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lundi 11 août 2008

Alokoko, maire de Trois-Déchets



L'histoire se passe dans une petite ville d'Absurdistan, Trois-Déchets, un dessous de bras brumeux dévasté par la misère, la pauvreté et le chômage. Le maire de la ville, Alokoko, propriétaire d'un restaurant bas de gamme, développe sa ville en n'en faisant qu'à sa tête.

Tout le monde ferme sa gueule autour d'Alokoko parce que seuls les paresseux se présentent aux élections. La plupart ont d'autres chats à fouetter. Et pendant qu'ils fouettent leurs chats, le maire et ses conseillers font toutes sortes de petites manigances pour se donner des airs de pharaons. Le monde crève de faim, cherche du boulot, et le maire leur dit tout bonnement d'aller se faire foutre, que ce sont des paresseux, des nuls à chier qui devraient être contents de l'avoir pour maire. Personne ne proteste. Ou si peu qu'on peut facilement vomir sur cette ville sans la salir.

-Je vous le dis, si ce n'était pas de ma bonté, cela ferait longtemps que je ne serais plus maire! Ceux qui protestent sont des paresseux qui ne travaillent pas, comme ceux qui viennent mendier devant mon restaurant comme des chiens!

Qu'il avait l'air fat et prétentieux, ce maire Alokoko, une tête d'oeuf au regard vide sans aucun sens d'écoute qui aurait mieux fait de se prendre pour Caliméro plutôt que pour Ramsès II.

-Nous allons organiser une grande course de mobilettes! déclara-t-il un jour pour calmer la foule qui avait faim et se pressait autour de l'hôtel de ville pour le bousculer un peu.

-Des gens de partout dans le monde viendront! Si! Si! J'en ai parlé à mon beau-frère et il paraît que des Italiens pourraient venir ici... Peut-être même des gens du village d'à côté. En tout cas, ce sera bon pour l'économie... pour les restaurants et Le Roi du tapis, car nos tapis pourraient être très recherchés... L'autre jour, sur le web, j'ai chatté avec quelqu'un qui cherchait justement un tapis! Hé! On trouve tout sur l'Internet!

Bon. La grande course de mobilettes a lieu. C'est un succès. Il n'y a qu'un léger déficit.

Le maire Alokoko trouve toutes sortes de subterfuges pour se débarrasser des pétitions qui affluent. Devant les médias, il dit qu'il ne gouvernera pas avec les groupes de pression. En fait, il gouverne seul. Il n'y a que des pleutres et des lâches autour de lui, des renifleurs de pets, des marchands de tapis usagés.

Voilà qu'il lui vient une idée grandiose, bâtir un quartier riche dans un quartier pauvre, sur un terrain contaminé par des déchets radio-actifs.

-Il y a trop de pauvres dans ma ville! Il faut faire venir des riches. Je vais leur faire de la place, juste là, et le terrain sera nettoyé, si, si, car j'ai parlé à ma belle-soeur qui connaît quelqu'un qui a déjà fait ça pendant ses études en Amérique... On va l'engager et il va nettoyer tout ça, hé. Et ensuite, tadam! on bâtit des tours géantes, les tours Alokoko-sur-le-Fleuve-Vert. Ce sera splendide les amis! Le plus grand projet de ma carrière!

Malheureusement pour Alokoko, une vieille loi stipulait que si 1917 personnes signaient un registre à l'hôtel de ville, le maire et son conseil n'obtiendraient pas le financement nécessaire à l'élaboration de leur prochain déficit.

Comme tout le monde en avait plein le cul du maire d'Alokoko et de sa bande d'endormis, ils furent plus de 3000 à signer le registre pour exiger la tenue d'un référendum.

Le soir même, apprenant les résultats, le maire, hors de lui, déchira sa chemise.

-Il n'y aura pas de référendum! Je le jure sur la tête de tous mes enfants et de tous les employés de mon restaurant! Pas de référendum! Non! Pas question! Allez tous vous faire foutre bande d'enculés! Je vous emmerde! Je suis le maire et vous n'êtes rien, vulgaires larves! Grenouilles qui vous croyez plus grosses que le boeuf!

Les médias, rassemblés là, se contentèrent de rapporter «objectivement» ces propos.

Au cours de l'année qui suivit, il y eut un nouvel exode des cerveaux.

Tout ce qui pensait et réfléchissait un tant soit peu dans cette ville de merde quitta la ville dans l'espoir de ne pas vivre dans un monde de larves et de bêtes rampantes dirigée par un despote ridicule et inculte.

-Qu'ils baisent le cul à Alokoko, ces nuls... Moi j'me casse. Fuck off! Rock and roll!

Évidemment, la ville perdit tous ses médecins, de maudits intellectuels qui s'intéressaient plus à la poésie qu'aux courses de mobilettes. Elle perdit aussi ses professeurs, puis même ses balayeurs de rue. Finalement, seuls les ploucs restèrent. Et Alikoko devint le roi des ploucs.

À chacun ses goûts, hein, et cette ville-là, que voulez-vous, elle était au goût des crétins.

Ce n'est pas étonnant de savoir qu'elle était la capitale du chômage d'Absurdistan.

samedi 30 juin 2007

Pour un Musée du génocide des Autochtones d'Amérique

Les Autochtones bloquent encore des ponts. «Mais qu’est-ce qu’ils ont encore à bloquer des ponts?» On l’entend souvent celle-là. C’est le pendant du «What does Quebec want?» de certains Canadiens-Anglais, qui pourrait bien se résumer à «Where is Quebec?». La vraie question que les Québécois se posent, face aux Autochtones, serait plutôt : « Pourquoi le pont est-il encore bloqué?» Pas besoin de fouiller plus loin : la police ou l’armée devrait faire respecter la loi. Grévistes, Autochtones, Fathers 4 Justice ou la guignolée ne doivent pas ralentir le trafic routier, surtout aux heures de pointe. «Moi, je paie pour rouler en toute liberté dans mon char! Ôtez-vous de là, vulgaires porteux de pancartes et stupides piétons!»
Quand des gens manifestent, moi, je souris. Je m’arrête. Je discute avec les manifestants. J’essaie d’en savoir plus.
Parfois, je ne suis pas d’accord avec les manifestants. Prenons les manifs pour la paix, bourrées de types qui portent des portraits de Che Guevara, un vulgaire assassin qui a tué beaucoup plus de ses camarades que de ses ennemis, ou bien qui brandissent des drapeaux qui sanctionnaient la mort de millions d’ennemis du peuple. Cela me fait décrocher. Je trouve que l’image ne renforce guère le message. Je m’en éloigne donc, par souci de sincérité.
Cependant, je me réjouis de savoir qu’ils peuvent manifester librement. Cela prouve que nous ne vivons pas encore dans une dictature.
C’est l’impression que me fait chaque manif, même quand je suis contre : nous vivons encore dans un pays libre, réjouissons-nous!
Pour ce qui est des Autochtones, je ne m’étendrai pas longtemps sur le sujet. Je me dis qu’il devrait y avoir deux années entières d’histoire des Autochtones d’Amérique au programme obligatoire d’enseignement au secondaire. En secondaire 4 et 5, les élèves devraient être plongés dans cette histoire, pour faciliter de meilleures relations entre les premières communautés et l’ensemble du pays.
On devrait établir les faits, une fois pour toutes, et dénoncer les préjugés et le racisme envers les «Zindiens» ou les «Sauvages». Qui connaît l’histoire et la culture des Iroquois, des Cris, des Sioux, des Incas, des Aztèques, des Mohicans, des Béothuks? Et qu’en est-il du génocide de ces populations par les colons européens? Comme disait Rémi, dans le film de Denys Arcand, Les invasions barbares, pourquoi n’y a-t-il pas encore un musée pour le génocide des Autochtones en Amérique, comme il en existe en Europe pour le génocide des Juifs, des Tziganes ou des Arméniens?
Le manque d’unité des Autochtones est la réponse que j’ai trouvée.
En ce moment, ils se sont unis pour agir tous ensemble au même moment, d’un océan à l’autre du Canada.
Je me rallie aux Autochtones pour révéler au monde la vraie histoire de la colonisation du pays et le statut précaire des Autochtones confinés à vivre sur leurs réserves, comme des cerfs prisonniers d’un enclos, à regarder se détériorer leur société par manque de ressources, de travail et de respect. Leur statut de citoyen de deuxième classe n’a pas d’avenir.

jeudi 28 juin 2007

Gilles Vigneault a chanté Gens du pays...

Au chapitre des faits divers, ce matin, eh bien Pauline Marois a été intronisée à titre de cheffe du PQ hier soir. Gilles Vigneault était présent et il a chanté Gens du pays.(C’est comme si l’on disait que Vladimir Popoff était présent et qu’il a chanté Avenir radieux du socialisme ou L’Internationale…)
Pauline Marois ne veut plus entendre parler de référendum pour le moment. Normal. Un sondage CROP, publié hier, laissait entendre que 75% des Québécois ne croyaient pas qu’un jour le Québec deviendrait un pays souverain. C’est un gros chiffre et ce ne sera pas facile pour le parti des bureaucrates de reprendre le devant de la scène. Attendons-nous à la montée d’une autre formation. Québec Solidaire? Non. C’est une chapelle composée de formations trotskistes et staliniennes, avec un zeste d’ultra-féminisme-dialoguant-avec-le-vagin. Ça ne fait pas sérieux. Aussi sérieux qu'une bande de gars qui parleraient avec leur queue. L'adolescence ne doit faire qu'un temps.

La gauche recruterait plus de membres avec quelque chose comme le NPD Québec, un parti social-démocrate québécois et confédéraliste canadien, quelque chose qui regrouperait les diverses communautés ethniques autour d’un certain idéal social qui ne sent pas le renfermé et le moisi. Le problème c’est que le NPD Québec est lui aussi noyauté par des militants d’extrême-gauche déconnectés des exigences de la vie dans une démocratie parlementaire où les droits de la personne sont des droits fondamentaux… On ne peut pas un jour vanter Cuba et le lendemain prétendre défendre la liberté d’expression, la liberté de manifester pacifiquement, bref ces libertés que l’on écrase sous des bottes cloutées sur l’île du docteur Moreau, heu… je veux dire sur l’île de Fidel Castro.
La gauche européenne a fait son mea culpa du totalitarisme de gauche et s’en est dissociée. Tony Blair et Ségolène Royal critiquent Cuba, ouvertement, sans se cacher. Et c’est tant mieux. J’aimerais entendre la même chose de la bouche de Pauline Marois, pour me rassurer que le péquisme n’est pas l’antichambre des marxistes-léninistes à temps partiel ou des ultra-nationalistes à temps plein.

Ici, la gauche québécoise n’a qu’à peine esquissé un début de réflexion sur les origines du totalitarisme et sur les moyens de le contrer. Elle nie la réalité et appuie n’importe quel malappris qui s’en prend au libéralisme, au cosmopolitisme, au multiculturalisme, valeurs hautement méprisées par Lénine, Mussolini, Staline, Hitler, Mao : tous de la même mouture de dictateur collectiviste.

Je pense que la gauche a encore un rôle à jouer pour contribuer à l’amélioration de ce monde. La droite aussi. En alternance, 8 ans pour l'une et 8 ans pour l’autre. Ça permet de ne pas avoir toujours les mêmes faces au pouvoir.

Personnellement, je me méfie des catégorisations politiques, mais je serais stupide d’affirmer qu’elles n’existent pas.

Bien que je critique plus souvent la gauche que la droite, mon cœur penche souvent à gauche. La grande majorité de mes amis votent et pensent à gauche. Je fais figure d’original ou de type pas fréquentable parmi eux. Je me sens à gauche, version Bernard Kouchner, un des fondateurs de Médecins Sans Frontières, qui est en faveur du maintien d’une force de la paix en Afghanistan pour protéger les écoles, les hôpitaux, les urnes électorales, les femmes. Bref je suis en faveur d'une gauche responsable, démocratique, écologique, respectueuse des droits individuels et soucieuse d'améliorer les conditions de vie de l'ensemble des citoyens de la planète
Cette gauche-là se passe d’étiquettes. Même Abraham Lincoln pourrait passer pour un homme de cette gauche-là, un homme qui refuse l’esclavage, qui provoque l’ordre des choses pour libérer ses frères et sœurs humains de couleur.

C’était mon délire gauche-droite de la semaine.

Je vais retourner à ma guitare pour penser à autre chose, tiens.

Je vais penser à mon épicerie. Je vais faire un blues avec les produits que je dois acheter ce soir. Permettez-moi de vous priver de cette lecture sans intérêt et de vous quitter sur cette note de musique, un la, au diapason, pour accorder ma guitare.

mercredi 27 juin 2007

L'inspecteur Javert voterait pour l'ADQ

Il n’y a rien de plus difficile à acquérir que le pardon, tant pour la victime que pour son bourreau. Je pense qu’un certain citoyen de Nazareth avait compris cela, il y a 2000 ans. Œil pour œil, dent pour dent n’est pas une doctrine sur laquelle on peut fonder l’espérance, même folle, d’un jour s’aimer les uns les autres. «S’aimer les uns les autres? Voyons! Si ça se pouvait, ce serait déjà fait!» J’entends la petite voix de votre raison et je voudrais bien être heureux comme celui qui a cru sans avoir vu. Moi aussi, voyez-vous, je doute. «Aimez-vous les uns les autres!» Facile à dire. «Si l’on vous frappe la joue droite, tendez la joue gauche!» Aye! Encore moins facile… Ce Nazaréen devait être un chic type et il a dû payer cher pour de telles idées, inapplicables en ce bas monde, enfin presque, puisque parfois on se croirait quasiment en voie de devenir quelque chose qui transcende le porc qui grogne en nous.

Je regarde la société dans laquelle je vis. Bien sûr, il y a encore de nombreuses injustices. Mais ces injustices ne laissent plus tout le monde indifférent et, ça, c’est toute une nouveauté. La conciliation l’a emporté sur l’arbitraire. Enfin presque. Il y a bien des crosses qui se font encore, ici et là. Cependant, se sont justement des «crosses» et on pense, même si c’est absurde parfois de le penser, que nous pouvons y remédier et offrir à tous les citoyens un environnement propre, propice à l’épanouissement personnel, à l’amour et à l’entraide, un terme plus prometteur que la solidarité selon moi.

Prenons Jean Valjean dans Les Misérables, de Victor Hugo - au cas où vous ne le sauriez pas encore. Jean Valjean est une brute, un bandit, un voyou bon pour les travaux forcés. Il rencontre un jour un bon Jack, enfin un évêque, l’évêque de Digne. Il lui offre une seconde chance en déclarant aux gendarmes que Valjean n’a pas volé ses beaux chandeliers en or, qu’en fait c’est une méprise puisqu’il les lui a donnés. Valjean ne s’en trouve que plus larve et il a quelque chose comme une «illumination». Il sera désormais un homme noble et bon. Et il passera désormais sa vie à faire le bien autour de lui, tout en étant poursuivi par l’impitoyable inspecteur Javert, qui aurait fait un excellent membre de l’Action démocratique du Québec, un incorruptible, ce Javert, qui veut sa ration quotidienne de coupables.

Quand on me parle des privilèges des prisonniers, de la clémence des tribunaux, bref du laxisme des autorités, je pense toujours à Jean Valjean et à l’inspecteur Javert. Et je parie toujours sur Jean Valjean. Peut-être parce que je suis un con. Peut-être parce que je ne veux pas devenir une boule de haine, comme l’inspecteur Javert. Peut-être parce que je me rappelle certains préceptes de mon éducation et qu’il m’importe de les mettre en pratique, pour ne pas faire honte à mes parents. Bref, il reste en moi quelques principes, et le ressentiment n'en fait pas partie.

Bon, c’était mon opinion de la journée. Elle vaut ce qu’elle vaut. Si elle ne vous plaît pas, changez de fenêtre. Il y a sûrement quelque chose de drôle à regarder sur YouTube. Un comique avec un balai planté dans les oreilles. Une femme qui se décrotte le nez. N'importe quoi.

mardi 26 juin 2007

C'est qui Pauline Marois?

Pauline Marois est maintenant officiellement cheuffe du Parti Québécois (PQ). La nouvelle ne pouvait pas tomber plus à plat, dans l'indifférence totale, un 26 juin, une journée qui n'existe pas dans l'actualité québécoise. Il n'y a que des stagiaires dans les médias, un 26 juin, et le bulletin de nouvelles sent l'après-bal des finissants.

Pauline Marois est une politicienne professionnelle. En moins d’un an, elle est passée du discours de Gauche Solidaire à celui de l’ADQ. L’an passé, ses thèmes entrecoupaient tous les slogans récurrents du communautaire. Cette année, suite à la déconfiture du PQ, elle dit que le Parti n’a pas été suffisamment à l’écoute du peuple et qu’il faut dorénavant créer de la richesse pour lutter contre la pauvreté (sic!). L’an passé, il fallait créer de la pauvreté pour devenir riches, je suppose? Ça ne tient pas debout. C'est une vraie farce.

Si les libéraux de Jean Charest et les péquistes de Pauline Marois se mettent à reprendre à leur compte les inepties de Mario Dumont, c’est la preuve manifeste que la démagogie se porte bien au Québec. Le Québec en entier est sur le point de devenir un prolongement de Hérouxville. Les raisonnements rapides et les argumentations fondées sur du vent font fureur chez les Québécois. Évidemment, on se croit brillants, même si l'on ne sait pas comment l'écrire: brie-yan?

-Fuck les nuances! Fuck les zintellectuels! Fuck les Ovide Plouffe et compagnie! Fuck les émotions! Fuck les brie-yan!
On dit n’importe quoi, on l’écrit n’importe comment, sans respecter l’orthographe, et on lance ça au milieu des grenouilles qui se cherchent un héron assez «chef» pour toutes les gober d’une seule becquée… Ça en prend juste un qui sait compter, comme dans toute compagnie, et l'affaire sera A-One. Les autres n'auront qu'à le regarder travailler en attendant le prochain référendum sur l'avenir des grenouilles.

Ah! C’est que l’on doit être un chef pour gouverner le Québec, un chef presque messianique, qui porte la nation sur ses épaules, que l'on porte sur un bouclier gaulois et qui porte toutes nos erreurs au compte d’Ottawa la perfide. Bref, ça nous prend un marsouin pour nous faire honte aux yeux du monde. Ça nous prend un colon.

Pauline Marois a compris le message. Elle écoute le peuple maintenant. Elle va créer de la richesse pour qu’elle se transforme en coupons-rabais de 1,2% sur le baloney pour les personnes-en-situation-de-rupture-alimentaire, bref pour les pauvres hostie... On va embaucher des actuaires pour jouer avec les chiffres et leur faire dire n’importe quoi. Le prochain conseiller en communication du PQ sera un prestigitateur. Il devra en sortir des lapins blancs de son chapeau pour faire oublier les toilettes en or de Pauline Marois et 30 ans de sclérose sociale-nationaliste…

La population québécoise, en général, sait fort bien que le Mur de Berlin est tombé. La donne politique a changé, partout dans le monde, même ici. Le discours du PQ est out parce qu’il est une caricature des discours qui ont sévi dans les Pays de l’Est avant l’effondrement du communisme. Pauline Marois s'épuise pour rien. C'est pour ça que personne ne s'est présenté contre elle à la chefferie. Le PQ va progressivement se marginaliser, jusqu'à devenir une secte du NPD-Québec.

De toutes façons, la triste vérité c'est que beaucoup de Québécois se calissent de la politique. Parlons au Québécois moyen et qu'est-ce qu'il dit? C'est simple: «Sont toutes des crosseurs!» Ce qui ressemble beaucoup au discours de l'ADQ, qui ne s'affuble pas de subtilités.

dimanche 10 juin 2007

LE DÉPASSEMENT DE SOI CALVAIRE!!!

Mon texte à propos du ménage qu'il faudrait faire au Ministère de l'Éducation du Québec a été publié dans l'édition papier de samedi du quotidien Le Nouvelliste.

Richard Berger, le même jour, a défendu son étude dans Le Devoir. On y sent la solitude d'un homme acculé au pied du mur. Je ne suis pas certain qu'il aura une promotion bientôt, à moins que le PQ ne soit réélu. Le PQ, ce grand parti défenseur de la langue de bois et des conneries pédagogiques, ne manquera certes pas de réintroniser le pauvre homme au panthéon des réformateurs scolaires...

La lettre de Berger:


http://www.ledevoir.com/2007/06/09/146783.html


Par ailleurs, je vous invite à consulter le texte que Rima Elkouri a fait paraître jeudi dernier dans La Presse. Rima Elkouri a déjà été superviseure d'épreuves pour l'examen de français au Cégep. Elle sait de quoi elle parle. L'approche dite «holistique» n'est pas si fantastique que ça...


http://www.cyberpresse.ca/article/20070607/CPOPINIONS05/706070609/5034/CPOPINIONS


Évidemment, je maintiens l'idée qu'il est grand temps de faire le ménage au Ministère de l'Éducation. Qu'on cesse d'offrir des promotions alléchantes aux ringards marxistes-léninistes et autres théoriciens structuralistes des années '70. Qu'on remette de l'avant la culture, l'humanisme et le dépassement de soi - pas l'estime de soi: LE DÉPASSEMENT DE SOI CALVAIRE!!!

jeudi 7 juin 2007

Faisons le ménage au MEQ!

On se souvient que l'an dernier des fonctionnaires ineptes du Ministère de l'Éducation du Québec (MEQ) avaient pondu une réforme qui aurait enlevé les bulletins chiffrés ainsi que la possibilité pour un élève faible de doubler pour reprendre son année. L'opposition à cette réforme, particulièrement impopulaire, a été récupérée par l'Action démocratique du Québec (ADQ) avec le succès que l'on sait. En septembre prochain, le bulletin chiffré reviendra et l'élève qui ne réussit pas devra doubler, comme ça s'est toujours fait. Les jeunes l'auront échappé belle. Dans ce monde compétitif, ils ont failli être encouragés à rester petits, médiocres et cancres. Tout ça pour satisfaire les lubies et les élucubrations de fonctionnaires. Ils seraient congédiés sur-le-champ si nous vivions dans une société où la tête prime sur les pieds. Les effets pervers de notre éducation à vau-l’eau se font aussi ressentir dans le laxisme de nos autorités incompétentes.
Récemment, une autre étude commandée par le MEQ a soulevé la controverse. Il s'agissait, cette fois, de ne plus comptabiliser les fautes d'orthographe et de grammaire lors de l'épreuve de français au collégial. Produite pour le MEQ par un certain Richard Berger, un obscur statisticien qui se fait passer pour un professeur de français, l’étude recommandait d'adopter une approche dite « holistique », c’est-à-dire une approche moins judéo-chétienne, moins punitive. Qu’est-ce qu’il a, le petit professeur, contre les juifs, les chrétiens et les fautes d’orthographe?
M. Richard Berger, ce soi-disant professeur de français qui a produit ce rapport qui rappelle les temps sombres de la révolution culturelle chinoise, s'est mérité en mai 1999 le prix du ministre d'État à l'Éducation et à la Jeunesse, M. François Legault (Parti Québécois, sic!), pour un ouvrage collectif intitulé « L'épreuve uniforme de français », édité par le Groupe Beauchemin.
On ne connaît de Richard Berger aucun poème, aucun roman, aucune pièce de théâtre, seulement qu'un galimatias de chiffres et de commentaires plus ou moins insipides qui n'ont rien à voir avec le génie de la langue française. Est-ce que cela devrait nous étonner? Pas du tout. L’insignifiance est tellement ancrée au MEQ que plus d'un l'acceptent dans le corps professoral, telle une fatalité contre laquelle il n'y a rien à faire.
J'encourage la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, l'ADQ ou qui que ce soit à nous débarrasser de ces fonctionnaires désincarnés du MEQ qui menacent les fondements de notre langue et de notre civilisation. Quand ces hurluberlus du MEQ seront-ils congédiés? Séviront-ils encore longtemps? Auront-ils des promotions, des médailles?
Le MEQ devrait fonder ses programmes d'éducation sur l'expertise de professeurs qui misent sur le dépassement de soi, la culture et l'humanisme. Les apprentis-sorciers du MEQ qui souhaitent détourner l'école de ses méthodes éprouvées, pour la « démocratiser », méritent de se faire montrer la porte de sortie. Le nivellement par le bas a ses limites et nous y sommes rendus. Il est grand temps de faire le ménage au MEQ.

samedi 2 juin 2007

Qu'adviendra-t-il des totos qui ont pondu la réforme?

Le retour du bulletin chiffré en septembre n'est certainement pas la mesure la plus impopulaire du Parti libéral du Québec (PLQ) au cours des derniers mois. Je suis allé visité Cyberpresse ce matin et plus de 80% ont répondu «oui» à la question Le gouvernement Charest a-t-il pris une bonne décision en ramenant les bulletins chiffrés dans les écoles? Ce n'est pas un sondage scientifique, bien sûr, mais j'ai le sentiment que la population en général est d'accord. Maintenant, je me demande quel sera le sort réservé aux totos qui ont tenté d'imposer une réforme aussi stupide aux enfants des Québécois. Ils auraient hypothéqués l'avenir de toute une génération avec leur réforme qui transformait l'école publique en école des fans où tout le monde gagne, où tout le monde est égal, où tout est nivellé par le bas comme dans les pires régimes de cul communistes de la planète!

Les totos de la réforme seront-ils remplacés? Va-t-on encore leur confier de modeler le système scolaire à l'image des théories bidons issues de Jean-Jacques Rousseau (un philosophe de l'éducation qui a placé tous ses enfants à la crèche...), Friedrich Engels (un autre philosophe qui voulait que les enfants soient retirés de leurs parents et élevés en commun par l'État...)ou autres «commentateurs de commentateurs commentés» (ce qui est encore pire: des auteurs sans personnalité, publiés aux éditions de telle ou telle université - même Rousseau me dégueule moins!)?

Les totos resteront-ils en place alors que 80% de la population voudrait sincèrement leur botter le cul ou leur offrir un billet d'avion sans retour vers la Corée du Nord pour parfaire leurs connaissances de la pédagogie marxiste?

lundi 28 mai 2007

Enrichissons les riches! Faisons payer les pauvres!

Il y a des limites à prendre les citoyens pour des imbéciles. Le gouvernement libéral de Jean Charest n’a manifestement pas épuisé sa réserve d’arrogance. Le dernier budget déposé par la ministre Jérôme-Forget est la preuve par A + B que les libéraux prennent non seulement les Québécois pour des abrutis, mais aussi tous les Canadiens, puisque les réductions d’impôt promises pour les riches gagnant plus de 75 000$ par année se font avec les quelques 2 milliards de dollars que le gouvernement fédéral a consenti à verser à la province de Québec dans le cadre du règlement du soi-disant « déséquilibre fiscal ».

Pour obtenir cet argent, le gouvernement libéral du Québec n’a pas manqué une occasion de déclarer que nous en avions besoin pour l’éducation et les soins de santé. Les citoyens du Canada anglais viennent d’apprendre que leur bel argent ne servira pas à aider une province plus pauvre à s’en sortir, comme le voudrait le principe de péréquation dans une confédération digne de ce nom où les provinces plus riches soutiennent les provinces plus pauvres. Non, cet argent servira à baisser l’impôt des plus riches.

Les plus pauvres, pour le moment, absorberont les coûts toujours plus exorbitants de la santé et de l’ éducation. Il est loin derrière le rêve de l’ancien Premier ministre libéral Jean Lesage d’offrir l’école gratuite pour tous les Québécois, du primaire jusqu’à l’université.

Ce que fait le gouvernement Charest, en déposant ce budget, est aussi noble que de demander un bon de la St-Vincent-de-Paul pour aller s’acheter de la bière. Nos écoles et nos hôpitaux manquent de ressources. Tout ce que trouve à faire le gouvernement de Jean Charest, c’est de se priver des revenus des plus riches en annonçant des baisses d’impôt totalisant près de 900 millions de dollars.

Faisons payer les pauvres et enrichissions les riches! Quelle morale de « tarlais »…

dimanche 27 mai 2007

Gauche? Droite? Centre?

Je ne suis pas bien latéralisé. Quand j'étais jeune, je distinguais difficilement la droite de la gauche. J'étais déjà lunatique, dans une relation verticale avec la vie, de bas en haut plutôt que de gauche à droite. La philosophie représente en quelque sorte cette relation que j'ai envers tout ce qui existe. D'autres pourraient mettre la spiritualité en premier. Quoi qu'il en soit, je prends toujours avec un grain de sel les propos politiques, tout simplement parce qu'ils sont trop circonscrits dans le quotidien, comme les tâches ménagères par exemple, sans qu'il ne soit question d'en faire la seule image qui soit de la vie. Avant d'être un militant, pour quelque cause que ce soit, je suis un lunatique. Je parle avec les arbres, le soleil et la lune, comme un Sauvage, sans m'attendre à une réponse. Je leur parle comme on parle à soi-même, puisque je fais aussi partie du Tout.

Cela dit, je vois la politique comme un lieu de discorde où la meilleure position me semble toujours celle de savoir créer des consensus dans la communauté autour de la protection des droits fondamentaux de chaque personne. Juste la droite au pouvoir, en politique, mène tout autant au chaos que juste la gauche. Il faut du meilleur des deux mondes. Il faut la gauche pour défendre le filet de protection sociale des citoyens et promouvoir une certaine idée de la solidarité humaine. Il faut la droite pour financer la solidarité. La gauche et la droite sont des ennemis mutuels nécessaires, pour que les excès de pouvoir de l'un soient toujours dénoncés par l'autre auprès des électeurs. J'aime la politique du 50%-50%, la politique où il est impossible de tirer une totale unanimité et donc de faire en sorte que le pouvoir se comporte en tyran. Cela témoigne de la vigueur de la démocratie.

jeudi 24 mai 2007

Yves Beauchemin et la série noire du PQ

Qu’est-ce qui distingue le fou d’une personne saine d’esprit? Le fou a généralement des problèmes d’identité. La personne saine d’esprit, au contraire, n’en a pas. Le fou se cherche une cause, une raison, un but, une rime, un son. La personne saine d’esprit se cherche des bottes, du pain, de l’eau, des oranges…

Ma vie serait triste s’il n’y avait pas Le Devoir. Une fois de plus, le quotidien montréalais m’a fait rire en publiant, le 22 mai dernier, les propos alambiqués de l’ineffable Yves Beauchemin, romancier identitaire toujours prêt à foncer dans ces types aux noms à consonance étrangère qui empêchent les pauvres Québécois de réussir dans le domaine des fèves au lard… C’est William Johnson qui avait bien raison d’en faire l’un des artisans de l’ « anglophobie made in Québec ». William Johnson que nos ayotallahs nous rappellent de ne pas lire, à l’instar de Esther Délisle et Mordecai Richler, tous trois condamnés par les écrivains officiels du Parti, cette clique de crapules sans vergogne qui décident pour les Québécois ce qu’ils doivent lire, dire ou penser.

Revenons à Yves Beauchemin. Il n’y a rien de plus comique que de lire les propos loufoques d’un souverainiste convaincu que la «série noire du PQ » provient du fait qu’il a perdu son projet « identitaire » en cours de route, c’est-à-dire son discours plus ou moins ethnocentrique, pour ne pas dire raciste. C’est méconnaître la politique et le monde contemporain que de penser que les malheurs du PQ dépendent de son discours de plus en plus multiculturel et ouvert sur l’ « autre ».

L’identité dont parle Yves Beauchemin n’est certainement pas inclusive. La Nation, pour lui et tant d’autres originaux du mouvement indépendantiste québécois, c’est la seule et unique réponse pour toutes choses. Cette Nation, évidemment, n’est pas celle de tout le monde. C’est « leur » Nation. Une Nation française, et uniquement française, sans Anglais, sans Iroquois, sans Cris, sans Métis. C’est la Nation de Lionel Groulx, la Nation épaisse et engourdie de productions littéraires insipides qui sentent le petit curé pas propre. La Nation de ceux qui souhaitent revoir leur Normandie.

Le concept de l’État, pour Beauchemin, c’est sans doute la fameuse Nation moins les traîtres, les ennemis du peuple et les fédéralistes. C’est une soustraction.

Le concept de l’État, en ce qui me concerne, c’est la somme de tous les individus présents dans un territoire donné, quelle que soit leur origine ou leurs opinions politiques. C’est une addition : un plus!

Les malheurs du PQ, selon moi, proviennent de son idéologie nationaliste et socialiste. C’est une idéologie du XXe siècle qui s’écroule un peu partout sur la planète. C’est l’héritage du totalitarisme marxiste ou national-socialiste.

Vraiment, Yves Beauchemin gagnerait à lire Johnson, Délisle et Richler, voire d’étudier « La société ouverte et ses ennemis » du philosophe Karl Popper.

mercredi 23 mai 2007

Grève de transport en commun à Montréal

Eh oui! il s'agit bien d'une autre grève du transport en commun à Montréal... Cette fois, ce sont les employés d'entretien. Le Conseil de Ville propose le gel des salaires. Est-ce légitime, quand on sait qu'ils sont les employés les mieux payés de la province pour les mêmes fonctions? C'est du moins ce qu'affirme Alain Dubuc sur Cyberpresse, dans un texte intitulé «Les gras durs».

On m'a raconté qu'il y avait un type d'origine haïtienne, à Montréal, qui avait lancé son propre service privé de transport en commun. Cela remonte à une dizaine d'années. Ingénieux comme tout, débrouillard et fort en affaires, le type utilisait les arrêts de la STCUM pour offrir un service à moins de 50 sous du passage. Ce qui veut dire que, pour 50 misérables cents, le privé pourrait offrir à toute la population de l'île de Montréal un service peu coûteux et sans doute plus agréable, voire plus efficace. Évidemment, les malabars ont eu tôt fait d'interdire ce petit commerce...

La concurrence est la clé de la réussite dans tout projet. L'équipe la meilleure mérite plus d'argent. Et les autres n'ont qu'à faire mieux s'ils en veulent plus. C'est comme ça. Et ça laisse une chance à tout le monde: la chance que beaucoup n'ont pas eu avec l'existence des clauses orphelins, soutenues par les syndicats, qui ont sacrifiées toute une génération. Remarquez que c'est cette même génération qui vote à droite en ce moment. Comme si l'injustice des uns n'excusait pas l'injustice des autres.

Le fin fond du problème, c'est l'injustice.

Et il n'est pas injuste, dans les circonstances actuelles, de geler le salaire d'un employé qui gagne 20% de plus qu'un employé du gouvernement provincial, avec moins de scolarité que ce dernier. C'est plate. Mais ce n'est pas injuste. La plupart des gens qui attendent l'autobus ou le métro, aujourd'hui à Montréal, ne trouvent pas ça injuste. Ces petites gens qui n'ont parfois pas les moyens de polluer avec leur propre automobile, qui travaillent pour le salaire minimum, à l'autre bout de la ville... Les syndicats feraient mieux de retrouver leur mission sociale et de défendre, justement, les droits des petites gens plutôt que de s'encroûter dans un vil corporatisme rétrograde. Allez au devant des luttes pour la justice, camarades. Et laissez donc passer les pleurs des enfants gâtés du système.

mardi 22 mai 2007

Tchekhov et les soins de santé au Québec

« Au cours de l’année douze mille personnes avaient été dupées; l’activité entière de l’hôpital était fondée, tout comme il y a vingt ans, sur le vol, les ragots, les médisances, les protections, le charlatanisme le plus grossier, et l’hôpital offrait, comme jadis, l’image d’un établissement scandaleux et nuisible au plus haut point à la santé de ses pensionnaires. »
Anton Tchekhov, Salle 6, chap. 7


J’ai relu « Salle 6 », un récit de Anton Tchekhov publié en 1892. Cette lecture m’a jadis stupéfait par son pouvoir d’évocation.

Je vous résume l’histoire, rapidement, sachant bien que vous n’hésiterez pas un moment à vous procurer les œuvres complètes de Tchekhov pour les lire toutes d’un trait.

Le docteur Andréi Efimitch Raguine administrait mollement un hôpital, préférant philosopher le soir plutôt que de se préoccuper de cet hôpital situé « (…) à deux cents verstes de toute voie ferrée, dans une petite ville où le maire et tous les conseillers municipaux étaient des petits-bourgeois à demi illettrés, qui considéraient le médecin comme un sorcier qu’il faut croire sans défaillance, dût-il vous verser du plomb fondu dans le gosier; n’importe où ailleurs, l’opinion publique et les journaux auraient depuis longtemps démoli cette petite Bastille. »
Plutôt que de changer quoi que ce soit à l’administration de cet hôpital, le docteur s’endort dans les livres et les discussions oiseuses sur les stoïciens. L’habitude a raison de lui. Il y aura toujours des fous, des voleurs et des menteurs, semble-t-il se dire. Alors, aussi bien s’y faire tout de suite. « Je fais une besogne nuisible, dit le docteur Raguine, et je touche des émoluments de gens que je trompe; je suis malhonnête. Mais voyons, par moi-même je ne représente rien, je ne suis qu’une petite parcelle d’un mal social inévitable! Tous les fonctionnaires du district sont nuisibles et reçoivent de l’argent sans raison. Je ne suis pas personnellement coupable de ma malhonnêteté : c’est l’époque… » (Salle 6, chap. 7) Tout le monde le fait, fais-le donc : la morale de l’époque pré-révolutionnaire russe est semblable à la nôtre, au Québec, à l’époque actuelle. Peut-être que le goulag s’approche à grands pas…

Dans la Salle 6 de cet hôpital, la salle la plus crasseuse de toutes, la salle des fous, se trouve un patient qui souffre du délire de persécution. Ivan Dmitrich, c’est son nom, se sent constamment épier par la police secrète. Le docteur Raguine, lassé de tout, menant une existence vide et nulle, trouve peu à peu un plaisir indicible à discuter avec l’original de la Salle 6, qui ne manque pas, cela dit, de lui reprocher d’être un imbécile, un filou, voire un bourreau. Le docteur répond par des balivernes, un discours un peu zen, un peu stoïque, sur la nécessité de tout prendre à la légère, comme si rien ne devait nous affecter puisque nous mourrons tous un jour : bref, de beaux prétextes pour ne rien faire et demeurer les deux bras croisés dans l’indifférence totale.

Comme les visites du docteur Raguine se font de plus en plus fréquentes dans la Salle 6, lui qu’on ne voyait plus jamais à l’hôpital, tout son entourage finit par croire qu’il est lui-même atteint de maladie mentale. C’est là que le récit prend tout son sens, puisque le docteur Raguine finira lui-même interné dans… la Salle 6. Et, plutôt que de philosopher, notre homme se mettra à perdre toutes contenances pour tenter de s’évader. Le stoïcisme et les belles pensées de Tolstoï seront loin derrière.

Cette parabole est d’autant plus efficace que Tchekhov était lui-même médecin. Un médecin sans doute plus consciencieux et plus humain que celui qu’il nous présente dans sa nouvelle.

Chaque fois que l’on me parle des soins de santé au Québec, je ne peux m’empêcher d’avoir en mémoire la Salle 6 de Tchekhov. Il me semble y avoir là une sagesse à méditer pour mieux comprendre la raison d’être de toutes ces petites Bastilles dans lesquelles on enferme nos vieillards et nos fous. Les belles pensées et la philosophie ne suffisent pas pour améliorer le sort des malheureux. À un certain moment, cela prend du courage et des convictions. Malheureusement, notre société hautement bureaucratisée regorge de docteur Raguine, de Bouvard et de Pécuchet plus ou moins ridicules qui n’ont que l’apparence de la culture sans en avoir toute la profondeur.

lundi 21 mai 2007

Je suis un Métis

Je suis un Métis. Je ne le suis pas officiellement, parce que les règles me semblent trop complexes et parce que je n'ai pas un rond à mettre sur un généalogiste pour prouver que je suis d'ascendence iroquoise, huronne-wendate, attikamekw, micmac et, bien sûr, ouest-européenne, voire kényane puisque les premiers hommes proviendraient de cette région du monde...

Je sais intrinsèquement que je suis un Métis. Dans mes gênes, tout converge vers des racines dites «de Sauvage», tant du côté paternel que maternel. La honte de passer pour des «Sauvages» (les «Juifs» et les «Gitans» du Québec...) a fait en sorte que cette partie de notre histoire a été volontairement occultée, au fil des ans, pour que nous puissions nous fondre totalement aux mythes de la Laurentie catholique et canadienne-française, mythes repris ensuite en filigranes dans le discours nationaliste québécois. Nos ancêtres sont devenus Frontenac et l'intendant Talon, uniquement.

Nos ancêtres autochtones ont été oubliés, rejetés hors de notre histoire, comme une vieille pantoufle dont on n'a plus besoin, comme une vieille peau de serpent au pays du grand cercle de la vie.

La langue nous a fourchue, par nécessité. Parce que nos ancêtre autochtones étaient sédentaires, puis déplacés, déportés, comme c'est souvent le cas des pauvres de nos jours.

De toutes les tribus du Québec, il semble que ce soit les tribus nomades qui s'en soient tirées le mieux. Les Cris, les Inuits et les Innus parlent encore leur langue: ce n'est pas un rêve, mais une réalité.

Les Hurons tentent désespérément de recréer une langue que plus personne ne parle depuis 200 ans. Il ne reste plus qu'une vieille chanson de Noël et un Notre Père en huron ou, si vous préférez, en wendate. Le groupe, dont ma grand-mère paternelle est issue, semble s'être complètement assimilé aux francophones. Une assimilation qui n'est pas à sens unique, par ailleurs, puisque la fameuse «ceinture flêchée», symbole traditionnel du folklore québécois, est aussi le symbole traditionnel des Wendates.

Cela dit, il se pourrait bien que les Européens soient au Québec depuis 20 000 ans. C'est du moins ce que prétendent plusieurs anthropologues qui se sont penchés sur le sujet. Des hommes de Cro-Magnon auraient tout simplement pêché le long des banquises pour finalement aboutir en Nouvelle-Angleterre, puis au Québec, où ils se mêlèrent avec d'autres tribus provenues du Kamchatka ou du Tibet. Dans ce contexte, il me semble que le nationalisme et l'idenditarisme est toujours un phénomène toujours situé dans un court intervalle de temps, rarement plus de 2000 ans, qui ne tient compte que des vérités qui ne contredisent pas leurs slogans.

Je suis un Métis, un parfait bâtard. Je me suis identifié comme tel lors du dernier recensement fédéral. Pour vous prouver que l'on ne doit pas faire des farces avec de tels sujets, j'ai reçu un traitement spécial. J'ai passé deux heures au téléphone à répondre aux questions stupides d'une fonctionnaire de Statistiques Canada. Et quand je dis deux heures, c'est vraiment deux heures, avec des questions comme celles-ci:

1) Avez-vous une ceinture flêchée à la maison?
2) Fumez-vous le calumet de la paix?
3) Votre père, votre grand-mère ou votre cousin savent-ils construire des canots d'écorces?

Deux ou trois mois plus tard, pour me remercier d'avoir répondu à toutes ces questions plus ou moins stupides, j'ai reçu un calendrier affreux, qui semble avoir été monté à la hâte à partir d'albums à colorier (sic!).

C'est ma première démarche en vue d'une reconnaissance en tant que Métis.

J'entends montrer mon «calendrier colorié» à tous ceux qui douteraient que je sois un peu Huron-Wendate, Attikamekw et Micmac. Mon calendrier est mon nouveau passeport pour être reconnu pleinement à titre d'autochtone à 50%...

jeudi 17 mai 2007

La Fête de la Reine, de Dollard, des Patriotes?

Parmi toutes les Fêtes officiellement transformées en congés fériés au Canada, la Fête de la Reine occupe une place à part. C'est vraiment la Fête la plus stupide qui soit. D'abord, pour la grande majorité des Canadiens - et non seulement des Québécois! - cette Fête ne représente rien du tout. C'est aussi allégorique que de dire que c'est la Fête de l'autruche malaisienne, s'ils s'en trouvent là-bas... Et puis c'est la Fête de quelle Reine, hein? De la Reine Élisabeth II? Pas du tout. Il s'agit de la Fête de la Reine Victoria.


http://www.pch.gc.ca/progs/cpsc-ccsp/jfa-ha/victoria_f.cfm


Cette Fête est un anachronisme aussi con que l'Ordre de la jarretière et autres regroupements de mignons valets de chambre. Cela ne fait pas sérieux. Cela ne fait pas Canadien, ni Québécois. Qu'est-ce qu'on en a à foutre de l'Union Jack à placer devant les institutions fédérales... lorsque les installations le permettent?

Pour les Québécois, c'est devenu la Fête de Dollard des Ormeaux, un temps, jusqu'à ce que l'on se rende compte que c'était un bandit, un tueur d'Indiens sans scrupules, bref le modèle de héros qui émoustillait cette vieille crapule de Lionel Groulx. Ce n'est pas pour rien qu'il tenta d'en faire un héros national Canadien-Français, comme sous Hitler on vantait Siegfried...

Héros gênant, le gouvernement péquiste a transformé la Fête de Dollard en Fête des Patriotes. La plupart des gens ne le savent pas. Et ceux qui le savent, la plupart du temps, s'en contrecrisse.

Quoi qu'il en soit, je trouverais tout à fait approprié de faire du 29 juin un nouveau congé férié, un jour de reconnaissance autochtone. Ça presse!

dimanche 13 mai 2007

Boisclair, Duceppe, Marois, Landry, alouette!

Boisclair, Duceppe, Marois… Non, le meilleur d’entre tous pour diriger le Parti Québécois c’est bel et bien Bernard Landry. Il n’avait pas son pareil pour me faire rire quand il farcissait ses discours d’expressions latines, trait de caractère qui en dit long sur le personnage. Cela fait un peu «en réponse à votre honorée du temps…». C’est coincé, grandiloquent, trop solennel pour faire vrai. Bref, le peuple ne s’y est pas trompé et le PQ, depuis, ne s’en est jamais relevé.

Bernard Landry était l’incarnation vivante du discours péquiste : la saison des idées, l’indépendance dans 1000 jours et autres caricatures politiques qui semblent issues de l’iconographie des sectes millénaristes.

Plusieurs Québécois, comme moi, trouvaient ce discours très drôle, très distrayant, tout en étant en parfait désaccord avec celui-ci. Sûr que nous serions plusieurs à souhaiter le retour de Bernard Landry en politique, ne serait-ce que pour nous amuser comme, en France, l’on se gaussait du communiste Georges Marchais, un soviétique français pas très latiniste.

Maintenant, que dire du prochain couronnement de Pauline Marois à titre de cheffe du PQ? Rien. Sinon qu’elle faisait partie de ce gouvernement soviétique et extrêmement bureaucratisé qui nous a mené vers la ruine, qui a fait fuir 1 000 000 d’anglophones, qui a fait en sorte que les enfants sont maintenant élevés par les travailleuses sociales de la CSN, élevés par l’État, c’est-à-dire par tous ceux qui se sont chaudement placés les pieds dans l’appareil au cours des 40 dernières années de luttes sociales, parfois justifiées, mais parfois totalement déconnectées de la réalité.

Gilles Duceppe revient au Bloc Québécois comme il reviendrait au Parti Communiste Ouvrier, à la recherche d’un petit boulot dans le communautaire…

Pauline Marois s’achetait des sièges de toilettes en or pour décorer ses ministères, qu’elle voulait à la hauteur du Château de Versailles ou de Place Laurier.

Je sens que Pauline Marois pourrait faire une belle job au PQ, ne serait-ce que pour mettre un peu de push-push dans le cabinet fantôme, où ça ne sent pas très bon depuis la cuisante défaite des dernières élections. Comme le PQ ne roule pas sur l’or, j’imagine que Madame Marois saurait sûrement y faire quelque chose, ne serait-ce que par tout ce qu’elle peut connaître des fonctions protocolaires, quand c’est le temps de montrer la direction des toilettes à un ministre chinois ou bien un sous-ministre d’Absurdistan.

Cependant, je vous l’avoue tout de go, je m’ennuie de Bernard Landry. Je souhaiterais qu’il revienne, juste pour rire un brin, en français ou en latin, selon son humeur du moment, timidement agrémenté de «tabernacle» mal sentis qui ne font crissement pas naturels.

mercredi 9 mai 2007

Sacrez-nous la paix!

Les purs et durs de l’indépendance du Québec me font penser à ceux qui crachaient sur le talent de Céline Dion, il y a quelques années, et qui se retrouvent bouche bée de constater qu’elle est aujourd’hui la chanteuse québécoise la plus connue de la planète.

Le peuple n’aime pas les purs et durs, voyez-vous. Le peuple préfère Céline Dion et il a raison car elle a du talent.

Les chansons à messages politiques ne récoltent pas plus d’auditoire que le PQ ne récolte d’électeurs par les temps qui courent.

Triste idée que celle de libérer un peuple dont on méprise ses passions, ses chansons et ses rêves.

« Tout ce que vous aimez, c’est rien que de la merde! », semblent dire les indépendantistes québécois au commun des mortels. «Vos chansons ne valent pas celles de Vigneault ou de Félix. Vos émissions américaines ne valent pas les émissions de Télé-Québec. Votre rock’n’roll et votre propension à regarder des super-productions hollywoodiennes au cinéma nous répugnent! »

« Coudonc’, de répondre les compatriotes visés, si vous nous aimez pas, sacrez-nous donc la paix! Ce n’est pas un nouveau pays que vous voulez fonder, mais une réplique de la Vieille Europe dans le Nouveau-Monde. Arrêtez de chier dans des pots de chambre en terre cuite de 1837 et cesser de vous croire plus fins que les autres. »

mardi 8 mai 2007

QUE LE PQ REPOSE EN PAIX

Je le savais avant l'élection de M. Boisclair à la tête du PQ: c'est le PQ qui est fini!

Le Québec vit sa petite «révolution de velours». Le péquisme a autant de crédibilité dans la société québécoise que l'idéologie communiste dans l'ancienne Tchécoslovaquie, une heure avant que les rats ne quittent le navire, incapables d'exercer quelque force que ce soit pour se maintenir au pouvoir.

Cela fait des lustres que les moutons du PQ veulent faire accroire que la majorité des Québécois sont des moutons juste parce qu'ils ne veulent pas suivre leur doctrine à la noix, calquée sur les idéaux ratés des XIXe et XXe siècles. Le monde change. L'histoire des uns et des autres se confond dans une grande communication universelle, l'Internet, le seul pays qui soit vraiment en devenir. Tout le reste, c'est de la bullshit d'un autre temps pour des ringards qui, par ailleurs, risquent de perdre beaucoup de leur importance. Bientôt, les péquistes se réuniront comme les communistes se réunissent en Russie, avec le portrait de Staline ou de René Lévesque sur les genoux, la poitrine gonflée de médailles ou de fleurdelisés, à roter quelques grandes envolées patriotiques du temps où les tribus s'entr'égorgeaient les unes les autres.

Que c'est pathétique!

Que le PQ repose en paix. Je m'ennuierai d'adversaires politiques qui, à une lointaine époque, furent si redoutables... «Avec le temps, va, tout s'en va», comme dirait l'autre.*

*Léo Ferré

jeudi 3 mai 2007

Pas de taxation sans bon service

Je paie mes taxes et mes impôts pour bénéficier, en retour, de services qui me sont difficilement accessibles. Je n’ai toujours pas de médecin de famille et je ne vais jamais à l’hôpital parce que c’est toujours affiché «complet». Je n’ai pas vraiment les moyens de me payer de la justice quand j’en aurais besoin.
Bien sûr, mes ordures sont régulièrement évacuées de mon quelques mètres carrés d’habitat naturel.
Mais, pour payer moins d’impôt, je serais même prêt à me partir un Détritusrama, pour faire de l’art ou des ventes de garage avec mes circulaires de Super Calice et mes matières organiques, habilement recyclées en compost.
Je paie mes taxes et mes impôts, comme un con, pas trop riche – juste ce qu’il faut pour regarder la misère avec un peu de condescendance et de pitié.
Cela dit, il me semble que ce n’est pas raisonnable de payer autant.
Les Américains, qui ne sont pas plus parfaits que vous ou moi, ont fait une révolution, peut-être la seule qui ait vraiment réussie dans l’histoire, parce que les Anglais leur avaient imposé une taxe sur le thé. (Vingt ans plus tard, les Américains étaient plus taxés que jamais, mais ça, c’est une autre histoire que je vous raconterai bien un jour quand, les deux pieds sur la cheminée à tirer quelques bouffées d’une vieille pipe en chêne, je perdrai mon temps à jouer à l’historien. Tout ça pour me remettre en mémoire comme l’on se remet en santé...)
Les Américains donc, pardonnez ma digression, ont établi qu’il ne pouvait pas y avoir de taxation sans représentation politique. Ce n’est pas au Parlement de Londres que revient le pouvoir de décider de taxer le thé. Ce pouvoir revenait d’emblée aux honnêtes bourgeois de Boston ou Philadelphie, presqu’aux Américains en somme.
Je ne ferai pas de révolution, soyez tranquille.
Je passe mon tour. J’ai déjà donné. On ne m’y reprendra plus.
Cependant, j’ai envie d’écrire : pas de taxation sans bon service !
Si je ne peux pas avoir de service, pourquoi je paie pour ça?
Je paie pour les autres?
Bien sûr, la belle affaire… Zing, zing, zing, de beaux sentiments pour mieux vous vider les poches et vous rire en pleine face.
Ce ne sont pas tous les «autres» qui chient dans des toilettes en or, que je me dis, sans trop savoir pourquoi je termine ce texte sur une allusion aussi boiteuse, signe évident que je ne mérite pas de me gouverner moi-même.
Merci, ô gouvernements, pour l’infinie largesse que vous me faites d’avoir l’impression d’avoir un compte chez-vous plus difficile à gérer que le compte de ma carte de crédit. Au moins, avec ma carte de crédit, je sais pour quoi je dépense.

Le PQ et les "Amis du Peuple"

Les Québécois n’ont pas voté en bloc pour les péquistes lors des dernières élections provinciales. Du coup, péquistes et bloquistes y ont vu un mystère : le mystère d’un peuple qui ne vote pas pour les « Amis du peuple » autoproclamés. Pour la plupart des Québécois, ce n’est plus un mystère : c’est un fait bien établi que le PQ est détesté des électeurs.

Plusieurs croient, à tort, que les Québécois n’ont pas voté pour le Parti Québécois (PQ) parce que son chef est homosexuel.

Je crains que ce ne soit pas la raison majeure. Les Québécois ne votent pas pour le PQ parce que le PQ est un vieux parti empêtré dans des tactiques et des discours qui s’apparentent au communisme.

Le PQ et le Bloc représentent le passé soviétique de la société québécoise et c’est précisément ce qu’une bonne majorité de Québécois rejettent en votant pour des formations politiques qu’on pourrait qualifier de droite.

Ce virage à droite est dans la nature des choses. On ne peut pas longtemps rêver d’édifier une société idéale où il y aurait 8 personnes sur des programmes sociaux pour changer une ampoule et 1 personne travaillant comme un fou dans le privé pour payer pour les 8 autres à ne rien faire.

La plupart des formations de gauche européennes ont pris leur distance face au stalinisme. Ici, on peut vanter Castro et Ceaucescu impunément. Aucun de nos gauchistes de salon n’a produit son mea culpa pour les idées qu’il endossait dans les années ’70 et qu’il endosse encore en 2007.

Le PQ et le Bloc Québécois sont noyautés par des militants issus de la mouvance de l’extrême-gauche. Gilles Duceppe, par exemple, a fait partie du Parti Communiste Ouvrier. On ne l’a jamais entendu renier ses années folles à encenser Lénine, Staline, Mao, Hodja et Castro. C’était juste normal. Et c’est encore « normal », aujourd’hui, même si le communisme a été responsable de la disparition subite de plus de 60 millions de pauvres créatures humaines : une vulgaire donnée statistique pour nos « Amis du peuple ».

Chers péquistes, ne cherchez pas du côté de la Beauce ou de Québec pour comprendre le « mystère » de votre dégelée. Regardez plutôt du côté de Berlin, là où un mur est tombé, ou bien du côté de Beijing, près de la place Tien An Men.

Je pense, naïvement peut-être, que les Québécois en ont assez de se faire dire quoi et comment penser par une poignée de militants zélés qui voient la vie par le petit bout de leur lorgnette idéologique.

Finalement, les Québécois forment peut-être quelque chose comme un grand peuple.

Je comprends mieux pourquoi René Lévesque et Lucien Bouchard ont quitté le PQ…