mardi 10 novembre 2009

Des diplômes dans des boîtes de Cracker Jack...


Au Québec, on peut obtenir son diplôme dans une boîte de Cracker Jack.

Vous ne connaissez pas les Cracker Jack? Maïs soufflé et arachides caramélisés contenus dans une boîte de carton ornée d'un petit matelot et de son chien. C'est accompagnés d'une surprise: une figurine, un sifflet ou bien un diplôme. De nos jours, le plastique a remplacé la boîte de carton. Les Cracker Jack goûtent la même chose, mais le look en a souffert un peu.

Des tas d'illettrés sortent de nos collèges et universités avec des diplômes qu'ils ont trouvés dans une boîte de Cracker Jack. C'est plus souvent la norme que l'exception.

On a beau dire que le français n'est pas une langue facile à maîtriser que les Chinois maîtrisent tout de même la leur, tout aussi complexe, une fois rendus aux études supérieures. Idem pour les autres tribus et nationalités.

Pourquoi c'est toujours plus poche, ici au Québec? Pourquoi ce culte de la médiocrité et de l'insignifiance, du laxisme et de la procrastination? Pourquoi l'incompétence est-elle élevée au rang d'un système au Québec? C'est à cause des Cracker Jack...

Regardons nos politiciens: franchement ça ne vole pas haut. Il y en a dans le lot qui n'ont rien fait d'autre que ça dans la vie: de la politique. Ce n'est pourtant pas un métier. Cependant, un diplôme trouvé dans une boîte de Cracker Jack suffit amplement...

Regardons ensuite l'élite dans son ensemble: ... Trois points de suspension. Comme une fourchette coincée dans une prise de courant. Et on a la main dessus évidemment. Et on buzze à n'y rien comprendre. Bzzz...

Finalement, on va s'acheter son sac de Cracker Jack, au dépanneur du coin, et on y trouve la sempiternelle figurine du marin Cracker Jack ou bien un diplôme ou bien une carte de membre de l'ADQ, gratisse pour un an, tiens, pour aller perdre son temps avec quelques lourdauds particulièrement incultes qui se donnent des airs d'inspecteur Javert ou d'anges exterminateurs à la Tartarin de Tarascon.

Le Québec mérite un meilleur avenir, en dépit de ses politiciens et de ses soi-disantes élites.

C'est affaiblir la communauté que de la contraindre à la lâcheté et à l'ignorance.

On assistera bientôt au retour de l'effort, du courage et de l'abnégation.

Parce que nous sommes vraiment allés au fin fond du trou.

Parce que la nature a horreur du vide.

Parce que manger de la gélatine constamment est le lot des personnes qui sont sur le point de crever.

Et la gélatine de ses dernières années d'imbécillité élevée au rang des plus hautes vertus ne peut qu'en faire vomir plus d'un, qui voudront un peu plus de fibres et de croquant, tant pour le corps que pour l'esprit.

Finalement, une bonne poignée de Cracker Jack pour se redonner de l'élan et un peu plus de rigueur, ça ne ferait pas de tort. Qu'on applique à l'intelligence les règles du hockey. Quand tu patines sur la bottine, tu dois rester sur le banc et regarder la partie.

lundi 9 novembre 2009

BREAK DOWN THE WALL!

Il y a vingt ans aujourd'hui le Mur de Berlin tombait.

Ce souvenir heureux va certainement m'aider à passer une belle journée.

Break down the wall.

Vive la liberté!

dimanche 8 novembre 2009

20E ANNIVERSAIRE DE LA CHUTE DU MUR DE BERLIN: UNE VICTOIRE DU CAMP DE LA DÉSOBÉISSANCE CIVILE


Ça fera vingt ans demain que le Mur de Berlin s'est effondré sous le poids incontrôlable de la désobéissance civile.

Des tas de gens ordinaires sont devenus des héros par un beau jour de novembre, le neuf novembre mil neuf cent quatre-vingt-neuf pour être plus précis.

Ils sont descendus dans la rue et ils se sont dits fuck les autorités et autres crétins communistes, nous allons faire une virée dans l'Ouest s'acheter des petites douceurs comme du savon et du dentifrice, nous pétons les plombs, nous faisons sauter le couvercle de la marmite, nous ridiculisons une fois pour toutes tous les fascismes, qu'ils soient de droite ou de gauche, qu'ils portent des faisceaux ou des faucilles.

Le pouvoir du peuple c'est ça: des gens ordinaires qui, par un beau jour, se disent fuck them. Qu'i' mangent d'la marde. On fait lever le Mur. On le calice à terre.

Et on hurle de joie. On fait le signe V for Victory avec l'index et le majeur. Et on s'achète des tas de tubes de dentifrice, du savon et même des fruits frais en plein hiver, imaginez.

Les deux Allemagnes sont réunies. Wir betreten feuertrunken himlische von eligtum et c'est Beethoven et puis Schiller qui prennent leur revanche. La Neuvième retentit au neuvième jour de novembre dans toute l'Allemagne puis dans le monde entier. L'hymne à la joie. Les dictatures prennent ces années-là de solides coups de massues. Des tas de héros sortent de l'ombre, partout sur la planète, et les tyrans ont une vilaine gueule de bois.

Je rends hommage à ces millions de héros qui ont crissé à terre le Mur de Berlin.

Ces millions de gens ordinaires qui n'ont pas attendu un ordre ou bien suivi un plan organisé avant que de prendre la seule décision qui s'imposait: crisser à terre le Mur de Berlin.

***

Pour leur rendre hommage et résumer un peu, je vous propose ce petit reportage BD des plus fascinant. C'est l'oeuvre d'un certain Chapatte. Magnifique est le mot qui me vient en tête pour décrire ce petit bijou de documentaire. Technologiquement, il permet de faire plusieurs pas de géants à la BD dont le support est de plus en plus statique et permet toutes sortes d'insertions tant au niveau du son que de l'image. Magnifique. Oui. Magnifique.

samedi 7 novembre 2009

LES MÉCHANTS PERDENT TOUJOURS À LA FIN


«(C)’est un malheur extrême que d’être assujetti à un maître dont on ne peut jamais être assuré de la bonté, et qui a toujours le pouvoir d’être méchant quand il le voudra. Quant à obéir à plusieurs maîtres, c’est être autant de fois extrêmement malheureux.»

Étienne de La Boétie, Discours de la servitude volontaire ou le Contr'un

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Je ne reprendrai pas au complet Le discours de la servitude volontaire ou le Contr'un d'Étienne de La Boétie. Seulement les deux titres: la servitude est volontaire et soyons contre le pouvoir d'un seul, d'où l'autre titre méconnu, Le Contr'un.

Tout est dans les titres.

La Boétie estimait que la servitude était volontaire, que le peuple secondait en quelque sorte la tyrannie en restant à genoux.

Pour La Boétie, la force d'un tyran provient du fait que les gens sont à genoux devant lui. Qu'ils se lèvent et le tyran fondra comme une neige au soleil de juillet.

Quand le peuple sortira de sa torpeur, il n'y aura pas de trou assez sombre pour que le tyran se cache de l'horreur et du dégoût universels que suscite le despotisme dans toute histoire qui se termine bien.

Comme les gens aiment les belles histoires, les méchants perdront toujours à la fin.

Bon, maintenant, le titre secondaire: le Contr'un. Contre le pouvoir exercé par un seul, bien sûr, qui met les autres à la merci des caprices imbéciles du roi, de l'empereur ou du plein d'marde qui se prend pour Dieu. Tous contr'un. Et un pour tous. On est pas ici-bas sur terre pour se faire chier.

Il ne faut pas avoir peur de changer le monde, de renverser les dictatures, même à petite échelle puisqu'il faut bien s'entraîner quelque part.

Les tyrans s'attendent à ce que tout un chacun plient l'échine et baissent le regard.

Soyez fermes. Dites non. Ne clignez pas des yeux. Ne détournez pas le regard. N'ayez pas peur: il n'y a rien là!

Montrez au despote que vous êtes un puis deux puis mille à ne plus vouloir s'agenouiller. Et vous les verrez fondre, les tabarnaks, vous les verrez se transformer en boue, en gélatine, en vase, en purée d'excrément.

Riez alors plus fort qu'à l'accoutumé.

Bombez le torse.

Marchez droit devant et de l'audace, oui, encore de l'audace.

Partez la fanfare.

Rameutez la meute.

Tout est possible, gang, et ils le savent en hostie en face de vous. Ils le craignent. Ils en chient dans leurs culottes. Parce que c'est dans la nature des choses: les méchants perdent toujours à la fin.

Cela fera vingt ans lundi prochain que le mur de Berlin est tombé.

Un beau matin, tout le monde s'est levé pour aller crisser à terre le mur de Berlin. Les tyranneaux d'Allemagne de l'Est en furent surpris. Le monde entier s'en est réjoui.

Tout est possible, oui, tout.


vendredi 6 novembre 2009

DON'T WORRY BE HAPPY


L'esprit de sérieux mine les rapports humains. Dès que le sérieux s'empare d'un esprit, il perd la tête. Les réflexions sont bientôt toutes orientées autour d'idées fixes qui s'écraseront lamentablement contre les rocs et les photons de la vie quotidienne. Et le gus finira par ressembler à un chameau ou bien un bouledogue, avec les joues pendantes, le regard de merlan frit et tout le reste qui fait en sorte qu'il ressemble plus à un carré qu'à un chameau ou bien un bouledogue...

L'expérience d'une vie vous confirme que les gens atteints de l'esprit de sérieux, tant détesté par Nietzsche entre autres philosophes, finissent toujours par devenir pour la vie et pour les autres des irritants majeurs qui finissent par vous obliger à les ignorer pour le mieux-être de votre âme.

Ce qui fait que Nietzsche plaidait pour la Gaya Scienza, le Gai Savoir: autrement dit il faut que ça soit le fun d'apprendre, qu'il y ait du feu et de la passion dans nos hosties de vies.

Le premier idiot venu qui serait drôle et amusant battrait à plates coutures n'importe quel prétendu génie qui ne ferait que chiquer de la crotte toute la journée en voyant la paille dans tous les yeux de ses voisins, alors qu'il y a des tonnes de poutres dans les siens.

Franchement, on est sur Terre pour rire et s'amuser. Et je dirais même que c'est la plus digne manière d'apprendre.

On est bien quand on est décoincé.

On pue moins de l'âme.

Et on lance un formidable défi à la vie: être heureux malgré tout.

Rire même s'il fallait pleurer.

Rire jusqu'aux éclats, parce que la bêtise doit bien servir à quelque chose.

Rire dans son for intérieur et en faire extérieurement un fort inexpugnable.

Rire comme un con de la corruption et de tous ces sales excès d'autorité.

Se tenir debout, le sourire aux lèvres, sans jamais cligner des yeux devant de méprisables créatures atteintes par l'esprit de sérieux qui voudraient enfermer la joie sous une chape de plomb pour que tout devienne triste, occulte et moribond.

Nous sommes des fils et filles de joie... et de lumière... et de tout ce que vous voudrez!

Assez de l'esprit de sérieux et de la platitude qui vient avec!

Don't worry be happy. Ce n'est pas de la résignation. C'est de la révolte pure!

jeudi 5 novembre 2009

Syllogismes

Un alcoolique n'est jamais anonyme. Il est toujours notoire.

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Quand il pleut dehors, c'est parce que c'est comme ça.

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La plus belle qualité du monde est la courtoisie. Ok là tabarnak?

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Quand les vaches se couchent, les chiens jappent. Quand les chiens jappent, les gens les frappent. Et quand les gens se frappent entre eux on dit que c'est plutôt vache ou plutôt chien. Donc?

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Un incompétent est toujours une personne distinguée qui occupe une fonction importante dans la société.

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Etc.

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Je suis en train de découvrir un nouvel auteur russe: Ivan Bounine. Je lis Sacrement de l'amour en ce moment et tiens à lire Le Village et Le monsieur de San Francisco aussitôt que possible. Je vous reviendrai là-dessus, bien sûr. Les auteurs russes, c'est ma marotte.

***

Etc. encore.

mercredi 4 novembre 2009

LES RÉVOLTÉS DU BOUNTY


Gueuler vaut mieux que de se taire.

Les personnes qui se taisent finissent toujours écrasées un jour ou l'autre.

Ce sont des réflexions idoines qui transformèrent radicalement Steve Fossette, un gars à sa place, rameur comme tous les autres rameurs de la galère sociale, qui n'en pouvait plus d'un quotidien dominé par des tas d'imbéciles stressants qui avaient un petit pois à la place du cerveau, illettrés fonctionnels et ignares pitoyables qui avaient fait en sorte qu'il n'y avait plus de bonne place nulle part pour tous les Ovide Plouffe du monde entier et pour tous les Steve Fossette aussi.

J'oubliais de dire de Steve Fossette qu'il était de taille moyenne et qu'il se rasait pourtant la barbe. Petits détails anatomiques nécessaires pour qu'un récit s'écrive selon les règles de l'art. Maintenant que je suis débarrassé de cette formalité, revenons au coeur du récit, ok?

Steve Fossette était journalier pour tel journal qu'il imprimait journellement.

Tous les jours, il se faisait dire des conneries en plus d'en lire.

Il ne disait jamais un mot plus haut que l'autre, Fossette, et se contentait de faire son boulot en écoutant les niaiseries de ses supérieurs, des egos démesurés dans de la cervelle de Jell-O.

Il les écoutait s'en prendre à l'un et l'autre pour des hosties de caprices de marde. Ils étaient tellement stressés, ces pauvres cloches, qu'ils ne s'excusaient jamais quand ils accusaient quelqu'un injustement, ce qu'ils faisaient régulièrement, juste pour casser du sucre sur le dos des travailleurs, ce qui est le passe-temps favori des personnages de peu d'envergure et autres mirlitons de la gérance ordinaire de tout camp de travail.

Et ils se croyaient, les caves, comme si leur position obtenue par des subterfuges plus que par le mérite nécessitait des explications superflues dont tout le monde se gaussait.

Mais là, c'en était assez.

Le gros Verdail l'avait fait sortir de son mutisme. Verdail s'était approché de lui alors qu'il travaillait sur la presse trois. Verdail, gros, gras et plutôt mauve, était un surdoué en matière d'imbécillité récurrente. Toutes ses paroles, tous ses actes étaient teintés d'incompétence. C'en était foudroyant. Tout le monde se disait, en murmurant, «comment ça s'fait qu'i' l'gardent encore c'te gros calice d'innocent?»

Il n'y avait pas de réponse à cela. Et tout le monde continuait de ramer dans la galère en se faisant houspiller par Verdail et consorts, petits despotes qui jouaient au golf pour se donner un look, qui n'avaient aucun sens de l'écoute et bégayaient en clignant des yeux lorsque d'aventure ils racontaient leurs mensonges préférés.

Et cette fois-là ce fût comme la coupe qui fait déborder la vase. Oui, de la vase. De la boue. De la marde...

Verdail avait reproché à Fossette ceci ou cela en menaçant de le crisser dehors. Fossette a lâché son poste à la presse trois et s'est mis à gueuler, lui qui ne gueulait jamais. Et ce fût comme un tremblement de terre, une victoire douce non seulement pour le coeur de l'Indien, mais aussi pour celui des travailleurs.

-Écoute moé ben mon hostie d'plein d'marde! rétorqua Fossette à son patron. Pis cligne pas des yeux quand j'te parle! On en a plein le cul de tes hosties d'accusations fondées sur rien, juste parce que t'as pas assez de couilles pour travailler pour vrai! Ton passe-temps favori, mépriser les autres, on s'en contretorche, comprends-tu? Tu l'veux l'tas d'marde? Ben mange-lé calice! Y'a toujours ben des hosties de limite à s'laisser dire n'importe quoi par un hostie de deux watts!

Tous les employés présents quittèrent leurs machines et applaudirent Fossette à tout rompre.

-M'en va porter plainte! brailla Verdail.

-Vas-y porter plainte hostie d'twit! ajoutèrent les autres. Y'a raison Fossette!

La foi déplace les montagnes.

La justice peut advenir de temps à autres sur terre comme sur mer.

Les révoltés du Bounty... Ouais, quel beau film!

mardi 3 novembre 2009

UNE VIEILLE AVEC UNE CANNE QUI CHERCHE LE BUREAU DES RENSEIGNEMENTS


De retour à mes pinceaux, loin des vicissitudes du temps et de l'espace.

J'ai des tas d'histoires à vous raconter, des tas de récits déjantés qui me font tordre de rire rien que d'y penser. Des tas de contes et de paraboles où je me moquerai de tout, même de moi, sans que mon je ne vienne tout souiller. Le narcissisme me fait chier, le mien comme celui des autres. Donc, je vais raconter des histoires où je ne serai pas vraiment là, enfin j'y serai le moins souvent possible parce qu'on en a rien à foutre du «j'me suis levé de bonne heure pis j'ai mangé deux toasts». À moins que ce ne soit dans un cadre narratif surprenant où tout se termine dans l'apothéose d'une orgie de guimauves rôties délicatement dans un four à bois, quelque part à Ste-Anne-de-la-Pérade, dans une cabane à pêche aux petits poissons des chenaux.

Oui je vais vous raconter des histoires folles. Comme d'habitude. La politique municipale? Ce sera ailleurs qu'ici désormais. Faut pas mélanger les carottes pis les navets. (Quoi que ça en valait le coup. J'ai perdu des lecteurs, mais je me suis franchement amusé! Bah! Ils vont tous revenir quand ils vont lire mes trucs débiles, avec les petits poissons des chenaux et tout le reste. Je les connais, ces voyeurs impudents.)

***

J'ai plusieurs tableaux en chantier, des scènes d'automne, des scènes d'hiver, des gens qui portent un toast autour d'un bon repas, des tas de trucs qui sortent de ma tête sans que je ne sache trop pourquoi.

J'ai terminé cette vieille avec une canne qui cherche le bureau des renseignements. C'est l'image qui décore ce billet. J'ai pitché de l'acrylique sur la toile et j'ai gossé des formes et des personnages. Voilà le résultat final. Le bureau des renseignements, franchement, je ne sais pas pourquoi. Comme je ne m'explique pas la femme si peu vêtue alors que tous les autres personnages semblent avoir froid. S'il fallait que j'explique tout ce qui sort de ma tête je ne serais pas un artiste mais un emmerdeur, hein? Donc, je me tais.

Donc, une vieille avec une canne qui cherche le bureau des renseignements et qui va sans doute le trouver puisque mes toiles distillent l'espoir, l'abnégation et la réussite sociale la plus totale qui soit.

C'est une toile de format, oh, je dirais huit par quatorze pouces. C'est vernis comme un charme. Et ça reluit dans le noir.

Merci beaucoup de lire Simplement, un blogue animé par moi, ouais, un type qui se lève tôt et se sent d'attaque toute la journée. On dit aussi de moi que je ne pue pas trop des pieds.

Merci beaucoup. Merci beaucoup.

Merci.

lundi 2 novembre 2009

UNE DÉFAITE QUI RESSEMBLE À UNE VICTOIRE



Il y a des victoires qui se transforment en défaites et des défaites qui se transforment en victoires.

45% des Trifluviens et Trifluviennes ont voté contre l'autocrate Yves Lévesque à la mairie de Trois-Rivières. C'est mieux que la dernière fois et cela laisse supposer que c'est son dernier mandat. Quand on vote contre Yves Lévesque, c'est pour la vie.

Il sera suivi de près, le p'tit père et doit avoir le caquet bas ce matin.

Il a perdu 20% du vote en deux semaines. On lui donnait 70% des intentions de vote dans «le» sondage. Que s'est-il passé, hein? Ses intentions de vote ont lamentablement fondues, alors que tout le monde, même la plupart de ses opposants, ne croyaient pas possible de lui ravir la mairie.

C'était possible... Il ne manquait qu'un peu plus d'enthousiasme. Les astres étaient alignés pour que Yves Lévesque court vers son désastre et vous savez quoi? Les astres sont encore alignés on dirait... C'est pas fini. Ce n'est qu'un début. Yves Lévesque nous a unis contre lui: remercions-le chaleureusement pour nous sortir de la torpeur, de l'aboulie et de l'apathie. Nous sommes maintenant comme un peuple en marche et la démocratie ne s'arrête pas pour quatre ans. Yves Lévesque devra rendre des comptes. Yves Lévesque devra marcher droit et cesser de jouer à l'autocrate où il affrontera un vent terrible comme il doit lui-même se douter.

Une semaine de plus de campagne électorale et il était out.

Félicitations à André Carle et son équipe pour avoir mis l'éthique au centre des enjeux électoraux.

Ce n'est qu'un début continuons le combat!

IL NE FAUT PLUS AVOIR PEUR DE GAGNER!

dimanche 1 novembre 2009

Pourquoi faut-il aller voter, hein?

C'est aujourd'hui le premier novembre, jour des élections municipales à Twois-Wivièwes et ailleurs autour.

Pourquoi faut-il aller voter, hein?

Parce que ceux qui se font élire pourront finir par souhaiter que plus personne ne vote et, croyez-moi, tout n'ira pas pour le mieux. Le pouvoir absolu ne flirte jamais avec l'humanisme, la tolérance, la justice et la compassion. Encore moins avec la liberté.

Votons pour le moins pire, puisqu'on n'a rien trouvé de mieux pour changer le monde.

Je ne crois pas au «caractère révolutionnaire» de ceux et celles qui ne votent pas. Ils subiront les choix que d'autres feront à leur place, dont le choix de ne pas être administré par des brutes, des bandits, des crapules, des racistes, des incultes, des caves, des morons, des deux de pique qui se croient pour Dieu, etc. N'oubliez pas de les remercier qu'ils soient allés voter si vous en recevez des bénéfices par la bande, dont l'assurance-maladie et l'assurance-fromage, qui ne sont pas le produit d'une opération du Saint-Esprit, mais le résultat de nombreuses pétitions, manifestations et finalement la conséquence de millions de bulletins de vote déposés dans des urnes.

Les autocrates sont bien contents que vous soyez si nombreux à ne jamais vous rendre aux urnes. Ils savent d'instinct que vos votes n'iraient pas vers eux et que vous auriez cette faiblesse d'appuyer celui qui vous semble le moins crosseur de la gang, faute de mieux.

Et c'est bien ça notre choix, aujourd'hui, voter pour le moins pire. Les ficelles dépassent de chaque côté des candidats. Il y a toujours quelques farceurs derrière eux pour leur souffler les répliques.

Pourtant il n'en tient qu'à nous de mieux comprendre cette structure de marde pour présenter les candidats de notre gang, comme ils le font, eux, en face.

Et c'est qui notre gang?

Tous ceux et celles qui ne vont jamais voter.

Ceux qui croient fermement que tous les politiciens sont des hosties de crosseurs qui veulent s'en crisser plein les poches, profiter du système, mentir, faire ce qu'ils veulent à n'importe quel prix. Jusqu'à ce que la communauté soit exsangue, sucée de tout son fric, avec des dettes plus grosses que le ventre et des projets d'hosties de niaiseux qui ne voient pas plus loin que les grues de leurs amis.

Donc, allons voter. Pour le moins pire, d'ici à ce que l'on propose quelque chose de mieux.

Sacrement, reprenons nos vies en main. La politique, ça sert aussi à ça. Wake up gang d'endormis! Arrêtez de vous gratter le cul et de sniffer vos doigts. Une vie ça ne sert pas qu'à regarder les autres la vivre. Participer. Join the party. Faites-vous entendre. Vos conneries valent bien les leurs.

Dehors les bandits, les corrompus, les pollueurs, les polluants, les arrogants, les trèfles à deux feuilles et les têtards qui se croient plus grosses que le boeuf!

Vive la démocratie ciboire, la liberté pis toutes ces affaires-là!

Fuck aux dictateurs et autres autocrates!

V for Victory hostie!

V comme dans votez.