Cela faisait belle lurette que les élastiques étaient foutus. Vous me direz que Ti-Jean aurait bien pu revêtir son unique paire de jeans sans porter de sous-vêtements. Le problème était justement qu'il n'avait qu'une seule paire de pantalon qu'il ne pouvait pas laver tous les jours. Les sous-vêtements, aussi élimés soient-ils, lui assuraient une certaine protection contre ses propres déjections tout en prolongeant un tant soit peu la relative propreté de ses culottes.
-Faudrait que j'm'achète des shorts baptême! se disait Ti-Jean Cordonnier à toute heure du jour.
Il faut dire que le noeud de ses shorts se défaisaient souvent. Ce qui l'obligeait à marcher comme un pingouin afin d'éviter que son slip ne tombe jusqu'à ses genoux.
C'était inconfortable tout autant que gênant. Il devait faire usage de subterfuges pour remonter son slip sans que cela ne paraisse. De plus, Ti-Jean Cordonnier maigrissait à vue d'oeil, ce qui n'était pas pour l'arranger. Même son pantalon baissait. Il ne portait pas de ceinture parce que la boucle de son ceinturon s'était cassée. Il passait donc un vieux lacet de chaussure entre les ganses arrière de son pantalon et se faisait une boucle qui contentait sa pudeur et sa conformité.
-Maudit pantalon! Maudites bobettes! maugréait-il toute la journée en passant tout son temps à les ajuster.
L'imparable finit par arriver.
Cela s'est produit au bureau de l'aide sociale stupidement désigné comme étant le Centre local d'emploi, histoire de rappeler aux loqueteux qu'ils feraient mieux de travailler.
Ti-Jean Cordonnier attendait qu'on annonce son numéro pour qu'il puisse déposer sa demande d'aide sociale en attendant de recevoir son chômage. Il n'y avait plus rien dans son frigo. À vrai dire, Ti-Jean Cordonnier n'avait même pas de frigo. Il avait épuisé sa réserve de riz blanc et de vieux pain moisi distribué par quelque charitable organisation chrétienne. Le dépanneur ne voulait plus lui faire crédit pour du poulet pressé. Bref, tout allait de mal en pis. Personne ne voulait l'embaucher et personne ne pouvait lui passer du fric. Il était, tout compte fait, parfaitement lessivé.
-Trente-huit! hurla une voix dans un haut-parleur.
C'était bel et bien son numéro. Ti-Jean Cordonnier se leva d'un coup sec pour se rendre au guichet. Malheureusement, tout lâcha d'une traite, son pantalon et ses shorts, de sorte qu'il se trouva flambant nu devant tout le monde. Comme si ce n'était pas suffisamment humiliant, il fallut aussi qu'il s'enfarge dans ses vêtements usés qui lui pendaient aux chevilles. Il se retrouva plaqué au sol, les quatre fers en l'air et la pipe bien en vue.
-Tabarnak! hurla-t-il en cherchant à ramener son pantalon et son slip.
-Hahaha! ricanaient tout le monde.
Ce n'était pas drôle du tout.
Ti-Jean Cordonnier avait besoin d'un chèque, c'était évident.
C'est d'ailleurs ce qu'il mentionna à l'agente d'aide à l'emploi qui ne cessait de lui rappeler qu'il devrait avoir honte de demander de l'argent à l'État, que c'était une aide d'urgence et qu'il ferait mieux de leur fournir une copie de son compte bancaire pour prouver qu'il n'avait plus un rond.
-Vous voyez bien qu'j'ai plus rien! Mes bobettes tiennent par un fil! J'perds mes culottes! Qu'est-cé qu'i' vous faut d'plus baptême!?! Mêmes les voleurs de banque reçoivent un chèque quand ils sortent de prison!!!
Tut! Tut! Il leur fallait aussi une preuve de résidence et la confirmation qu'il avait déposé une demande d'assurance-chômage...
Deux semaines plus tard, Ti-Jean Cordonnier recevait son premier chèque depuis ce qui lui avait semblé des lustres.
Au lieu d'aller s'acheter une ceinture, un pantalon et des sous-vêtements dignes de ce nom, l'escogriffe en profita pour se gâter. Il mangea au restaurant, but de la bière et paya son loyer.
Ce qui fait qu'il se retrouva au même point le lendemain.
Ti-Jean Cordonnier marchait encore comme une envie de chier sur les trottoirs, remontant son pantalon et ses shorts à chaque coin de rue. Il en voulait au monde entier pour son état. Comme si le monde avait à voir avec ses sous-vêtements.
Cela explique aussi le sobriquet de trou-du-cul que son propriétaire préfère à celui de Ti-Jean Cordonnier pour le désigner.
Un gars qui n'est pas capable de gérer ses sous-vêtements ne mérite tout simplement pas de vivre.
C'est une chance que ce trou-du-cul trouve encore sur son chemin un propriétaire dévoué pour lui louer un taudis dans un quartier minable.
L'histoire que je vais vous raconter reprend un tant soit peu le même thème et vous ferait pleurer à chaudes larmes si vous aviez le coeur à la bonne place.
Il s'agit, en fait, de l'histoire de Ti-Jean Cordonnier. C'est un gars plutôt insignifiant qui vit au-dessus d'une cordonnerie à laquelle il doit son surnom. En fait, il s'appelle Charles Bujold. J'imagine que les petits malins trouvent ça drôle de l'appeler Ti-Jean Cordonnier, ce qui fait que tout le monde finit par l'appeler ainsi. Même Charles Bujold a parfois recours à son surnom lorsqu'on contrôle son identité.
-J'm'appelle Charles Bujold...
-Charles Bujold?
-On m'appelle aussi Ti-Jean Cordonnier...
-Ah! El' gars qui reste en haut d'la cordonnerie!
-J'pourrais-tu faire inscrire à crédit une livre de poulet pressé s'il-vous-plaît? J'vais vous payer quand j'va's r'cevoir mon chômage...
L'assurance-chômage ce n'est pas comme l'assurance-feu voyez-vous. Quand un loustic passe au feu, il est payé le lendemain par son assurance. S'il perd son boulot, il pourra sécher longtemps sur le comptoir et sera traité ni plus ni moins comme un ennemi de l'État.
Cela dit, Ti-Jean Cordonnier était dans la dèche dans ce temps-là. C'était au printemps dernier. Il n'avait qu'un manteau d'hiver, beaucoup trop chaud pour la saison mais tout de même présentable.
Son problème était surtout au niveau de ses sous-vêtements. Il en portait trois paires qui ne tenaient plus qu'en faisant un noeud dedans. Cela faisait belle lurette que les élastiques étaient foutus. Vous me direz que Ti-Jean aurait bien pu revêtir son unique paire de jeans sans porter de sous-vêtements. Le problème était justement qu'il n'avait qu'une seule paire de pantalon qu'il ne pouvait pas laver tous les jours. Les sous-vêtements, aussi élimés soient-ils, lui assuraient une certaine protection contre ses propres déjections tout en prolongeant un tant soit peu la relative propreté de ses culottes.
-Faudrait que j'm'achète des shorts baptême! se disait Ti-Jean Cordonnier à toute heure du jour.
Il faut dire que le noeud de ses shorts se défaisaient souvent. Ce qui l'obligeait à marcher comme un pingouin afin d'éviter que son slip ne tombe jusqu'à ses genoux.
C'était inconfortable tout autant que gênant. Il devait faire usage de subterfuges pour remonter son slip sans que cela ne paraisse. De plus, Ti-Jean Cordonnier maigrissait à vue d'oeil, ce qui n'était pas pour l'arranger. Même son pantalon baissait. Il ne portait pas de ceinture parce que la boucle de son ceinturon s'était cassée. Il passait donc un vieux lacet de chaussure entre les ganses arrière de son pantalon et se faisait une boucle qui contentait sa pudeur et sa conformité.
-Maudit pantalon! Maudites bobettes! maugréait-il toute la journée en passant tout son temps à les ajuster.
L'imparable finit par arriver.
Cela s'est produit au bureau de l'aide sociale stupidement désigné comme étant le Centre local d'emploi, histoire de rappeler aux loqueteux qu'ils feraient mieux de travailler.
Ti-Jean Cordonnier attendait qu'on annonce son numéro pour qu'il puisse déposer sa demande d'aide sociale en attendant de recevoir son chômage. Il n'y avait plus rien dans son frigo. À vrai dire, Ti-Jean Cordonnier n'avait même pas de frigo. Il avait épuisé sa réserve de riz blanc et de vieux pain moisi distribué par quelque charitable organisation chrétienne. Le dépanneur ne voulait plus lui faire crédit pour du poulet pressé. Bref, tout allait de mal en pis. Personne ne voulait l'embaucher et personne ne pouvait lui passer du fric. Il était, tout compte fait, parfaitement lessivé.
-Trente-huit! hurla une voix dans un haut-parleur.
C'était bel et bien son numéro. Ti-Jean Cordonnier se leva d'un coup sec pour se rendre au guichet. Malheureusement, tout lâcha d'une traite, son pantalon et ses shorts, de sorte qu'il se trouva flambant nu devant tout le monde. Comme si ce n'était pas suffisamment humiliant, il fallut aussi qu'il s'enfarge dans ses vêtements usés qui lui pendaient aux chevilles. Il se retrouva plaqué au sol, les quatre fers en l'air et la pipe bien en vue.
-Tabarnak! hurla-t-il en cherchant à ramener son pantalon et son slip.
-Hahaha! ricanaient tout le monde.
Ce n'était pas drôle du tout.
Ti-Jean Cordonnier avait besoin d'un chèque, c'était évident.
C'est d'ailleurs ce qu'il mentionna à l'agente d'aide à l'emploi qui ne cessait de lui rappeler qu'il devrait avoir honte de demander de l'argent à l'État, que c'était une aide d'urgence et qu'il ferait mieux de leur fournir une copie de son compte bancaire pour prouver qu'il n'avait plus un rond.
-Vous voyez bien qu'j'ai plus rien! Mes bobettes tiennent par un fil! J'perds mes culottes! Qu'est-cé qu'i' vous faut d'plus baptême!?! Mêmes les voleurs de banque reçoivent un chèque quand ils sortent de prison!!!
Tut! Tut! Il leur fallait aussi une preuve de résidence et la confirmation qu'il avait déposé une demande d'assurance-chômage...
Deux semaines plus tard, Ti-Jean Cordonnier recevait son premier chèque depuis ce qui lui avait semblé des lustres.
Au lieu d'aller s'acheter une ceinture, un pantalon et des sous-vêtements dignes de ce nom, l'escogriffe en profita pour se gâter. Il mangea au restaurant, but de la bière et paya son loyer.
Ce qui fait qu'il se retrouva au même point le lendemain.
Ti-Jean Cordonnier marchait encore comme une envie de chier sur les trottoirs, remontant son pantalon et ses shorts à chaque coin de rue. Il en voulait au monde entier pour son état. Comme si le monde avait à voir avec ses sous-vêtements.
Cela explique aussi le sobriquet de trou-du-cul que son propriétaire préfère à celui de Ti-Jean Cordonnier pour le désigner.
Un gars qui n'est pas capable de gérer ses sous-vêtements ne mérite tout simplement pas de vivre.
C'est une chance que ce trou-du-cul trouve encore sur son chemin un propriétaire dévoué pour lui louer un taudis dans un quartier minable.
samedi 9 juillet 2016
On ne saurait vivre sans espoir
On ne saurait vivre sans espoir.
Cela me semble une évidence qui se passe d'explications.
Pourtant, cela peut expliquer notre attitude face aux attentats, aux guerres et même à cet hypothétique conflit nucléaire qui plane au-dessus de nos vies.
Les attentats sont des actes isolés de fous fanatiques qui digèrent mal.
Les guerres sont des événements qui se produisent rarement sur nos rives.
Et la dévastation nucléaire ne peut être qu'une hypothèse puisque même les riches aiment se faire dorer la pilule au soleil.
À l'instar de Pangloss, le philosophe de Candide, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Pourquoi en irait-il autrement?
L'homme ne saurait vivre sans espoir et sans naïveté.
Il lui faut des sports, des divertissements et des drogues pour engourdir sa conscience, voire sa lucidité.
La vérité toute crue, c'est que le monde va mal.
L'OTAN envoie des troupes aux frontières de la Russie pour l'encercler. Les États-Unis avaient avisé l'URSS en 1964. Il y aurait des représailles nucléaires si elle ne retirait pas ses missiles de Cuba. Cinquante-deux ans plus tard, l'OTAN fait encore pire en installant des armes de destruction massive en Ukraine, en Lettonie ou en Pologne, dans la cour arrière des Russes.
La Corée du Nord teste un missile nucléaire par mois.
Les mercenaires de l'État islamique, financés par des corporations occultes qui ont tout intérêt à entretenir le chaos au Moyen-Orient, menacent l'idéal que nous nous faisons d'une humanité qui rit, danse et fait l'amour tendrement.
L'ennemi d'hier devient notre ami. L'ami d'hier devient notre ennemi. On fait accroire n'importe quoi au peuple pour ensuite s'emparer de ses enfants. On en fera de la chair à canon dans des guerres où l'on se fait tirer dessus par les armes que nous avons vendues à nos soi-disant ennemis.
On ne saurait vivre sans espoir...
Il vaut mieux oublier tout ça et faire comme si tout allait bien.
Il y a encore de beaux programmes de télévision.
Bientôt ce sera les jeux olympiques de Rio.
L'Internet foisonne de petits clips comiques.
Cela me semble une évidence qui se passe d'explications.
Pourtant, cela peut expliquer notre attitude face aux attentats, aux guerres et même à cet hypothétique conflit nucléaire qui plane au-dessus de nos vies.
Les attentats sont des actes isolés de fous fanatiques qui digèrent mal.
Les guerres sont des événements qui se produisent rarement sur nos rives.
Et la dévastation nucléaire ne peut être qu'une hypothèse puisque même les riches aiment se faire dorer la pilule au soleil.
À l'instar de Pangloss, le philosophe de Candide, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Pourquoi en irait-il autrement?
L'homme ne saurait vivre sans espoir et sans naïveté.
Il lui faut des sports, des divertissements et des drogues pour engourdir sa conscience, voire sa lucidité.
La vérité toute crue, c'est que le monde va mal.
L'OTAN envoie des troupes aux frontières de la Russie pour l'encercler. Les États-Unis avaient avisé l'URSS en 1964. Il y aurait des représailles nucléaires si elle ne retirait pas ses missiles de Cuba. Cinquante-deux ans plus tard, l'OTAN fait encore pire en installant des armes de destruction massive en Ukraine, en Lettonie ou en Pologne, dans la cour arrière des Russes.
La Corée du Nord teste un missile nucléaire par mois.
Les mercenaires de l'État islamique, financés par des corporations occultes qui ont tout intérêt à entretenir le chaos au Moyen-Orient, menacent l'idéal que nous nous faisons d'une humanité qui rit, danse et fait l'amour tendrement.
L'ennemi d'hier devient notre ami. L'ami d'hier devient notre ennemi. On fait accroire n'importe quoi au peuple pour ensuite s'emparer de ses enfants. On en fera de la chair à canon dans des guerres où l'on se fait tirer dessus par les armes que nous avons vendues à nos soi-disant ennemis.
On ne saurait vivre sans espoir...
Il vaut mieux oublier tout ça et faire comme si tout allait bien.
Il y a encore de beaux programmes de télévision.
Bientôt ce sera les jeux olympiques de Rio.
L'Internet foisonne de petits clips comiques.
Mon nouveau billet pour le Hufftington Post
Le goulag selon Varlam Chalamov. Une belle lecture pour les vacances cet été... C'est ici.
vendredi 8 juillet 2016
Plus d'agents de la faune et moins de policiers
![]() |
| Protéger, éduquer, prévenir: la devise de la police devrait être celle des agents de la protection de la faune... |
Je n'approuve ni l'une ni l'autre situation. La vie humaine est sacrée, tant pour le policier que pour le criminel. Pour tout le monde à vrai dire. Qu'on me pardonne cette naïveté toute tolstoïenne...
Il y a quelques années, un ours s'était perdu au centre-ville de Trois-Rivières.
On a appelé les agents de la faune qui l'ont tout de suite endormi avec un puissant somnifère pour ensuite le retourner dans la nature.
Comment peut-on éprouver plus d'humanité envers les ours qu'envers nos frères et soeurs les humains?
La brutalité policière n'a pas lieu d'être.
Le meilleur remède contre la violence demeure encore la protection, l'éducation et la prévention, trois attitudes d'ailleurs incluses dans la devise des agents de la protection de la faune.
Ceux qui plaident en faveur de sanctions toujours plus sévères contre les criminels n'ont qu'à regarder ce beau gâchis qui s'appelle les États-Unis d'Amérique, un pays à deux doigts de la guerre civile où l'on ne compte plus les attentats et où les prisons débordent.
À la limite, je proposerais que les agents de la faune se chargent de geler les singes qui ne devraient pas être en liberté.
Cela inclut évidemment certains gorilles, dont des policiers.
jeudi 7 juillet 2016
L'apocalypse et l'espérance
Le scénario du film The Day the Earth Stood Still est apocalyptique comme il se doit. Si l'art est le miroir de son époque l'on ne peut s'attendre qu'à des scénarios de fin du monde.
Dans ce film, qui reprend en quelque sorte le mythe de la destruction de Sodome et Gomorrhe, un extraterrestre vient sur Terre pour éliminer l'humanité perçue comme étant une espèce nuisible qui remet en cause la paix de l'univers. L'homme ne sait apporter que le mal sur Terre et menace même la sécurité des autres planètes existantes. Sa planète mérite de disparaître.
Évidemment, il se trouve une Terrienne pour rappeler à l'extraterrestre qui fait figure d'ange exterminateur que l'homme est aussi capable de belles et grandes choses. Ce qui soulève le scepticisme de l'étranger.
Finalement, l'extraterrestre se laisse presque convaincre, après s'être fait tirer dessus, et la fin programmée de l'humanité est reportée.
Tout est bien qui ne finit pas...
L'humanité aura sa seconde chance: prouvez à l'univers que vous pouvez faire mieux bande de connards dégénérés ou nous viendrons vous annihiler.
***
Stanislaw Ignacy Witkiewicz est un intellectuel polonais qui toucha à tous les domaines artistiques. On lui doit, entre autres, l'essai Les formes nouvelles en peinture. Dans cet essai, que je cite de mémoire, l'auteur s'étonnait que l'art contemporain ait de plus en plus d'accointance avec la maladie mentale. Il croyait, lui aussi, que l'art était le miroir de son époque.
Il en allait ainsi pour mon professeur du cours d'esthétique à l'université, feu Alexis Klimov. Selon lui, l'histoire de l'art se caractérisait par l'effacement du regard au travers des âges dans le domaine de la peinture. Le regard est intense aux origines de l'art. Puis, à l'approche des temps modernes, il s'efface. Même la représentation de l'homme prend des apparences troubles et se confond avec celle des insectes.
Selon les Grecs et les Romains, il semble que nous vivions à l'Âge de Fer, le pire temps de l'humanité. Un temps où tout le monde s'entre-tue. Comme dans le mythe préfigurant le déluge biblique.
L'Âge d'Or, pour les Anciens, est fixé dans le passé. C'est comme si l'homme s'écartait toujours plus de la noblesse de ses origines pour se transformer en quelque chose d'abject qui ne mérite que d'être annihilé.
Le mythe dit du Bon Sauvage participe lui aussi de ce vieux réflexe intellectuel.
Comment, cela dit, trouver quoi que ce soit de bon aux vies que nous vivons?
Comment croire, à l'instar de Pangloss, professeur de Candide, que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes?
Être déçu de l'humanité participe d'une forme de réalisme qui n'a rien d'outrancier.
C'est, à la limite, de la lucidité.
Cela ne signifie pas qu'il faille abandonner tout espoir.
Vieux freak comme je le suis, je n'ai rien trouvé de mieux que le mouvement hippie au cours des dernières années pour redonner à l'homme ce zeste de poésie et de consistance métaphysique qui ne feront pas de l'humanité un danger pour l'univers.
Tout ce que je perçois de ce mouvement me semble intensément humain et porteur de sens.
Toutes les idéologies politiques et idéaux civilisationnels ne valent pas un brin d'herbe mâchouillé dans un champ à la belle étoile.
Dans ce film, qui reprend en quelque sorte le mythe de la destruction de Sodome et Gomorrhe, un extraterrestre vient sur Terre pour éliminer l'humanité perçue comme étant une espèce nuisible qui remet en cause la paix de l'univers. L'homme ne sait apporter que le mal sur Terre et menace même la sécurité des autres planètes existantes. Sa planète mérite de disparaître.
Évidemment, il se trouve une Terrienne pour rappeler à l'extraterrestre qui fait figure d'ange exterminateur que l'homme est aussi capable de belles et grandes choses. Ce qui soulève le scepticisme de l'étranger.
Finalement, l'extraterrestre se laisse presque convaincre, après s'être fait tirer dessus, et la fin programmée de l'humanité est reportée.
Tout est bien qui ne finit pas...
L'humanité aura sa seconde chance: prouvez à l'univers que vous pouvez faire mieux bande de connards dégénérés ou nous viendrons vous annihiler.
***
Stanislaw Ignacy Witkiewicz est un intellectuel polonais qui toucha à tous les domaines artistiques. On lui doit, entre autres, l'essai Les formes nouvelles en peinture. Dans cet essai, que je cite de mémoire, l'auteur s'étonnait que l'art contemporain ait de plus en plus d'accointance avec la maladie mentale. Il croyait, lui aussi, que l'art était le miroir de son époque.
Il en allait ainsi pour mon professeur du cours d'esthétique à l'université, feu Alexis Klimov. Selon lui, l'histoire de l'art se caractérisait par l'effacement du regard au travers des âges dans le domaine de la peinture. Le regard est intense aux origines de l'art. Puis, à l'approche des temps modernes, il s'efface. Même la représentation de l'homme prend des apparences troubles et se confond avec celle des insectes.
Selon les Grecs et les Romains, il semble que nous vivions à l'Âge de Fer, le pire temps de l'humanité. Un temps où tout le monde s'entre-tue. Comme dans le mythe préfigurant le déluge biblique.
L'Âge d'Or, pour les Anciens, est fixé dans le passé. C'est comme si l'homme s'écartait toujours plus de la noblesse de ses origines pour se transformer en quelque chose d'abject qui ne mérite que d'être annihilé.
Le mythe dit du Bon Sauvage participe lui aussi de ce vieux réflexe intellectuel.
Comment, cela dit, trouver quoi que ce soit de bon aux vies que nous vivons?
Comment croire, à l'instar de Pangloss, professeur de Candide, que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes?
Être déçu de l'humanité participe d'une forme de réalisme qui n'a rien d'outrancier.
C'est, à la limite, de la lucidité.
Cela ne signifie pas qu'il faille abandonner tout espoir.
Vieux freak comme je le suis, je n'ai rien trouvé de mieux que le mouvement hippie au cours des dernières années pour redonner à l'homme ce zeste de poésie et de consistance métaphysique qui ne feront pas de l'humanité un danger pour l'univers.
Tout ce que je perçois de ce mouvement me semble intensément humain et porteur de sens.
Toutes les idéologies politiques et idéaux civilisationnels ne valent pas un brin d'herbe mâchouillé dans un champ à la belle étoile.
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